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Annales et exercices type Bac de mathématiques

Des sujets officiels de l'épreuve de spécialité mathématiques du baccalauréat (session indiquée, source : ministère de l'Éducation nationale) et des exercices originaux dans le format de l'épreuve, classés par chapitre, type et difficulté. Chaque exercice a sa correction détaillée rédigée par le site.

Les exercices marqués « Sujet officiel » reprennent fidèlement des énoncés réellement posés aux épreuves (session indiquée, source : ministère de l'Éducation nationale, sujets publiés sur eduscol.education.fr et education.gouv.fr) ; leurs corrections sont rédigées par Mathrentree. Les exercices marqués « Exercice type » sont des exercices originaux rédigés dans le format et le niveau de l'épreuve.

Difficulté
Chapitre : Tous Calcul intégralCombinatoire et dénombrementContinuitéDérivationFonction exponentielleFonction logarithmeGéométrie dans l'espaceLimites de fonctionsLoi binomialePrimitives et équations différentiellesProbabilités conditionnellesSuites numériques

51 exercices corrigés.

Exercice type Bac Suites numériques Raisonnement par récurrence Moyen

Exercice 1 — Suite auxiliaire et majoration

On considère la suite (uₙ) définie par u₀ = 2 et, pour tout entier naturel n, uₙ₊₁ = (13)uₙ + 4. Démontrer par récurrence que uₙ < 6 pour tout n ∈ ℕ, puis, en posant vₙ = uₙ − 6, exprimer uₙ en fonction de n et déterminer la limite de (uₙ).

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Initialisation : u₀ = 2 < 6, la propriété est vraie au rang 0.

Hérédité : soit n ∈ ℕ. Supposons uₙ < 6 pour cet entier n. Alors (13)uₙ < 2, donc (13)uₙ + 4 < 6, c'est-à-dire uₙ₊₁ < 6 : la propriété est vraie au rang n + 1. Conclusion : vraie au rang 0 et se transmet d'un rang au suivant, elle est, d'après le principe de récurrence, vraie pour tout n ∈ ℕ.

On étudie vₙ = uₙ − 6 : vₙ₊₁ = uₙ₊₁ − 6 = (13)uₙ + 4 − 6 = (13)uₙ − 2 = (13)(uₙ − 6) = (13)vₙ. La suite (vₙ) est donc géométrique de raison 13, de premier terme v₀ = 2 − 6 = −4.

Ainsi vₙ = −4 × (13)ⁿ, d'où uₙ = vₙ + 6 = 6 − 4 × (13)ⁿ. Vérification : u₁ = 6 − 43 = 143, et directement (13) × 2 + 4 = 143.

Comme −1 < 13 < 1, on a (13)ⁿ → 0 quand n → +∞, donc uₙ → 6. La suite converge vers 6, en restant strictement inférieure à 6.

Exercice type Bac Suites numériques Algorithmique (Python) Difficile

Exercice 4 — Un plan d'épargne et son seuil

Un capital C₀ = 5000 € est placé au taux annuel de 5 %, et chaque année on ajoute 300 € juste après le versement des intérêts : Cₙ₊₁ = 1,05Cₙ + 300. Exprimer Cₙ en fonction de n, puis déterminer le plus petit entier n tel que Cₙ ≥ 15 000 et écrire une fonction Python qui renvoie ce seuil.

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On cherche le point fixe ℓ de la relation : ℓ = 1,05ℓ + 300 donne −0,05ℓ = 300, soit ℓ = −6000. On pose alors vₙ = Cₙ + 6000.

Alors vₙ₊₁ = Cₙ₊₁ + 6000 = 1,05Cₙ + 300 + 6000 = 1,05Cₙ + 6300 = 1,05(Cₙ + 6000) = 1,05vₙ : la suite (vₙ) est géométrique de raison 1,05 et de premier terme v₀ = 5000 + 6000 = 11 000. Donc Cₙ = 11 000 × 1,05ⁿ − 6000. Vérification : C₁ = 11 550 − 6000 = 5550, et 1,05 × 5000 + 300 = 5550.

L'inéquation Cₙ ≥ 15 000 équivaut à 11 000 × 1,05ⁿ ≥ 21 000, soit 1,05ⁿ ≥ 2111 ≈ 1,9091. En passant au logarithme népérien (fonction strictement croissante) : n ≥ ln(2111)/ln(1,05) ≈ 0,64660,04879 ≈ 13,25.

Le plus petit entier convenable est donc n = 14. On le confirme numériquement : C₁₃ ≈ 14 742 € < 15 000 tandis que C₁₄ ≈ 15 779 € ≥ 15 000.

Fonction Python : def seuil(): C = 5000 ; n = 0 ; while C < 15000 : C = 1.05*C + 300 ; n = n + 1 ; return n. Cette fonction renvoie 14 : il faut 14 années pour que le capital atteigne 15 000 €.

Exercice type Bac Limites de fonctions QCM Facile

Exercice 2 — Limite d'un quotient de polynômes

Soit f la fonction définie sur ℝ par f(x) = 3x² − 5x + 2x² + 4. Une seule réponse est exacte : la limite de f en +∞ vaut 0, 3, +∞ ou 34 ?

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Le quotient conduit à une forme indéterminée du type ∞/∞ : il faut lever l'indétermination en factorisant par le terme de plus haut degré au numérateur et au dénominateur.

On écrit f(x) = [x²(3 − 5x + 2x²)] / [x²(1 + 4x²)] = (3 − 5x + 2x²)/(1 + 4x²) pour x ≠ 0.

Quand x → +∞, on a 5x → 0, 2x² → 0 et 4x² → 0, donc le numérateur tend vers 3 et le dénominateur vers 1.

Par quotient, la limite de f en +∞ vaut 3 : la bonne réponse est 3. La droite d'équation y = 3 est asymptote horizontale à la courbe en +∞.

Exercice type Bac Limites de fonctions Étude de fonction Moyen

Exercice 1 — Une limite avec une racine carrée

Soit f la fonction définie sur [0 ; +∞[ par f(x) = x² + 3x − x. Déterminer la limite de f en +∞ et interpréter graphiquement le résultat.

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Quand x → +∞, x² + 3x → +∞ et x → +∞ : on est en présence d'une forme indéterminée du type ∞ − ∞.

On multiplie par l'expression conjuguée : f(x) = [(x² + 3x − x)(x² + 3x + x)]/(x² + 3x + x) = x² + 3x − x²x² + 3x + x = 3x/(x² + 3x + x).

Pour x > 0, on factorise x sous la racine : x² + 3x = x1 + 3x. Donc f(x) = 3x/[x(1 + 3x + 1)] = 31 + 3/x + 1.

Quand x → +∞, 3x → 0 donc 1 + 3x → 1, et le dénominateur tend vers 2.

Ainsi lim f(x) = 32 quand x → +∞. Graphiquement, la droite d'équation y = 32 est asymptote horizontale à la courbe de f en +∞ ; autrement dit, la courbe de x ↦ x² + 3x admet la droite d'équation y = x + 32 comme asymptote oblique.

Exercice type Bac Continuité Algorithmique (Python) Moyen

Exercice 3 — Solution unique et dichotomie

Soit f la fonction définie sur ℝ par f(x) = x³ + 3x − 5. Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution α dans ℝ, en donner un encadrement d'amplitude 10⁻², et décrire l'algorithme de dichotomie qui le fournit.

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La fonction f est un polynôme, donc continue et dérivable sur ℝ, avec f′(x) = 3x² + 3. Comme 3x² ≥ 0, on a f′(x) ≥ 3 > 0 : f est strictement croissante sur ℝ.

De plus lim f(x) = −∞ en −∞ et lim f(x) = +∞ en +∞. D'après le théorème des valeurs intermédiaires appliqué à une fonction continue et strictement croissante (corollaire dit de la bijection), l'équation f(x) = 0 admet une unique solution α dans ℝ.

On localise α : f(1) = 1 + 3 − 5 = −1 < 0 et f(2) = 8 + 6 − 5 = 9 > 0, donc α ∈ ]1 ; 2[. Puis f(1,1) ≈ −0,369 < 0 et f(1,2) ≈ 0,328 > 0, donc α ∈ ]1,1 ; 1,2[.

On affine : f(1,15) ≈ −0,029 < 0 et f(1,16) ≈ 0,041 > 0, donc 1,15 < α < 1,16. On a bien un encadrement d'amplitude 10⁻², et α ≈ 1,15 à 10⁻² près par défaut.

Algorithme de dichotomie en Python : def dicho(p): a = 1 ; b = 2 ; while b − a > p : m = a + b2 ; if m**3 + 3*m − 5 < 0 : a = m ; else : b = m ; return (a, b). Avec p = 0.01, il renvoie un encadrement de α d'amplitude inférieure à 10⁻², cohérent avec 1,15 < α < 1,16.

Exercice type Bac Continuité Étude de fonction Difficile

Exercice 2 — Nombre de solutions de eˣ = 3 − x²

Démontrer que l'équation eˣ = 3 − x² admet exactement deux solutions dans ℝ, et donner un encadrement entier de chacune d'elles.

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On pose g(x) = eˣ + x² − 3, définie et dérivable sur ℝ ; l'équation proposée équivaut à g(x) = 0.

On calcule g′(x) = eˣ + 2x, puis g″(x) = eˣ + 2 > 0 : la fonction g′ est strictement croissante sur ℝ. Comme g′(−1) = e⁻¹ − 2 ≈ −1,63 < 0 et g′(0) = 1 > 0, g′ s'annule en un unique réel β ∈ ]−1 ; 0[, avec g′ < 0 avant β et g′ > 0 après.

La fonction g est donc strictement décroissante sur ]−∞ ; β] puis strictement croissante sur [β ; +∞[. Une valeur approchée donne β ≈ −0,35 et g(β) ≈ 0,705 + 0,123 − 3 ≈ −2,17 < 0 : le minimum de g est strictement négatif.

Or lim g(x) = +∞ en −∞ (car x² → +∞ et eˣ → 0) et lim g(x) = +∞ en +∞. Sur chacun des deux intervalles de monotonie, g est continue et strictement monotone et change de signe : le théorème des valeurs intermédiaires assure exactement une solution sur chacun, soit exactement deux solutions au total.

Localisation : g(−2) ≈ 1,14 > 0 et g(−1) ≈ −1,63 < 0 donc la première solution est dans ]−2 ; −1[ ; g(0) = −2 < 0 et g(1) ≈ 0,72 > 0 donc la seconde est dans ]0 ; 1[. Les valeurs approchées sont environ −1,7 et 0,86.

Exercice type Bac Dérivation QCM Facile

Exercice 1 — Équation d'une tangente

Soit f la fonction définie sur ℝ par f(x) = 2x³ − 3x² + 1, de courbe représentative 𝒞. Déterminer l'équation réduite de la tangente à 𝒞 au point d'abscisse 2, puis les abscisses des points de 𝒞 où la tangente est horizontale.

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f est une fonction polynôme, donc dérivable sur ℝ. On dérive : f′(x) = 6x² − 6x.

On calcule f(2) = 2 × 8 − 3 × 4 + 1 = 16 − 12 + 1 = 5 et f′(2) = 6 × 4 − 6 × 2 = 24 − 12 = 12.

L'équation de la tangente au point d'abscisse a s'écrit y = f′(a)(x − a) + f(a), soit ici y = 12(x − 2) + 5 = 12x − 24 + 5.

La tangente cherchée a donc pour équation réduite y = 12x − 19.

La tangente est horizontale lorsque f′(x) = 0, c'est-à-dire 6x(x − 1) = 0, soit x = 0 ou x = 1. Les points concernés sont (0 ; 1) et (1 ; 0).

Exercice type Bac Dérivation Problème d'optimisation Moyen

Exercice 3 — Rectangle inscrit sous une parabole

Dans un repère orthonormé, on considère la parabole d'équation y = 9 − x². Pour x ∈ ]0 ; 3[, on construit le rectangle de sommets (−x ; 0), (x ; 0), (x ; 9 − x²) et (−x ; 9 − x²). Déterminer la valeur de x pour laquelle l'aire de ce rectangle est maximale, et donner cette aire maximale.

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La largeur du rectangle vaut 2x et sa hauteur 9 − x², positive sur ]0 ; 3[. Son aire est donc A(x) = 2x(9 − x²) = 18x − 2x³.

La fonction A est dérivable sur ]0 ; 3[ avec A′(x) = 18 − 6x² = 6(3 − x²) = 6(3 − x)(3 + x).

Sur ]0 ; 3[, le facteur 3 + x est strictement positif : A′(x) est donc du signe de 3 − x. Ainsi A′(x) > 0 sur ]0 ; 3[ et A′(x) < 0 sur ]3 ; 3[.

La fonction A est donc croissante puis décroissante : elle atteint son maximum en x = 3 ≈ 1,73.

L'aire maximale vaut A(3) = 23 × (9 − 3) = 123 ≈ 20,8 unités d'aire.

Exercice type Bac Fonction exponentielle Étude de fonction Moyen

Exercice 2 — Étude de f(x) = x²e⁻ˣ

Soit f la fonction définie sur ℝ par f(x) = x²e⁻ˣ. Déterminer les limites de f en −∞ et en +∞, étudier ses variations, et préciser la valeur du maximum local.

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En −∞ : x² → +∞ et e⁻ˣ → +∞, donc par produit lim f(x) = +∞ quand x → −∞.

En +∞ : on écrit f(x) = x²/eˣ. Par croissance comparée, eˣ l'emporte sur x², donc lim f(x) = 0 quand x → +∞. La droite d'équation y = 0 est asymptote horizontale en +∞.

f est dérivable sur ℝ comme produit de la fonction polynôme x ↦ x² et de la fonction exponentielle, toutes deux dérivables sur ℝ. On dérive avec la formule du produit (uv)′ = u′v + uv′ : f′(x) = 2xe⁻ˣ + x² × (−e⁻ˣ) = e⁻ˣ(2x − x²) = x(2 − x)e⁻ˣ.

Comme e⁻ˣ > 0, le signe de f′(x) est celui de x(2 − x) : négatif sur ]−∞ ; 0[, positif sur ]0 ; 2[, négatif sur ]2 ; +∞[. La fonction f est donc décroissante, puis croissante, puis décroissante.

Elle admet un minimum local f(0) = 0 et un maximum local f(2) = 4e⁻² = 4e² ≈ 0,54.

Exercice type Bac Fonction exponentielle Étude de fonction Difficile

Exercice 4 — Un modèle logistique de propagation

Le nombre d'individus infectés t jours après le début d'une épidémie est modélisé par N(t) = 5000/(1 + 49e⁻⁰,⁴ᵗ) pour t ≥ 0. Calculer N(0), déterminer la limite de N en +∞, puis le jour à partir duquel le nombre d'infectés dépasse 2500, puis 4000.

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En t = 0 : e⁰ = 1 donc N(0) = 5000/(1 + 49) = 5000/50 = 100. Le modèle démarre avec 100 individus infectés.

Quand t → +∞, −0,4t → −∞ donc e⁻⁰,⁴ᵗ → 0 et le dénominateur tend vers 1 : lim N(t) = 5000. Le nombre d'infectés se stabilise donc autour de 5000, valeur qui joue le rôle de seuil de saturation.

Résolution de N(t) = 2500 : 5000/(1 + 49e⁻⁰,⁴ᵗ) = 2500 donne 1 + 49e⁻⁰,⁴ᵗ = 2, soit e⁻⁰,⁴ᵗ = 149, donc −0,4t = −ln 49 et t = ln 490,43,8920,4 ≈ 9,73.

Résolution de N(t) = 4000 : 1 + 49e⁻⁰,⁴ᵗ = 5000/4000 = 1,25, donc e⁻⁰,⁴ᵗ = 0,2549 ≈ 0,005102, d'où −0,4t ≈ −5,278 et t ≈ 13,20.

La fonction N étant strictement croissante (son dénominateur est strictement décroissant et positif), le cap des 2500 infectés est franchi au cours du 10ᵉ jour et celui des 4000 infectés au cours du 14ᵉ jour.

Exercice type Bac Fonction logarithme QCM Facile

Exercice 1 — Résoudre une équation logarithmique

Résoudre dans ℝ l'équation ln(2x − 1) = 3, après avoir précisé l'ensemble de définition. Une seule réponse est exacte : x = e³/2, x = e³ + 12 ou x = ln 3 + 12 ?

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La fonction ln n'est définie que sur ]0 ; +∞[ : il faut 2x − 1 > 0, soit x > 12. L'équation est donc étudiée sur ]12 ; +∞[.

La fonction exponentielle et la fonction logarithme népérien étant réciproques l'une de l'autre, l'équation ln(2x − 1) = 3 équivaut à 2x − 1 = e³.

On obtient 2x = e³ + 1, donc x = e³ + 1220,086 + 12 ≈ 10,54.

Cette valeur est bien supérieure à 12, elle appartient à l'ensemble de définition : la bonne réponse est x = e³ + 12.

Exercice type Bac Fonction logarithme Vrai/Faux justifié Moyen

Exercice 3 — Comparaison de x et de 2ln x

Affirmation : pour tout réel x strictement positif, x > 2 ln x. Cette affirmation est-elle vraie ou fausse ? Justifier en étudiant la fonction f définie sur ]0 ; +∞[ par f(x) = x − 2 ln x.

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La fonction f est dérivable sur ]0 ; +∞[ et f′(x) = 1 − 2x = x − 2x.

Sur ]0 ; +∞[ le dénominateur x est strictement positif, donc f′(x) est du signe de x − 2 : f′ est négative sur ]0 ; 2[ et positive sur ]2 ; +∞[.

La fonction f est donc strictement décroissante sur ]0 ; 2] puis strictement croissante sur [2 ; +∞[ : elle admet un minimum global en x = 2.

Ce minimum vaut f(2) = 2 − 2 ln 2 ≈ 2 − 1,386 = 0,614 > 0. Donc pour tout x > 0, f(x) ≥ f(2) > 0, c'est-à-dire x − 2 ln x > 0.

L'affirmation est donc VRAIE : pour tout x > 0, x > 2 ln x. On note au passage que lim f(x) = +∞ en 0⁺ et en +∞, ce qui est cohérent avec ce tableau de variations.

Exercice type Bac Primitives et équations différentielles Vrai/Faux justifié Facile

Exercice 2 — Une équation différentielle du premier ordre

On considère l'équation différentielle y′ = −2y + 6. Déterminer l'ensemble de ses solutions, puis la solution particulière vérifiant y(0) = 5, et préciser sa limite en +∞.

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L'équation est de la forme y′ = ay + b avec a = −2 et b = 6. Une solution particulière constante est obtenue en résolvant 0 = −2y + 6, soit y = 3.

Les solutions de l'équation homogène y′ = −2y sont les fonctions x ↦ Ce⁻²ˣ avec C ∈ ℝ.

L'ensemble des solutions est donc formé des fonctions x ↦ Ce⁻²ˣ + 3, où C est une constante réelle.

La condition y(0) = 5 donne C × 1 + 3 = 5, donc C = 2 : la solution cherchée est y(x) = 2e⁻²ˣ + 3.

Quand x → +∞, e⁻²ˣ → 0, donc y(x) → 3 : la solution tend vers la valeur d'équilibre 3.

Exercice type Bac Primitives et équations différentielles QCM Facile

Exercice 1 — Primitive d'un quotient

Soit f la fonction définie sur ℝ par f(x) = 3x/(x² + 1). Déterminer la primitive F de f sur ℝ vérifiant F(0) = 2.

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On reconnaît une expression de la forme u′/u, à un coefficient près : si u(x) = x² + 1, alors u′(x) = 2x et u(x) > 0 pour tout réel x.

On écrit f(x) = (32) × 2x/(x² + 1) = (32) × u′xu(x).

Une primitive de u′/u sur un intervalle où u > 0 est ln(u), donc les primitives de f sont les fonctions x ↦ (32)ln(x² + 1) + C, avec C ∈ ℝ.

La condition F(0) = 2 donne (32)ln(1) + C = 2, or ln 1 = 0, donc C = 2.

La primitive cherchée est F(x) = (32)ln(x² + 1) + 2. On vérifie que F′(x) = (32) × 2x/(x² + 1) = 3x/(x² + 1) = f(x).

Exercice type Bac Calcul intégral Étude de fonction Moyen

Exercice 3 — Intégration par parties

Calculer la valeur exacte de l'intégrale I = ∫₀¹ x e⁻ˣ dx à l'aide d'une intégration par parties, puis en donner une valeur approchée au millième.

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On pose u(x) = x et v′(x) = e⁻ˣ, d'où u′(x) = 1 et v(x) = −e⁻ˣ. Ces fonctions sont dérivables et de dérivées continues sur [0 ; 1].

La formule d'intégration par parties donne I = [u(x)v(x)]₀¹ − ∫₀¹ u′(x)v(x) dx = [−x e⁻ˣ]₀¹ + ∫₀¹ e⁻ˣ dx.

Le terme entre crochets vaut −1 × e⁻¹ − 0 = −e⁻¹. Et ∫₀¹ e⁻ˣ dx = [−e⁻ˣ]₀¹ = −e⁻¹ + 1.

Donc I = −e⁻¹ + 1 − e⁻¹ = 1 − 2e⁻¹, c'est-à-dire I = 1 − 2e.

Valeur approchée : 2e ≈ 0,7358, donc I ≈ 0,264. Cette valeur est positive, ce qui est cohérent puisque la fonction intégrée est positive sur [0 ; 1].

Exercice type Bac Calcul intégral Étude de fonction Difficile

Exercice 4 — Aire entre une parabole et une droite

Dans un repère orthonormé, on considère la parabole 𝒫 d'équation y = 4 − x² et la droite 𝒟 d'équation y = x + 2. Déterminer les abscisses des points d'intersection, puis calculer l'aire, en unités d'aire, du domaine compris entre 𝒫 et 𝒟.

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Les points d'intersection vérifient 4 − x² = x + 2, soit x² + x − 2 = 0. Le discriminant vaut Δ = 1 + 8 = 9, donc les racines sont x = −1 − 32 = −2 et x = −1 + 32 = 1.

Sur l'intervalle [−2 ; 1], on compare les deux courbes en posant d(x) = (4 − x²) − (x + 2) = 2 − x − x². Le trinôme −x² − x + 2 a pour racines −2 et 1 et un coefficient dominant négatif : il est donc positif entre ses racines, donc la parabole est au-dessus de la droite sur [−2 ; 1].

L'aire cherchée vaut donc 𝒜 = ∫₋₂¹ (2 − x − x²) dx = [2x − x²/2 − x³/3]₋₂¹.

En x = 1 : 2 − 1213 = 76. En x = −2 : −4 − 2 + 83 = −103.

Donc 𝒜 = 76 − (−103) = 76 + 206 = 276 = 92 = 4,5. L'aire du domaine est de 4,5 unités d'aire.

Exercice type Bac Combinatoire et dénombrement QCM Moyen

Exercice 2 — Codes à quatre chiffres

Un cadenas électronique s'ouvre avec un code de 4 chiffres, chaque chiffre allant de 0 à 9. Combien y a-t-il de codes possibles ? Combien comportent quatre chiffres deux à deux distincts ? En déduire la probabilité qu'un code choisi au hasard ait ses quatre chiffres distincts.

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Un code est une liste ordonnée de 4 chiffres choisis parmi 10, avec répétitions autorisées : il y en a 10⁴ = 10 000.

Pour un code à chiffres deux à deux distincts, on choisit successivement sans remise : 10 possibilités pour le premier chiffre, 9 pour le deuxième, 8 pour le troisième et 7 pour le quatrième.

Cela donne 10 × 9 × 8 × 7 = 5040 codes, ce qui correspond au nombre d'arrangements de 4 éléments parmi 10.

Tous les codes étant équiprobables, la probabilité cherchée vaut 5040/10 000 = 0,504.

Un code tiré au hasard a donc un peu plus d'une chance sur deux d'avoir ses quatre chiffres distincts.

Exercice type Bac Combinatoire et dénombrement Vrai/Faux justifié Moyen

Exercice 1 — Composition d'un comité

Une association compte 12 membres : 7 femmes et 5 hommes. On tire au sort un comité de 4 personnes. Déterminer le nombre de comités possibles, le nombre de comités comptant exactement 2 femmes, puis la probabilité que le comité compte au moins une femme.

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Un comité est une partie de 4 éléments d'un ensemble de 12, l'ordre n'intervenant pas : il y en a C(12 ; 4) = 12 × 11 × 10 × 94 × 3 × 2 × 1 = 11 88024 = 495.

Pour un comité comptant exactement 2 femmes, on choisit 2 femmes parmi 7 et 2 hommes parmi 5 : C(7 ; 2) × C(5 ; 2) = 21 × 10 = 210 comités.

L'événement « au moins une femme » a pour événement contraire « aucune femme », c'est-à-dire un comité composé uniquement d'hommes : il y en a C(5 ; 4) = 5.

Le nombre de comités comptant au moins une femme est donc 495 − 5 = 490.

La probabilité cherchée vaut 490495 = 9899 ≈ 0,990 : il est quasiment certain que le comité compte au moins une femme.

Exercice type Bac Probabilités conditionnelles Arbre pondéré Moyen

Exercice 2 — Trajet et retard

Un élève se rend au lycée à vélo avec une probabilité de 0,6, et en bus sinon. Lorsqu'il vient à vélo, il est en retard avec une probabilité de 0,05 ; lorsqu'il vient en bus, il est en retard avec une probabilité de 0,15. Calculer la probabilité qu'il soit en retard un jour donné, puis la probabilité qu'il soit venu à vélo sachant qu'il est en retard.

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On note V l'événement « l'élève vient à vélo » et R l'événement « l'élève est en retard ». L'énoncé donne P(V) = 0,6, donc P(V̄) = 0,4, ainsi que PV(R) = 0,05 et P(R) = 0,15.

Les événements V et V̄ forment une partition de l'univers. D'après la formule des probabilités totales : P(R) = P(V) × PV(R) + P(V̄) × P(R).

On calcule : P(R) = 0,6 × 0,05 + 0,4 × 0,15 = 0,03 + 0,06 = 0,09. La probabilité d'être en retard un jour donné est donc de 0,09.

La probabilité conditionnelle demandée s'écrit PR(V) = P(V ∩ R)P(R), avec P(V ∩ R) = 0,6 × 0,05 = 0,03.

Donc PR(V) = 0,030,09 = 13 ≈ 0,333 : sachant qu'il est en retard, il y a environ une chance sur trois que l'élève soit venu à vélo.

Exercice type Bac Probabilités conditionnelles Arbre pondéré Difficile

Exercice 5 — Trois sites d'approvisionnement

Une entreprise reçoit ses pièces de trois sites : 50 % viennent du site A, 30 % du site B et 20 % du site C. Les taux de pièces défectueuses sont respectivement de 2 %, 4 % et 5 %. Calculer la probabilité qu'une pièce prélevée au hasard soit défectueuse, puis la probabilité qu'elle vienne du site A sachant qu'elle est défectueuse.

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On note A, B, C les événements correspondant à l'origine de la pièce et D l'événement « la pièce est défectueuse ». L'énoncé donne P(A) = 0,5, P(B) = 0,3, P(C) = 0,2, puis PA(D) = 0,02, PB(D) = 0,04 et PC(D) = 0,05.

Les événements A, B et C forment une partition de l'univers ; la formule des probabilités totales donne P(D) = P(A)PA(D) + P(B)PB(D) + P(C)PC(D).

On calcule chaque branche : 0,5 × 0,02 = 0,01 ; 0,3 × 0,04 = 0,012 ; 0,2 × 0,05 = 0,01. Donc P(D) = 0,01 + 0,012 + 0,01 = 0,032, soit 3,2 % de pièces défectueuses.

La probabilité conditionnelle cherchée vaut PD(A) = P(A ∩ D)P(D) = 0,010,032 = 0,3125.

Ainsi, environ 31,25 % des pièces défectueuses proviennent du site A. On remarque que ce pourcentage est inférieur à la part de production du site A (50 %), ce qui traduit sa meilleure qualité relative.

Exercice type Bac Loi binomiale QCM Facile

Exercice 3 — Paramètres d'une loi binomiale

Une variable aléatoire X suit la loi binomiale de paramètres n = 10 et p = 0,3. Calculer P(X = 3) arrondie au millième, ainsi que l'espérance et l'écart type de X.

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La formule de la loi binomiale donne P(X = k) = C(n ; k) pᵏ (1 − p)ⁿ⁻ᵏ. Ici P(X = 3) = C(10 ; 3) × 0,3³ × 0,7⁷.

On calcule C(10 ; 3) = 10 × 9 × 83 × 2 × 1 = 120, puis 0,3³ = 0,027 et 0,7⁷ ≈ 0,082354.

Donc P(X = 3) ≈ 120 × 0,027 × 0,082354 ≈ 0,267.

L'espérance vaut E(X) = np = 10 × 0,3 = 3, et la variance V(X) = np(1 − p) = 10 × 0,3 × 0,7 = 2,1.

L'écart type est donc σ(X) = 2,1 ≈ 1,449.

Exercice type Bac Loi binomiale Algorithmique (Python) Moyen

Exercice 4 — Taille d'échantillon et seuil

Une machine produit des pièces dont 20 % présentent un défaut mineur. On prélève au hasard n pièces, assimilées à un tirage avec remise, et on note X le nombre de pièces présentant ce défaut. Déterminer le plus petit entier n tel que la probabilité d'observer au moins une pièce défectueuse dépasse 0,99, et écrire un script Python renvoyant ce seuil.

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Le prélèvement est assimilé à n épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes de paramètre p = 0,2 : X suit la loi binomiale de paramètres n et 0,2.

L'événement contraire de « au moins une pièce défectueuse » est « aucune pièce défectueuse », donc P(X ≥ 1) = 1 − P(X = 0) = 1 − 0,8ⁿ.

L'inéquation 1 − 0,8ⁿ ≥ 0,99 équivaut à 0,8ⁿ ≤ 0,01. En passant au logarithme népérien et en divisant par ln 0,8 qui est négatif (ce qui inverse le sens) : n ≥ ln 0,01ln 0,8 ≈ −4,605−0,2231 ≈ 20,64.

Le plus petit entier convenable est donc n = 21. Vérification : 0,8²⁰ ≈ 0,0115 donne P(X ≥ 1) ≈ 0,9885 < 0,99, tandis que 0,8²¹ ≈ 0,0092 donne P(X ≥ 1) ≈ 0,9908 ≥ 0,99.

Script Python : def seuil(): n = 0 ; p = 1.0 ; while 1 − p < 0.99 : n = n + 1 ; p = p * 0.8 ; return n. Ce script renvoie 21 : il faut prélever au moins 21 pièces.

Exercice type Bac Géométrie dans l'espace Géométrie dans l'espace Moyen

Exercice 5 — Une diagonale orthogonale à un plan

On considère le cube ABCDEFGH d'arête 1, muni du repère orthonormé (A ; AB, AD, AE), dans lequel G est le sommet opposé à A. Démontrer que la droite (AG) est orthogonale au plan (BDE), puis donner une équation cartésienne de ce plan.

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Dans ce repère, on a A(0 ; 0 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1) et G(1 ; 1 ; 1). Le vecteur AG a donc pour coordonnées (1 ; 1 ; 1).

On calcule BD de coordonnées (−1 ; 1 ; 0) et BE de coordonnées (−1 ; 0 ; 1). Ces deux vecteurs ne sont pas colinéaires, ils dirigent donc le plan (BDE).

Produits scalaires : AG · BD = 1 × (−1) + 1 × 1 + 1 × 0 = 0 et AG · BE = 1 × (−1) + 1 × 0 + 1 × 1 = 0.

Le vecteur AG est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (BDE) : la droite (AG) est orthogonale au plan (BDE), et AG est un vecteur normal à ce plan.

Une équation du plan est alors de la forme x + y + z + d = 0. Le point B(1 ; 0 ; 0) appartient au plan, donc 1 + d = 0 et d = −1. Le plan (BDE) a pour équation x + y + z − 1 = 0, ce que vérifient également D et E.

Exercice type Bac Géométrie dans l'espace Géométrie dans l'espace Difficile

Exercice 6 — Position relative de deux droites

Dans un repère orthonormé de l'espace, la droite d₁ passe par A(1 ; 0 ; 2) et a pour vecteur directeur u(2 ; 1 ; −1) ; la droite d₂ passe par B(−1 ; 1 ; 0) et a pour vecteur directeur v(1 ; −1 ; 3). Déterminer la position relative de d₁ et d₂.

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On teste d'abord la colinéarité des vecteurs directeurs : si u et v étaient colinéaires, on aurait 21 = 1−1, ce qui est faux. Les droites ne sont donc ni parallèles ni confondues.

On cherche ensuite un éventuel point commun. Une représentation paramétrique de d₁ est (1 + 2t ; t ; 2 − t) avec t ∈ ℝ, et une de d₂ est (−1 + s ; 1 − s ; 3s) avec s ∈ ℝ.

On résout le système : 1 + 2t = −1 + s, t = 1 − s, 2 − t = 3s. En remplaçant t par 1 − s dans la troisième équation : 2 − (1 − s) = 3s, soit 1 + s = 3s, donc s = 0,5 et t = 0,5.

On reporte dans la première équation pour vérifier : à gauche 1 + 2 × 0,5 = 2, à droite −1 + 0,5 = −0,5. L'égalité 2 = −0,5 est fausse, donc le système n'a pas de solution.

Les droites d₁ et d₂ ne sont donc ni parallèles ni sécantes : elles ne sont pas coplanaires. Ce sont deux droites non coplanaires de l'espace.

Exercice type Bac Suites numériques Raisonnement par récurrence Moyen

Exercice 1 — Majoration par récurrence

On considère la suite (uₙ) définie par u₀ = 1 et, pour tout entier naturel n, uₙ₊₁ = 0,5uₙ + 3. Démontrer par récurrence que pour tout n ∈ ℕ, uₙ ≤ 6.

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Initialisation : u₀ = 1 ≤ 6, la propriété est vraie au rang 0.

Hérédité : soit n ∈ ℕ. Supposons que uₙ ≤ 6 pour cet entier n. Alors 0,5uₙ ≤ 3, donc 0,5uₙ + 3 ≤ 6, c'est-à-dire uₙ₊₁ ≤ 6.

La propriété est donc se transmet d'un rang au suivant.

Conclusion : la propriété est vraie au rang 0 et se transmet d'un rang au suivant ; d'après le principe de récurrence, uₙ ≤ 6 pour tout n ∈ ℕ. La suite est majorée par 6.

Exercice type Bac Suites numériques Problème d'optimisation Difficile

Exercice 2 — Suite auxiliaire géométrique

Soit (uₙ) définie par u₀ = 1 et uₙ₊₁ = 0,5uₙ + 3. On pose vₙ = uₙ − 6. Démontrer que (vₙ) est géométrique, en déduire l'expression de uₙ en fonction de n, puis la limite de (uₙ).

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On calcule vₙ₊₁ = uₙ₊₁ − 6 = 0,5uₙ + 3 − 6 = 0,5uₙ − 3 = 0,5(uₙ − 6) = 0,5vₙ.

Donc (vₙ) est géométrique de raison q = 0,5 et de premier terme v₀ = u₀ − 6 = −5.

Ainsi vₙ = −5 × 0,5ⁿ, d'où uₙ = vₙ + 6 = 6 − 5 × 0,5ⁿ.

Comme −1 < 0,5 < 1, on a 0,5ⁿ → 0, donc la limite de (uₙ) est 6.

Exercice type Bac Suites numériques Algorithmique (Python) Facile

Exercice 3 — Seuil d'une suite géométrique

On considère la suite géométrique wₙ = 500 × 0,8ⁿ. Déterminer le plus petit entier n tel que wₙ < 50, et expliquer ce que renvoie la fonction Python seuil() qui incrémente n tant que 500 × 0,8ⁿ ≥ 50.

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On résout 500 × 0,8ⁿ < 50, soit 0,8ⁿ < 0,1.

En passant au logarithme népérien (ln est croissante) : n ln(0,8) < ln(0,1). Comme ln(0,8) < 0, l'inégalité change de sens : n > ln(0,1) ÷ ln(0,8).

Numériquement : ln(0,1) ≈ −2,3026 et ln(0,8) ≈ −0,2231, donc n > 10,32.

Le plus petit entier convenant est n = 11 : c'est la valeur renvoyée par la fonction seuil(). On vérifie w₁₀ ≈ 53,7 et w₁₁ ≈ 42,9.

Exercice type Bac Limites de fonctions QCM Moyen

Exercice 1 — Limite d'une fonction rationnelle

Soit f définie sur ]3 ; +∞[ par f(x) = 2x² − 5x + 1x² − 9. Déterminer la limite de f en +∞ et sa limite en 3 par valeurs supérieures.

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En +∞, on factorise par le terme de plus haut degré : f(x) = x²(2 − 5x + 1x²) ÷ [x²(1 − 9x²)] = (2 − 5x + 1x²)/(1 − 9x²).

Comme 5x, 1x² et 9x² tendent vers 0, la limite en +∞ vaut 21 = 2. La droite d'équation y = 2 est asymptote horizontale.

En 3, le numérateur tend vers 2 × 9 − 15 + 1 = 4 > 0, et le dénominateur x² − 9 tend vers 0 en restant strictement positif pour x > 3.

Le quotient d'une quantité tendant vers 4 par une quantité positive tendant vers 0 tend vers +∞ : la limite en 3⁺ est +∞, et la droite x = 3 est asymptote verticale.

Exercice type Bac Limites de fonctions Étude de fonction Moyen

Exercice 2 — Croissances comparées

Soit g définie sur ]0 ; +∞[ par g(x) = ln xx + 3. Déterminer les limites de g en 0⁺ et en +∞, et interpréter graphiquement.

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En 0⁺ : ln x → −∞ et 1x → +∞, donc ln xx → −∞ comme produit d'un terme tendant vers −∞ par un terme tendant vers +∞.

Ainsi la limite de g en 0⁺ est −∞ : l'axe des ordonnées est asymptote verticale à la courbe.

En +∞ : par croissances comparées, ln xx → 0.

Donc g(x) → 3 lorsque x → +∞ : la droite d'équation y = 3 est asymptote horizontale à la courbe en +∞.

Exercice type Bac Continuité Étude de fonction Moyen

Exercice 3 — Théorème des valeurs intermédiaires

Soit f définie sur ℝ par f(x) = x³ + 3x − 5. Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une unique solution α dans ℝ, puis donner un encadrement de α d'amplitude 0,1.

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f est une fonction polynôme, donc continue et dérivable sur ℝ, avec f′(x) = 3x² + 3 > 0 pour tout réel x.

f est donc strictement croissante sur ℝ. De plus, la limite en −∞ est −∞ et la limite en +∞ est +∞.

D'après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires appliqué à une fonction continue et strictement croissante, l'équation f(x) = 0 admet une unique solution α dans ℝ.

On calcule f(1,1) = 1,331 + 3,3 − 5 = −0,369 < 0 et f(1,2) = 1,728 + 3,6 − 5 = 0,328 > 0. Donc 1,1 < α < 1,2.

Exercice type Bac Continuité Vrai/Faux justifié Facile

Exercice 1 — Existence d'une solution

Soit h continue sur [0 ; 4] telle que h(0) = −2 et h(4) = 7. Affirmation : « L'équation h(x) = 3 admet au moins une solution dans [0 ; 4]. » Vrai ou faux ? Justifier.

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h est continue sur l'intervalle [0 ; 4] et 3 est compris entre h(0) = −2 et h(4) = 7.

Le théorème des valeurs intermédiaires garantit alors l'existence d'au moins un réel c ∈ [0 ; 4] tel que h(c) = 3.

L'affirmation est donc vraie. En revanche, sans hypothèse de stricte monotonie, on ne peut pas affirmer l'unicité de cette solution.

Conclusion : l'affirmation est vraie, l'équation h(x) = 3 admet au moins une solution sur [0 ; 4].

Exercice type Bac Dérivation Étude de fonction Moyen

Exercice 2 — Variations d'un quotient

Soit f définie sur ]−1 ; +∞[ par f(x) = x² + 2x + 1. Calculer f′(x) et étudier les variations de f sur cet intervalle.

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Sur l'intervalle d'étude, x + 1 ne s'annule pas : f est dérivable comme quotient de deux fonctions polynômes dont le dénominateur ne s'annule pas. On pose u(x) = x² + 2 et v(x) = x + 1, avec u′(x) = 2x et v′(x) = 1. Alors f′(x) = u′v − uv′v².

Donc f′(x) = [2x(x + 1) − (x² + 2)]/(x + 1)² = 2x² + 2x − x² − 2x + 1² = x² + 2x − 2x + 1².

Le dénominateur est strictement positif. Le trinôme x² + 2x − 2 a pour discriminant Δ = 4 + 8 = 12, et pour racines −1 − 3 et −1 + 3 ≈ 0,73. Seule la seconde appartient à ]−1 ; +∞[.

Ainsi f′(x) < 0 sur ]−1 ; −1 + 3[ et f′(x) > 0 sur ]−1 + 3 ; +∞[ : f est décroissante puis croissante, avec un minimum en x = −1 + 3.

Exercice type Bac Dérivation Problème d'optimisation Difficile

Exercice 4 — Boîte de volume maximal

Dans une plaque carrée de 12 cm de côté, on découpe aux quatre coins des carrés de côté x, puis on replie les bords pour former une boîte sans couvercle. Déterminer la valeur de x, avec 0 < x < 6, qui rend le volume maximal.

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La base de la boîte est un carré de côté 12 − 2x et la hauteur vaut x, donc V(x) = x(12 − 2x)² = 4x³ − 48x² + 144x sur ]0 ; 6[.

On dérive : V′(x) = 12x² − 96x + 144 = 12(x² − 8x + 12) = 12(x − 2)(x − 6).

Sur ]0 ; 6[, le facteur (x − 6) est négatif ; V′(x) est donc positif pour x < 2 et négatif pour x > 2.

V atteint son maximum en x = 2 cm, et ce volume vaut V(2) = 2 × 8² = 128 cm³.

Exercice type Bac Fonction exponentielle Étude de fonction Moyen

Exercice 1 — Étude de f(x) = (x − 1)eˣ

Soit f définie sur ℝ par f(x) = (x − 1)eˣ. Calculer f′(x), déterminer les variations de f et préciser la limite de f en −∞.

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f est dérivable sur ℝ comme produit d'une fonction affine et de la fonction exponentielle. Avec u(x) = x − 1 et v(x) = eˣ, la formule (uv)′ = u′v + uv′ donne f′(x) = 1 × eˣ + (x − 1)eˣ = x eˣ.

Comme eˣ > 0 pour tout réel x, le signe de f′(x) est celui de x : f est décroissante sur ]−∞ ; 0] et croissante sur [0 ; +∞[.

Le minimum est atteint en 0 et vaut f(0) = (0 − 1) × 1 = −1.

En −∞, par croissances comparées, x eˣ → 0 et eˣ → 0, donc f(x) → 0 : l'axe des abscisses est asymptote horizontale en −∞.

Exercice type Bac Fonction exponentielle QCM Facile

Exercice 2 — Équation exponentielle

Résoudre dans ℝ l'équation e²ˣ − 3eˣ + 2 = 0.

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On pose X = eˣ, avec la contrainte X > 0. L'équation devient X² − 3X + 2 = 0.

Le discriminant vaut Δ = 9 − 8 = 1, donc les racines sont X = 3 − 12 = 1 et X = 3 + 12 = 2. Toutes deux sont strictement positives.

On revient à x : eˣ = 1 donne x = 0, et eˣ = 2 donne x = ln 2.

L'ensemble des solutions est S = {0 ; ln 2}, avec ln 2 ≈ 0,69.

Exercice type Bac Fonction exponentielle Problème d'optimisation Difficile

Exercice 3 — Modèle de refroidissement

La température, en degrés Celsius, d'un liquide est modélisée par T(t) = 20 + 60e⁻⁰′⁰⁵ᵗ, où t est le temps en minutes. Déterminer la température initiale, la limite en +∞, et l'instant où la température atteint 40 °C.

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À t = 0 : T(0) = 20 + 60e⁰ = 20 + 60 = 80 °C, c'est la température initiale.

Quand t → +∞, −0,05t → −∞ donc e⁻⁰′⁰⁵ᵗ → 0 et T(t) → 20 : la température tend vers 20 °C, la température ambiante.

On résout 20 + 60e⁻⁰′⁰⁵ᵗ = 40, soit e⁻⁰′⁰⁵ᵗ = 2060 = 13.

Donc −0,05t = ln(13) = −ln 3, d'où t = ln 3 ÷ 0,05 ≈ 1,0986 ÷ 0,05 ≈ 22 minutes.

Exercice type Bac Fonction logarithme Étude de fonction Moyen

Exercice 2 — Tangente à la courbe du logarithme

Soit f définie sur ]0 ; +∞[ par f(x) = x − 2 ln x. Déterminer les variations de f, puis l'équation de la tangente à sa courbe au point d'abscisse 1.

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f est dérivable sur ]0 ; +∞[ et f′(x) = 1 − 2x = x − 2x.

Sur ]0 ; +∞[, x > 0, donc f′(x) est du signe de x − 2 : f décroît sur ]0 ; 2] et croît sur [2 ; +∞[, avec un minimum f(2) = 2 − 2 ln 2 ≈ 0,61.

Au point d'abscisse 1 : f(1) = 1 − 0 = 1 et f′(1) = 1 − 21 = −1.

La tangente a pour équation y = f′(1)(x − 1) + f(1) = −(x − 1) + 1, soit y = −x + 2.

Exercice type Bac Fonction logarithme QCM Facile

Exercice 1 — Inéquation logarithmique

Résoudre dans ]0 ; +∞[ l'inéquation ln(x) + ln(x + 3) ≤ ln(10).

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Sur ]0 ; +∞[, x > 0 et x + 3 > 0, donc les deux logarithmes sont définis et on peut écrire ln(x(x + 3)) ≤ ln 10.

La fonction ln étant strictement croissante, l'inéquation équivaut à x(x + 3) ≤ 10, soit x² + 3x − 10 ≤ 0.

Le discriminant vaut Δ = 9 + 40 = 49, les racines sont −3 − 72 = −5 et −3 + 72 = 2. Le trinôme est négatif entre les racines : −5 ≤ x ≤ 2.

En tenant compte de x > 0, l'ensemble des solutions est S = ]0 ; 2].

Exercice type Bac Primitives et équations différentielles Étude de fonction Moyen

Exercice 3 — Solution d'une équation différentielle

Résoudre l'équation différentielle y′ = −2y + 6 sur ℝ, puis déterminer la solution f vérifiant f(0) = 5.

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L'équation y′ = ay + b avec a = −2 et b = 6 a pour solutions les fonctions x ↦ Ce⁻²ˣ + 3, où C est une constante réelle, car la solution constante particulière est −ba = 62 = 3.

On utilise la condition initiale : f(0) = C e⁰ + 3 = C + 3 = 5, donc C = 2.

La solution cherchée est f(x) = 2e⁻²ˣ + 3.

Vérification : f est dérivable sur ℝ comme composée et produit de fonctions dérivables, et f′(x) = −4e⁻²ˣ et −2f(x) + 6 = −4e⁻²ˣ − 6 + 6 = −4e⁻²ˣ. L'égalité est bien satisfaite.

Exercice type Bac Primitives et équations différentielles Exercice de calcul Moyen

Exercice 2 — Recherche d'une primitive

Soit f définie sur ℝ par f(x) = 3x² exp(x³). Déterminer la primitive F de f sur ℝ telle que F(0) = 4.

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On reconnaît la forme u′eᵘ avec u(x) = x³ et u′(x) = 3x².

Une primitive de u′eᵘ est eᵘ, donc les primitives de f sont les fonctions F(x) = exp(x³) + k, avec k réel.

On impose F(0) = 4 : e⁰ + k = 1 + k = 4, donc k = 3.

La primitive cherchée est F(x) = exp(x³) + 3.

Exercice type Bac Calcul intégral Exercice de calcul Moyen

Exercice 3 — Aire sous une courbe

Calculer l'intégrale I = ∫ de 0 à 1 de (2x + e²ˣ) dx, puis interpréter le résultat en termes d'aire.

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Une primitive de x ↦ 2x est x ↦ x², et une primitive de x ↦ e²ˣ est x ↦ 0,5 e²ˣ.

Donc I = [x² + 0,5 e²ˣ] entre 0 et 1 = (1 + 0,5e²) − (0 + 0,5).

On obtient I = 0,5 + 0,5e² = 1 + e²21 + 7,3892 ≈ 4,19.

La fonction intégrée étant positive sur [0 ; 1], I représente l'aire, en unités d'aire, du domaine compris entre la courbe, l'axe des abscisses et les droites x = 0 et x = 1.

Exercice type Bac Calcul intégral Problème d'optimisation Difficile

Exercice 4 — Valeur moyenne et intégration par parties

Soit f définie sur [0 ; 1] par f(x) = x e⁻ˣ. Calculer ∫ de 0 à 1 de f(x) dx à l'aide d'une intégration par parties, puis la valeur moyenne de f sur [0 ; 1].

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On pose u(x) = x et v′(x) = e⁻ˣ, d'où u′(x) = 1 et v(x) = −e⁻ˣ.

L'intégration par parties donne ∫ x e⁻ˣ dx = [−x e⁻ˣ] entre 0 et 1 + ∫ de 0 à 1 de e⁻ˣ dx = −e⁻¹ + [−e⁻ˣ] entre 0 et 1.

Or [−e⁻ˣ] entre 0 et 1 vaut −e⁻¹ + 1, donc l'intégrale vaut 1 − 2e⁻¹ ≈ 1 − 0,7358 ≈ 0,264.

L'intervalle [0 ; 1] est de longueur 1, donc la valeur moyenne est égale à l'intégrale : environ 0,264.

Exercice type Bac Combinatoire et dénombrement QCM Facile

Exercice 1 — Choix d'une délégation

Une classe compte 30 élèves. On souhaite former une délégation de 3 élèves, sans distinction de rôle. Combien de délégations différentes peut-on constituer ?

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L'ordre des élèves choisis n'intervient pas et il n'y a pas de répétition : il s'agit d'une combinaison de 3 éléments parmi 30.

Le nombre cherché est donc C(30 ; 3) = 30 × 29 × 283 × 2 × 1.

On calcule le numérateur : 30 × 29 = 870, puis 870 × 28 = 24 360. Le dénominateur vaut 6.

Donc C(30 ; 3) = 24 360 ÷ 6 = 4 060 délégations possibles.

Exercice type Bac Combinatoire et dénombrement Problème d'optimisation Difficile

Exercice 2 — Tirage de jetons

Un sac contient 7 jetons rouges et 5 jetons noirs. On en tire simultanément 4 au hasard. Calculer le nombre de tirages possibles, puis la probabilité d'obtenir exactement 2 jetons de chaque couleur.

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Le sac contient 12 jetons ; un tirage simultané de 4 jetons est une combinaison : C(12 ; 4) = 12 × 11 × 10 × 924 = 11 88024 = 495 tirages possibles.

Pour obtenir 2 rouges parmi 7 : C(7 ; 2) = 21. Pour 2 noirs parmi 5 : C(5 ; 2) = 10.

Le nombre de tirages favorables est 21 × 10 = 210.

La probabilité cherchée vaut 210495 = 1433 ≈ 0,424.

Exercice type Bac Probabilités conditionnelles Arbre pondéré Moyen

Exercice 2 — Test de dépistage

Dans une population, 4 % des individus sont porteurs d'une maladie. Un test donne un résultat positif pour 95 % des porteurs et pour 3 % des non-porteurs. Un individu est choisi au hasard et son test est positif : calculer la probabilité qu'il soit réellement porteur.

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On note M l'événement « être porteur » et T l'événement « le test est positif ». On a P(M) = 0,04, PM(T) = 0,95 et P(T) = 0,03.

Par la formule des probabilités totales : P(T) = 0,04 × 0,95 + 0,96 × 0,03 = 0,038 + 0,0288 = 0,0668.

La probabilité cherchée est PT(M) = P(M ∩ T)P(T) = 0,038 ÷ 0,0668.

On obtient PT(M) ≈ 0,569. Malgré un test performant, un peu moins de 57 % des tests positifs correspondent à un porteur, en raison de la faible prévalence de la maladie.

Exercice type Bac Probabilités conditionnelles Arbre pondéré Moyen

Exercice 1 — Deux chaînes de production

Une usine produit des pièces sur deux chaînes : la chaîne A fournit 60 % de la production avec 2 % de pièces défectueuses, la chaîne B fournit le reste avec 5 % de pièces défectueuses. On prélève une pièce au hasard. Calculer la probabilité qu'elle soit défectueuse, puis la probabilité qu'elle vienne de A sachant qu'elle est défectueuse.

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On note A et B l'origine de la pièce et D l'événement « la pièce est défectueuse ». On a P(A) = 0,6, P(B) = 0,4, PA(D) = 0,02 et PB(D) = 0,05.

Probabilités totales : P(D) = 0,6 × 0,02 + 0,4 × 0,05 = 0,012 + 0,02 = 0,032, soit 3,2 % de pièces défectueuses.

P(A ∩ D) = 0,012, donc PD(A) = 0,012 ÷ 0,032 = 0,375.

Une pièce défectueuse provient de la chaîne A avec une probabilité de 0,375, soit 37,5 %.

Exercice type Bac Loi binomiale Problème d'optimisation Moyen

Exercice 3 — Contrôle qualité

Dans un lot important, 5 % des articles sont défectueux. On prélève au hasard un échantillon de 20 articles, ce qui est assimilé à un tirage avec remise. On note X le nombre d'articles défectueux. Déterminer la loi de X, son espérance, puis la probabilité qu'au moins un article soit défectueux.

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Correction détaillée

Le prélèvement est assimilé à 20 épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes, de probabilité de succès p = 0,05. Donc X suit la loi binomiale de paramètres n = 20 et p = 0,05.

L'espérance vaut E(X) = np = 20 × 0,05 = 1 : on attend en moyenne 1 article défectueux par échantillon.

P(X ≥ 1) = 1 − P(X = 0) = 1 − 0,95²⁰.

Or 0,95²⁰ ≈ 0,3585, donc P(X ≥ 1) ≈ 0,641. Il y a environ 64 % de chances qu'au moins un article soit défectueux.

Exercice type Bac Loi binomiale Algorithmique (Python) Difficile

Exercice 4 — Seuil de tirs réussis

Un basketteur réussit chaque lancer franc avec une probabilité de 0,7, les lancers étant indépendants. Il effectue 10 lancers et on note Y le nombre de réussites. Calculer P(Y = 8), puis déterminer le plus petit entier k tel que P(Y ≤ k) ≥ 0,5.

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Correction détaillée

Y suit la loi binomiale de paramètres n = 10 et p = 0,7, donc P(Y = k) = C(10 ; k) × 0,7ᵏ × 0,3¹⁰⁻ᵏ.

Pour k = 8 : C(10 ; 8) = 45, 0,7⁸ ≈ 0,05765 et 0,3² = 0,09, donc P(Y = 8) ≈ 45 × 0,05765 × 0,09 ≈ 0,233.

L'espérance vaut E(Y) = 10 × 0,7 = 7. On calcule les probabilités cumulées : P(Y ≤ 5) ≈ 0,150, P(Y ≤ 6) ≈ 0,350 et P(Y ≤ 7) ≈ 0,617.

Le plus petit entier k tel que P(Y ≤ k) ≥ 0,5 est donc k = 7, valeur que renvoie la boucle Python cumulant les P(Y = i) jusqu'à dépasser 0,5.

Exercice type Bac Géométrie dans l'espace Géométrie dans l'espace Facile

Exercice 2 — Vecteur normal et plan

Dans un repère orthonormé de l'espace, on considère les points A(1 ; 0 ; 2), B(3 ; 1 ; 2) et C(1 ; 2 ; 3). Montrer que le vecteur n(1 ; −2 ; 4) est normal au plan (ABC), puis donner une équation cartésienne de ce plan.

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On calcule les vecteurs AB(2 ; 1 ; 0) et AC(0 ; 2 ; 1). Ils ne sont pas colinéaires, donc A, B et C définissent bien un plan.

Produit scalaire n · AB = 1 × 2 + (−2) × 1 + 4 × 0 = 2 − 2 = 0, et n · AC = 1 × 0 + (−2) × 2 + 4 × 1 = −4 + 4 = 0.

n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan : c'est donc un vecteur normal au plan (ABC).

Le plan a une équation de la forme x − 2y + 4z + d = 0. Avec A : 1 − 0 + 8 + d = 0, donc d = −9. Une équation cartésienne est x − 2y + 4z − 9 = 0.

Exercice type Bac Géométrie dans l'espace Géométrie dans l'espace Moyen

Exercice 4 — Intersection d'une droite et d'un plan

Dans un repère orthonormé, la droite d passe par D(2 ; −1 ; 0) et a pour vecteur directeur u(1 ; 2 ; −1). Le plan P a pour équation 2x − y + 3z − 4 = 0. Déterminer les coordonnées du point d'intersection de d et de P.

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Correction détaillée

Une représentation paramétrique de d est x = 2 + t, y = −1 + 2t, z = −t, avec t ∈ ℝ.

Le vecteur normal de P est n(2 ; −1 ; 3) et n · u = 2 × 1 + (−1) × 2 + 3 × (−1) = 2 − 2 − 3 = −3 ≠ 0 : la droite n'est pas parallèle au plan, l'intersection est un point unique.

On remplace dans l'équation de P : 2(2 + t) − (−1 + 2t) + 3(−t) − 4 = 4 + 2t + 1 − 2t − 3t − 4 = 1 − 3t.

On résout 1 − 3t = 0, soit t = 13. Le point d'intersection a pour coordonnées (73 ; −13 ; −13).

Exercice type Bac Géométrie dans l'espace Vrai/Faux justifié Difficile

Exercice 3 — Distance d'un point à un plan

Dans un repère orthonormé, on considère le point A(3 ; 1 ; −2) et le plan P d'équation 2x + y − 2z + 1 = 0. Un élève affirme que la distance de A à P vaut 4. A-t-il raison ? Justifier par un calcul.

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Correction détaillée

La distance d'un point A(x₀ ; y₀ ; z₀) au plan d'équation ax + by + cz + d = 0 vaut |ax₀ + by₀ + cz₀ + d| ÷ a² + b² + c².

Au numérateur : |2 × 3 + 1 × 1 − 2 × (−2) + 1| = |6 + 1 + 4 + 1| = 12.

Au dénominateur : 2² + 1² + (−2)² = 4 + 1 + 4 = 9 = 3.

La distance vaut donc 12 ÷ 3 = 4 : l'élève a raison.