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Exercices corrigés — Probabilités conditionnelles et arbres (Seconde)

Quatre niveaux de difficulté, du plus simple au plus exigeant. Chaque exercice a sa correction détaillée, étape par étape.

8 exercices, classés par difficulté croissante.

Exercice 1 Découverte

On tire une carte au hasard dans un jeu de 32 cartes. A = « la carte est un cœur » et B = « la carte est une figure (valet, dame ou roi) ». Calculer P(A), P(B), P(A ∩ B) et PA(B).

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le tirage au hasard justifie l'équiprobabilité : chaque carte a la probabilité 132, et la probabilité d'un événement est le quotient du nombre de cartes favorables par 32.
Il y a 8 cœurs : P(A) = 832 = 14. Il y a 3 figures par couleur, donc 12 figures : P(B) = 1232 = 38. Les figures de cœur sont au nombre de 3 : P(A ∩ B) = 332.
PA(B) = P(A ∩ B)P(A) = (332)/(832) = 38. Lecture directe : parmi les huit cœurs, trois sont des figures.
On remarque que PA(B) = P(B) = 38 : savoir que la carte est un cœur ne change pas la probabilité d'avoir une figure, car chaque couleur contient la même proportion de figures. En revanche PB(A) = (332)/(1232) = 14 : parmi les figures, un quart sont des cœurs.

Exercice 2 Découverte

On lance un dé équilibré à six faces. A = « le résultat est pair » et C = « le résultat est un multiple de 3 ». a) Calculer P(A), P(C) et P(A ∩ C). b) En déduire P(A ∪ C) et P(A). c) Calculer PC(A) et interpréter.

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a) Le dé est équilibré : chaque face a la probabilité 16. A = {2 ; 4 ; 6}, donc P(A) = 36 = 12. C = {3 ; 6}, donc P(C) = 26 = 13. A ∩ C = {6}, donc P(A ∩ C) = 16.
b) P(A ∪ C) = P(A) + P(C) − P(A ∩ C) = 12 + 1316 = 36 + 2616 = 46 = 23. Vérification : A ∪ C = {2 ; 3 ; 4 ; 6} a bien 4 issues sur 6. Le 6 ne doit être compté qu'une fois, d'où la soustraction. P(A) = 1 − P(A) = 12 : les faces impaires.
c) PC(A) = P(A ∩ C)P(C) = (16)/(13) = 12. Parmi les multiples de 3 (3 et 6), un sur deux est pair.
Ici PC(A) = P(A) : savoir que le résultat est un multiple de 3 ne modifie pas la probabilité qu'il soit pair. Ce n'est pas toujours le cas : avec B = « au moins 4 », PB(A) = 2312.

Exercice 3 Application

On reprend le tableau du cours (1 000 personnes : 100 malades dont 90 ont un test positif ; 900 non malades dont 45 ont un test positif). On choisit une personne au hasard. Calculer la probabilité d'un faux positif et celle d'un faux négatif, puis la probabilité qu'une personne dont le test est positif soit réellement malade.

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un faux positif est une personne non malade dont le test est positif : 45 personnes sur 1 000, soit P(M ∩ T) = 451 000 = 0,045, c'est-à-dire 4,5 %.
Un faux négatif est une personne malade dont le test est négatif : 100 − 90 = 10 personnes, soit P(M ∩ T) = 101 000 = 0,01, c'est-à-dire 1 %.
Personne malade sachant que le test est positif : les tests positifs sont au nombre de 90 + 45 = 135, dont 90 malades. PT(M) = 90135 = 23 ≈ 66,7 %.
Bien que le test détecte 90 % des malades (PM(T) = 90100), un tiers des tests positifs concernent des personnes non malades : comme la maladie est rare (10 %), les 5 % de faux positifs parmi les 900 personnes saines pèsent lourd. Les deux probabilités conditionnelles PM(T) et PT(M) répondent à des questions différentes.

Exercice 4 Application

Un lycée compte 120 élèves de seconde : 70 filles, dont 30 demi-pensionnaires, et 50 garçons, dont 15 demi-pensionnaires. On choisit un élève au hasard ; F = « l'élève est une fille » et D = « l'élève est demi-pensionnaire ». Calculer P(F), P(D), P(F ∩ D), PF(D) et PD(F).

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le choix au hasard rend les 120 élèves équiprobables : chaque probabilité est un quotient d'effectifs par 120, ou par l'effectif de la sous-population pour une probabilité conditionnelle.
P(F) = 70120 = 712 ≈ 0,583. Les demi-pensionnaires sont 30 + 15 = 45 : P(D) = 45120 = 38 = 0,375. P(F ∩ D) = 30120 = 14 = 0,25.
PF(D) = P(F ∩ D)P(F) = (30120)/(70120) = 3070 = 37 ≈ 0,429 : parmi les filles, environ 43 % sont demi-pensionnaires. PD(F) = 3045 = 23 : parmi les demi-pensionnaires, deux tiers sont des filles.
Une fréquence conditionnelle lue dans un tableau croisé devient une probabilité conditionnelle dès que l'on tire un individu au hasard. On peut vérifier la formule du produit : P(F) × PF(D) = 712 × 37 = 312 = 14 = P(F ∩ D).

Exercice 5 Maîtrise

On sait que P(A) = 0,4 et PA(B) = 0,7. Calculer P(A ∩ B), PA(B) et P(A ∩ B).

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la définition PA(B) = P(A ∩ B)P(A) se réécrit P(A ∩ B) = P(A) × PA(B) = 0,4 × 0,7 = 0,28. Sur un arbre, c'est le produit des pondérations du chemin « A puis B ».
Sachant A, les événements B et B sont contraires : PA(B) = 1 − PA(B) = 1 − 0,7 = 0,3. Sur l'arbre, les deux branches issues du nœud A totalisent 1.
P(A ∩ B) = P(A) × PA(B) = 0,4 × 0,3 = 0,12.
Vérification : P(A ∩ B) + P(A ∩ B) = 0,28 + 0,12 = 0,4 = P(A), ce qui est normal : réaliser A, c'est réaliser « A et B » ou « A et non B ». Sans information sur PA(B), on ne peut pas calculer P(B).

Exercice 6 Maîtrise

On lance une pièce équilibrée. Si elle donne pile, on tire une boule dans un sac contenant 3 boules rouges et 2 vertes ; si elle donne face, on tire dans un sac contenant 1 boule rouge et 4 vertes. On note S1 « on tire dans le premier sac » et R « la boule est rouge ». a) Construire l'arbre pondéré. b) Calculer P(S1 ∩ R) et P(R). c) La boule tirée est rouge : quelle est la probabilité qu'elle vienne du premier sac ?

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a) Premier niveau : S1 (pile) avec 0,5 et S2 (face) avec 0,5. Second niveau, depuis S1 : R avec 35 = 0,6 et V avec 0,4 ; depuis S2 : R avec 15 = 0,2 et V avec 0,8. À chaque nœud, les pondérations totalisent 1.
b) Probabilité d'un chemin = produit des pondérations : P(S1 ∩ R) = 0,5 × 0,6 = 0,3 et P(S2 ∩ R) = 0,5 × 0,2 = 0,1. L'événement R est réalisé par ces deux chemins, incompatibles : P(R) = 0,3 + 0,1 = 0,4.
c) PR(S1) = P(S1 ∩ R)P(R) = 0,30,4 = 0,75.
Interprétation : avant le tirage, chaque sac avait une chance sur deux ; savoir que la boule est rouge rend le premier sac trois fois plus probable que le second, car il contient beaucoup plus de rouges. Cette probabilité « à rebours » se lit en remontant l'arbre.

Exercice 7 Challenge

Une enquête porte sur 240 adultes ; 96 utilisent le train, et 60 de ces 96 voyagent chaque semaine. On choisit un adulte au hasard ; T = « utilise le train » et S = « voyage chaque semaine en train ». Calculer P(T), PT(S) et P(T ∩ S) de deux façons.

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P(T) = 96240 = 0,4 : deux adultes sur cinq utilisent le train.
PT(S) = 6096 = 0,625 : parmi les usagers du train, 62,5 % voyagent chaque semaine. Le dénominateur est 96, effectif de la sous-population « usagers du train ».
P(T ∩ S) de façon directe : 60 adultes sur 240 sont des usagers hebdomadaires, 60240 = 0,25. Par la formule du produit : P(T) × PT(S) = 0,4 × 0,625 = 0,25. Les deux calculs concordent.
Sur un arbre, le chemin « T puis S » porte les pondérations 0,4 puis 0,625, et leur produit 0,25 est la probabilité du chemin. L'événement S n'a de sens ici que pour les usagers du train : c'est un exemple où la seconde variable n'est définie que dans une sous-population.

Exercice 8 Challenge

On reprend le tableau du test (1 000 personnes ; malades : 90 positifs, 10 négatifs ; non malades : 45 positifs, 855 négatifs). Traduire chaque phrase par un événement, puis calculer sa probabilité pour une personne choisie au hasard : a) « ni malade ni positive » ; b) « malade mais de test négatif » ; c) « malade ou positive » ; d) « malade sachant que le test est négatif ».

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a) « Ni M ni T » est l'événement MT : les non malades de test négatif, 855 personnes. Probabilité 8551 000 = 0,855.
b) « M mais pas T » est M ∩ T : les faux négatifs, 10 personnes. Probabilité 101 000 = 0,01.
c) « M ou T » est M ∪ T. Par la formule de la réunion : P(M) + P(T) − P(M ∩ T) = 1001 000 + 1351 000 − 901 000 = 1451 000 = 0,145. Vérification par comptage : 90 + 10 + 45 = 145 personnes sont malades ou positives.
d) « M sachant T » est la probabilité conditionnelle PT(M) = P(M ∩ T)P(T) = 10865 ≈ 0,0116, soit environ 1,2 % : un test négatif rend la maladie très improbable, mais pas impossible. Le tableau des traductions du cours (et, ou, ni, mais, sachant) évite les confusions entre intersection, réunion et condition.