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Exercices corrigés — Notion de fonction et représentations (Seconde)

Quatre niveaux de difficulté, du plus simple au plus exigeant. Chaque exercice a sa correction détaillée, étape par étape.

8 exercices, classés par difficulté croissante.

Exercice 1 Découverte

Soit f(x) = x + 2x − 1. Déterminer Df, calculer f(3), puis vérifier si le point A(0 ; −2) appartient à Cf.

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le dénominateur x − 1 s'annule pour x = 1 : cette valeur est interdite, et Df = ℝ privé de {1}, soit ]−∞ ; 1[ ∪ ]1 ; +∞[.
Image de 3 : on remplace x par 3, f(3) = 3 + 23 − 1 = 52 = 2,5.
Le point A(0 ; −2) appartient à Cf si et seulement si son ordonnée est l'image de son abscisse, c'est-à-dire si f(0) = −2. Or f(0) = 0 + 20 − 1 = 2−1 = −2 : A appartient à Cf.
Pour un point B(1 ; y), quelle que soit l'ordonnée y, la question n'aurait pas de sens : 1 n'a pas d'image, la courbe n'a aucun point d'abscisse 1.

Exercice 2 Découverte

Programme de calcul : « choisir un nombre x ; le multiplier par 3 ; retrancher 2 au résultat ; élever le tout au carré ». a) Appliquer le programme à x = 2, puis à x = −1. b) Exprimer la fonction f associée. c) Résoudre f(x) = 0, puis f(x) = 16.

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a) Pour x = 2 : 2 × 3 = 6 ; 6 − 2 = 4 ; 42 = 16. Pour x = −1 : −1 × 3 = −3 ; −3 − 2 = −5 ; (−5)2 = 25.
b) En suivant les étapes avec la lettre x : 3x, puis 3x − 2, puis (3x − 2)2. Donc f(x) = (3x − 2)2, définie sur ℝ. Vérification : f(2) = 42 = 16 et f(−1) = (−5)2 = 25.
c) f(x) = 0 ⇔ (3x − 2)2 = 0 ⇔ 3x − 2 = 0 ⇔ x = 23 : le nombre 0 a un seul antécédent, 23.
f(x) = 16 ⇔ (3x − 2)2 = 16 ⇔ 3x − 2 = 4 ou 3x − 2 = −4 ⇔ x = 2 ou x = −23. Le nombre 16 a deux antécédents, 2 et −23 (et l'on retrouve le résultat de a) pour x = 2). Un nombre peut avoir zéro, un ou plusieurs antécédents, mais chaque x n'a qu'une image.

Exercice 3 Application

Une fonction f vérifie f(−2) = 3, f(0) = −1 et f(4) = 3. Donner l'image de 0 et tous les antécédents de 3 que l'on connaît. Peut-on affirmer que 3 n'a pas d'autre antécédent ?

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f(0) = −1 se lit : l'image de 0 par f est −1. Un nombre n'a qu'une seule image, la question est donc sans ambiguïté.
f(−2) = 3 et f(4) = 3 se lisent : −2 et 4 sont des antécédents de 3. Le nombre 3 possède au moins deux antécédents, −2 et 4.
On ne peut pas affirmer qu'il n'en existe pas d'autres : les trois égalités ne renseignent que sur trois valeurs de x. Sans l'expression de f ou sa courbe complète, d'autres réels pourraient avoir 3 pour image.
Vocabulaire à ne pas inverser : dans f(−2) = 3, le nombre 3 est l'image et −2 l'antécédent. Sur la courbe, les points (−2 ; 3), (0 ; −1) et (4 ; 3) appartiennent à Cf.

Exercice 4 Application

Une fonction f définie sur [−3 ; 4] est donnée par le tableau de valeurs suivant.

x−3−2−101234
f(x)410121−1−2
a) Donner l'image de 2 et les antécédents de 1 lisibles dans le tableau. b) Que peut-on dire des solutions de f(x) = 0 ? c) Conjecturer les variations de f et sa plus grande valeur sur [−3 ; 4].

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a) L'image de 2 se lit dans la colonne x = 2 : f(2) = 1. Les antécédents de 1 sont les x dont la ligne du bas vaut 1 : −2, 0 et 2.
b) Le tableau donne f(−1) = 0 : −1 est solution de f(x) = 0. Entre x = 2 et x = 3, f passe de 1 à −1, elle change de signe : il y a très probablement une autre solution entre 2 et 3, mais le tableau ne permet pas de la lire, car il ne donne les valeurs qu'aux entiers. Une lecture de tableau (ou de graphique) fournit des conjectures, pas des valeurs exactes.
c) Les valeurs diminuent de x = −3 à x = −1 (4, 1, 0), augmentent de −1 à 1 (0, 1, 2), puis diminuent de 1 à 4 (2, 1, −1, −2) : on conjecture que f est décroissante sur [−3 ; −1], croissante sur [−1 ; 1] et décroissante sur [1 ; 4].
La plus grande valeur du tableau est 4, atteinte en x = −3, une borne de l'intervalle ; la plus petite est −2 en x = 4. Sous réserve du comportement entre deux entiers, le maximum de f serait 4 et son minimum −2.

Exercice 5 Maîtrise

Expliquer comment résoudre graphiquement l'inéquation f(x) ≤ 2 et l'équation f(x) = g(x), les courbes Cf et Cg étant tracées dans un même repère.

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pour f(x) ≤ 2 : on trace la droite horizontale d'équation y = 2. Les solutions sont les abscisses des points de Cf situés sur cette droite ou en dessous. On lit les abscisses des points d'intersection, qui délimitent les intervalles solutions, en incluant ces abscisses puisque l'inégalité est large.
Pour f(x) = g(x) : les solutions sont les abscisses des points d'intersection de Cf et Cg. Attention, on lit les abscisses (sur l'axe horizontal), pas les ordonnées.
De même, f(x) < g(x) se lit là où Cf est strictement en dessous de Cg, et f(x) > 0 là où Cf est au-dessus de l'axe des abscisses.
Une lecture graphique donne des valeurs approchées : on écrit x ≈ 1,5, sauf si l'énoncé garantit que le point a des coordonnées entières ou si un calcul confirme la valeur.

Exercice 6 Maîtrise

On considère f(x) = 2x − 1 et g(x) = −x + 5. a) Compléter un tableau de valeurs pour x = 0, 1, 2, 3. b) Résoudre par le calcul l'équation f(x) = g(x) et donner les coordonnées du point d'intersection des courbes. c) Résoudre f(x) ≤ g(x) et interpréter graphiquement.

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a) f(0) = −1, f(1) = 1, f(2) = 3, f(3) = 5 ; g(0) = 5, g(1) = 4, g(2) = 3, g(3) = 2. On remarque que f(2) = g(2) = 3.

x0123
f(x)−1135
g(x)5432
b) f(x) = g(x) ⇔ 2x − 1 = −x + 5 ⇔ 3x = 6 ⇔ x = 2. L'ordonnée commune est f(2) = g(2) = 3 : les deux droites se coupent au point I(2 ; 3), ce que confirme le tableau.
c) f(x) ≤ g(x) ⇔ 2x − 1 ≤ −x + 5 ⇔ 3x ≤ 6 ⇔ x ≤ 2. Sur ]−∞ ; 2], la droite Cf est en dessous de la droite Cg (ou la touche en I) ; au-delà de 2, elle passe au-dessus. Le tableau le montre : pour x = 0 et 1, f(x) < g(x) ; pour x = 3, f(x) > g(x).

Exercice 7 Challenge

Le coût, en euros, de fabrication de q objets est C(q) = 120 + 3,5q, pour q entier compris entre 0 et 200. a) Interpréter C(50) et C(0). b) Résoudre C(q) ≤ 400 et interpréter.

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a) C(50) = 120 + 3,5 × 50 = 120 + 175 = 295 : fabriquer 50 objets coûte 295 €. C(0) = 120 : même sans fabriquer aucun objet, l'entreprise supporte 120 € de coûts fixes (local, machines) ; chaque objet supplémentaire coûte ensuite 3,5 €.
b) C(q) ≤ 400 ⇔ 120 + 3,5q ≤ 400 ⇔ 3,5q ≤ 280 ⇔ q ≤ 2803,5 = 80.
Comme q est un nombre entier d'objets compris entre 0 et 200, les solutions sont les entiers de 0 à 80 : avec un budget de 400 €, on peut fabriquer au plus 80 objets.
Vérification : C(80) = 120 + 280 = 400 exactement, et C(81) = 403,5 > 400. Dans un problème concret, l'ensemble de définition (ici des entiers de 0 à 200) fait partie de la réponse.

Exercice 8 Challenge

On dispose de 20 m de grillage pour les trois côtés d'un enclos rectangulaire adossé à un mur. Si x désigne la largeur (en m) perpendiculaire au mur, l'aire de l'enclos est A(x) = 20x − 2x2, pour x ∈ [0 ; 10]. a) Calculer A(0), A(2), A(4), A(5), A(6), A(8) et A(10). b) Conjecturer la largeur qui rend l'aire maximale. c) Démontrer cette conjecture en vérifiant que A(x) = 50 − 2(x − 5)2.

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a) A(0) = 0 ; A(2) = 40 − 8 = 32 ; A(4) = 80 − 32 = 48 ; A(5) = 100 − 50 = 50 ; A(6) = 120 − 72 = 48 ; A(8) = 160 − 128 = 32 ; A(10) = 200 − 200 = 0.
b) Les valeurs augmentent jusqu'à x = 5 puis diminuent, avec une symétrie visible (A(4) = A(6), A(2) = A(8)) : on conjecture que l'aire est maximale pour une largeur de 5 m, avec A(5) = 50 m2.
c) On développe 50 − 2(x − 5)2 = 50 − 2(x2 − 10x + 25) = 50 − 2x2 + 20x − 50 = 20x − 2x2 = A(x). L'égalité est établie.
Comme (x − 5)2 ≥ 0, on a 2(x − 5)2 ≥ 0 et donc A(x) ≤ 50 pour tout x, avec égalité seulement pour x = 5. L'aire maximale est bien 50 m2, pour une largeur de 5 m et une longueur de 20 − 2 × 5 = 10 m. Le tableau de valeurs a permis de conjecturer, le calcul a permis de démontrer.