On lance une pièce équilibrée. Dire si chaque affirmation est vraie ou fausse, en justifiant. a) Sur 1 000 lancers, on obtient exactement 500 piles. b) Si les dix premiers lancers ont tous donné pile, le onzième a plus de chances de donner face. c) Quand n augmente, la probabilité que la fréquence de pile sur n lancers soit comprise entre 0,49 et 0,51 tend vers 1. d) Quand n augmente, l'écart |Sn − n2| entre le nombre de piles et n2 tend vers 0.
Voir la correction
a) Faux. Le nombre de piles suit ℬ(1000 ; 0,5) ; la valeur 500 est la plus probable, mais P(S1000 = 500) ≈ 0,025 seulement. La loi des grands nombres parle de la fréquence proche de 0,5, pas d'une égalité exacte.
b) Faux. Les lancers sont indépendants : la probabilité de face au onzième lancer reste 0,5, quels que soient les résultats précédents. La pièce n'a pas de mémoire ; l'idée d'une « compensation » à venir est une erreur classique. La loi des grands nombres agit par dilution des premiers résultats dans un grand nombre de lancers, non par compensation.
c) Vrai. C'est exactement l'énoncé de la loi faible des grands nombres avec δ = 0,01 : P(|Fn − 0,5| ≥ 0,01) ≤ 14n × 0,012 = 2 500n, qui tend vers 0, donc la probabilité de l'événement contraire tend vers 1.
d) Faux. C'est la fréquence Sn/n qui se concentre autour de 12, pas le nombre de piles autour de n2. L'écart type de Sn vaut √n4 = √n2 et augmente avec n : l'écart typique |Sn − n2| grandit (environ 16 pour n = 1 000), alors que l'écart relatif |Fn − 12| diminue comme 1√n.