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Proportions et évolutions — cours de Seconde

Proportion, fréquence et pourcentage, Proportion de proportion, Variation absolue et variation relative, Évolutions successives Lecture ≈ 4 min.

1. Proportion, fréquence et pourcentage

Définition

Dans une population de référence d'effectif N, une sous-population d'effectif n représente la proportion p = nN. On peut exprimer p sous forme fractionnaire, décimale ou en pourcentage : t % signifie t100.

Relations fondamentales
  • partie = proportion × total, soit n = pN ;
  • proportion = partie / total, soit p = nN ;
  • total = partie / proportion, soit N = np si p ≠ 0.
Exemple résolu

Dans un lycée de 1 250 élèves, 42 % sont en Seconde. L'effectif de Seconde vaut 0,42 × 1 250 = 525 élèves.

Inversement, si 315 de ces 525 élèves pratiquent une activité sportive, leur proportion est 315525 = 0,60 = 60 %.

2. Proportion de proportion

Propriété

Si A représente la proportion p de E et si B représente la proportion q de A, alors B représente la proportion p × q de E.

Exemple résolu

Dans une entreprise, 40 % des salariés travaillent à distance. Parmi eux, 30 % le font au moins trois jours par semaine. La proportion de tous les salariés concernés est 0,40 × 0,30 = 0,12, soit 12 %.

Dire « 40 % + 30 % = 70 % » serait faux : les pourcentages n'ont pas le même ensemble de référence.

3. Variation absolue et variation relative

Définitions

Une grandeur passe d'une valeur initiale V1 non nulle à une valeur finale V2.

  • La variation absolue est V2 − V1. Elle s'exprime dans l'unité de la grandeur.
  • Le coefficient multiplicateur est CM = V2V1.
  • La variation relative, ou taux d'évolution, est t = V2 − V1V1 = CM − 1.
Passage taux-coefficient
  • Si t > 0, avec t écrit en décimal, augmenter de t revient à multiplier par 1 + t et diminuer de t revient à multiplier par 1 − t.
  • Avec le taux d'évolution signé t défini ci-dessus, on a dans tous les cas V2 = V1(1 + t).
Exemple résolu pas à pas

Un prix passe de 80 € à 92 €.

  1. Variation absolue : 92 − 80 = 12 €.
  2. Coefficient multiplicateur : 9280 = 1,15.
  3. Taux : 1,15 − 1 = 0,15 = 15 %.

Le prix a augmenté de 12 €, soit de 15 %.

4. Évolutions successives

Propriété

Les coefficients multiplicateurs d'évolutions successives se multiplient. Si les taux sont t1 et t2, alors :

CMglobal = (1 + t1)(1 + t2) et tglobal = CMglobal − 1.

Exemple résolu

Une quantité augmente de 20 %, puis diminue de 10 %.

CMglobal = 1,20 × 0,90 = 1,08. Le taux global est 1,08 − 1 = 0,08 : augmentation globale de 8 %.

Les taux ne s'additionnent pas ici : 20 % − 10 % ne donne pas le bon résultat, car la seconde évolution porte sur une nouvelle référence.

5. Évolution réciproque

Définition

L'évolution réciproque ramène de V2 à V1. Son coefficient multiplicateur est l'inverse du coefficient initial :

CMréciproque = 1CM.

Exemple résolu

Après une hausse de 25 %, le coefficient est 1,25. Pour revenir au prix initial, le coefficient est 11,25 = 0,8, soit une baisse de 20 %. Une baisse de 25 % ne conviendrait pas.

6. Application : indices base 100

Statut de cette section

L'indice base 100 est une application immédiate des proportions et coefficients multiplicateurs, utile pour lire des données économiques. Il n'est pas présenté comme un contenu autonome à mémoriser au-delà de ces règles.

Définition

Fixer une valeur de référence à l'indice 100 permet de comparer les autres valeurs. Si V0 est la base, l'indice associé à V est I = 100 × VV0.

Exemple

Une production passe de 240 unités (base 100) à 300. Son indice vaut 100 × 300240 = 125. Cela traduit une hausse de 25 % par rapport à la base.

7. Distinguer proportion et évolution

Point de vigilance

« 18 % des foyers » décrit une proportion dans une population à un instant. « Le nombre de foyers augmente de 18 % » décrit une évolution entre deux instants. Les calculs et les ensembles de référence ne sont pas les mêmes.

Erreurs fréquentes
  • Additionner des pourcentages successifs au lieu de multiplier les coefficients.
  • Diviser la variation par la valeur finale : le taux se rapporte à la valeur initiale.
  • Penser qu'une hausse et une baisse de même taux s'annulent.
  • Confondre une baisse de 20 points de pourcentage avec une baisse de 20 %.