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Première · Fiche de révision

Probabilités conditionnelles et indépendance — fiche résumé

L'essentiel du chapitre en une page : 13 points à retenir et 3 méthodes. À relire avant un contrôle, ou à imprimer.

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À retenir

1. Rappels sur les événements

Vocabulaire

L'univers Ω est l'ensemble des issues d'une expérience aléatoire. Un événement A est une partie de Ω. A ∩ B signifie « A et B », A ∪ B signifie « A ou B ». L'événement contraire de A est noté Ā.

Formules de base

P(Ā) = 1 − P(A),

P(A ∪ B) = P(A) + P(B) − P(A ∩ B).

Si A et B sont incompatibles, A ∩ B = ∅ et P(A ∪ B) = P(A) + P(B).

2. Probabilité conditionnelle

Définition

Si P(A) ≠ 0, la probabilité de B sachant A est

PA(B) = P(B | A) = P(A ∩ B)P(A).

On se place dans la population réduite aux cas où A est réalisé.

Formule du produit

P(A ∩ B) = P(A)PA(B).

Si P(B) ≠ 0, on a aussi P(A ∩ B) = P(B)PB(A).

3. Arbres pondérés

Règles

  • À chaque nœud, la somme des probabilités des branches issues de ce nœud vaut 1.
  • La probabilité d'un chemin est le produit des probabilités portées par ses branches.
  • La probabilité d'un événement formé de plusieurs chemins incompatibles est la somme de leurs probabilités.

4. Formule des probabilités totales

Partition

Des événements A1, ..., Ak forment une partition de Ω s'ils sont deux à deux incompatibles et si leur réunion est Ω. La définition retenue ici (événements deux à deux incompatibles de réunion Ω) n'exclut pas une partie vide ou de probabilité nulle ; on parle alors plutôt de système complet d'événements. En revanche, pour employer les probabilités conditionnelles PAi(B), on suppose P(Ai) > 0 pour tout i.

Formule

Si A1, ..., Ak forment une partition, alors pour tout événement B, la première égalité est toujours valable. Sous l'hypothèse supplémentaire P(Ai) > 0 pour chaque i, on peut écrire la seconde avec les probabilités conditionnelles :

P(B) = P(A1 ∩ B) + ··· + P(Ak ∩ B)

= P(A1)PA1(B) + ··· + P(Ak)PAk(B).

Démonstration

Les événements A1 ∩ B, ..., Ak ∩ B sont incompatibles et leur réunion est B. On additionne donc leurs probabilités, puis on applique à chacun la formule du produit.

5. Indépendance

Définition

Deux événements A et B sont indépendants si

P(A ∩ B) = P(A)P(B).

Si P(A) ≠ 0, cela équivaut à PA(B) = P(B) : savoir que A est réalisé ne modifie pas la probabilité de B.

Événements contraires

Si A et B sont indépendants, alors A et B̄, Ā et B, Ā et B̄ sont aussi indépendants.

Démonstration pour A et B̄ : P(A ∩ B̄) = P(A) − P(A ∩ B) = P(A) − P(A)P(B) = P(A)[1 − P(B)] = P(A)P(B̄).

6. Épreuve de Bernoulli

Définition

Une épreuve de Bernoulli possède deux issues : succès S de probabilité p, et échec S̄ de probabilité 1 − p. Répéter l'épreuve dans les mêmes conditions de manière indépendante donne un schéma de Bernoulli.

Répétitions au programme de Première

Pour un nombre d'essais n ≤ 4, on représente les répétitions par un arbre et on additionne les chemins favorables. Chaque chemin contenant k succès et nk échecs a pour probabilité pk(1 − p)nk. La loi binomiale générale et ses coefficients seront étudiés en Terminale.

7. Fréquences et expérimentation

Stabilisation

Lorsqu'on répète un grand nombre de fois une expérience dans les mêmes conditions, la fréquence observée d'un événement tend à se stabiliser autour de sa probabilité. Une simulation ne démontre pas une valeur exacte, mais elle permet de conjecturer, de contrôler un calcul et d'étudier la fluctuation d'échantillonnage.

Les méthodes

Ce qu'il faut savoir faire, et dans quel ordre.

Méthode 1Ne pas confondre

Des événements incompatibles ne peuvent pas se produire ensemble : P(A ∩ B) = 0. Des événements indépendants ne s'influencent pas : P(A ∩ B) = P(A)P(B). Deux événements de probabilités non nulles ne peuvent pas être à la fois incompatibles et indépendants.

Méthode 2Protocole

  1. Définir précisément l'expérience et l'événement observé.
  2. Simuler un échantillon de taille n et calculer sa fréquence.
  3. Répéter la fabrication d'échantillons pour observer la dispersion des fréquences.
  4. Comparer les résultats à la probabilité théorique lorsque celle-ci est connue.

Méthode 3À éviter

  • Confondre PA(B) et PB(A).
  • Additionner le long d'un chemin ou multiplier des chemins différents : on multiplie sur un chemin, on additionne les chemins.
  • Appliquer P(A ∩ B) = P(A)P(B) sans avoir établi l'indépendance.
  • Confondre indépendance des essais et équiprobabilité des issues.
  • Oublier qu'une probabilité conditionnelle change l'univers de référence.
  • Utiliser une simulation comme preuve d'une probabilité exacte.

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