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Première · Fiche de révision

Polynômes du second degré — fiche résumé

L'essentiel du chapitre en une page : 13 points à retenir et 3 méthodes. À relire avant un contrôle, ou à imprimer.

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À retenir

1. Trinôme et formes usuelles

Définition

Une fonction polynôme du second degré est une fonction définie sur ℝ par

f(x) = ax2 + bx + c, avec a ≠ 0.

L'expression ax2 + bx + c est un trinôme. a, b et c sont ses coefficients.

Trois formes et leur utilité

FormeÉcritureLecture privilégiée
développéeax2 + bx + cf(0) = c, calculs et discriminant
canoniquea(x − α)2 + βsommet, axe et extremum
factoriséea(xx1)(xx2)racines et signe, lorsqu'elle existe sur ℝ

2. Forme canonique

Propriété

Tout trinôme f(x) = ax2 + bx + c, a ≠ 0, s'écrit de manière unique

f(x) = a(x − α)2 + β,

où α = −b2a et β = f(α). C'est la forme canonique.

Démonstration par complétion du carré

On part de ax2 + bx + c et on factorise a dans les deux premiers termes :

a[x2 + (ba)x] + c.

Or x2 + (ba)x = [x + b2a]2b24a2. Ainsi :

f(x) = a[x + b2a]2 + cb24a.

Comme x + b2a = x − α, on obtient la forme annoncée, avec β = cb24a.

3. Parabole, sommet et variations

Propriété graphique

La courbe représentative d'une fonction du second degré est une parabole de sommet S(α ; β) et d'axe de symétrie la droite d'équation x = α.

  • Si a > 0, la parabole est tournée vers le haut. f décroît sur ]−∞ ; α] puis croît sur [α ; +∞[ ; son minimum est β.
  • Si a < 0, elle est tournée vers le bas. f croît sur ]−∞ ; α] puis décroît sur [α ; +∞[ ; son maximum est β.

Justification à partir de la forme canonique

Le carré (x − α)2 est toujours positif ou nul, et vaut 0 uniquement lorsque x = α. Si a > 0, alors a(x − α)2 ≥ 0 et f(x) ≥ β. Pour a < 0, l'inégalité est renversée. Le sens de variation de la distance au carré à α donne les variations de f.

4. Équation du second degré et discriminant

Définition

Le discriminant du trinôme ax2 + bx + c est le réel

Δ = b2 − 4ac.

Propriété

Résolution de ax2 + bx + c = 0
  • Si Δ > 0, l'équation a deux solutions réelles distinctes : x1 = bΔ2a et x2 = b + Δ2a.
  • Si Δ = 0, elle a une solution réelle double : x0 = −b2a.
  • Si Δ < 0, elle n'a aucune solution réelle.

Démonstration

La forme canonique donne

f(x) = a[(x + b2a)2Δ4a2].

Résoudre f(x) = 0 revient donc à résoudre (x + b2a)2 = Δ4a2. Un carré ne peut pas être négatif : aucun résultat si Δ < 0 ; un résultat double si Δ = 0 ; deux résultats opposés autour de −b2a si Δ > 0. On retrouve les formules ci-dessus.

5. Factorisation et relations entre racines

Forme factorisée

  • Si Δ > 0 : f(x) = a(xx1)(xx2).
  • Si Δ = 0 : f(x) = a(xx0)2.
  • Si Δ < 0 : le trinôme ne se factorise pas en facteurs du premier degré à coefficients réels.

Somme et produit des racines

Lorsqu'un trinôme admet deux racines réelles x1 et x2 (éventuellement égales),

x1 + x2 = −ba et x1x2 = ca.

Démonstration : on développe a(xx1)(xx2) = ax2a(x1 + x2)x + ax1x2, puis on identifie les coefficients avec ax2 + bx + c.

6. Signe d'un trinôme

Propriété

Règle « signe de a à l'extérieur »
  • Si Δ > 0, avec x1 < x2, le trinôme est du signe de a sur ]−∞ ; x1[ et ]x2 ; +∞[, et du signe opposé entre les racines. Il s'annule aux racines.
  • Si Δ = 0, il est du signe de a partout et s'annule seulement en x0.
  • Si Δ < 0, il est strictement du signe de a sur ℝ.
x]−∞ ; x1[x1]x1 ; x2[x2]x2 ; +∞[
signe si a > 0+00+
signe si a < 00+0

Les méthodes

Ce qu'il faut savoir faire, et dans quel ordre.

Méthode 1Attendu et complément technique

Connaître la forme canonique, la reconnaître et choisir la forme adaptée à une question font partie des capacités attendues. Pour des expressions simples, on peut la retrouver en complétant un carré. La dérivation systématique ci-dessous explique la formule générale ; elle constitue un complément de méthode et ne doit pas être apprise comme une longue récitation.

Méthode 2Trouver une seconde racine rapidement

Pour 3x2 − 11x + 6, on vérifie que 3 est une racine. Le produit des racines vaut ca = 2. La seconde racine vaut donc 23. La factorisation est 3(x − 3)(x23) = (x − 3)(3x − 2).

Méthode 3À éviter

  • Oublier le carré sur b ou les parenthèses pour un coefficient négatif : si b = −5, alors b2 = (−5)2 = 25.
  • Écrire le dénominateur 2 au lieu de 2a dans la formule des racines.
  • Conclure « une solution » lorsque Δ = 0 sans préciser qu'elle est double.
  • Utiliser Δ quand Δ < 0 dans ℝ.
  • Dire que le trinôme est toujours positif quand a > 0 : s'il a deux racines, il est négatif entre elles.
  • Résoudre un problème sans respecter le domaine concret : une longueur doit être positive.

Le cours en détail, avec les exemples → 8 exercices corrigés