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Sujet officiel · session 2025

Brevet de maths 2025 — Amérique du Nord · 4 juin

Le sujet tel qu'il a été donné, sa transcription, et le corrigé complet de ses 5 exercices.

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Sujet publié par le ministère de l'Éducation nationale — PDF d'origine. Transcription et correction rédigées par MathBooster.

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Énoncé et corrigé, exercice par exercice

L'énoncé transcrit à gauche, notre correction en face. Chaque étape nomme la propriété utilisée ; ces corrections sont rédigées par MathBooster, puis vérifiées calcul par calcul.

Énoncé Exercice 1 Proportionnalité Moyen

Questions indépendantes

Dans cet exercice, les cinq situations sont indépendantes. Chaque réponse doit être justifiée sauf indication contraire.

Situation 1

Dans une urne de 40 boules indiscernables au toucher, 5 sont rouges, 20 sont vertes et 15 sont blanches. On tire une boule au hasard et on note sa couleur.

Calculer la probabilité d'obtenir une boule verte.

Situation 2

Décomposer en produit de facteurs premiers le nombre 1 050.

Aucune justification n'est attendue.

Situation 3

Un article coûte 25 €. Calculer son prix après une augmentation de 14 %.

Situation 4

Le polygone 2 est un agrandissement du polygone 1. Le coefficient de cet agrandissement est 2,5. L'aire du polygone 1 est 7,5 cm².

Calculer l'aire du polygone 2.

[Figure non reproduite : les deux polygones sont dessinés côte à côte ; la figure n'est pas à l'échelle.]

Situation 5

La répartition des tailles des élèves d'une classe de 3e est donnée par le tableau suivant :

Taille (en cm) : 152 ; 157 ; 160 ; 162 ; 165 ; 170 ; 174 ; 180

Effectif : 2 ; 4 ; 2 ; 5 ; 2 ; 4 ; 6 ; 5

1. Quelle est la moyenne des tailles des élèves de cette classe ?

2. Quelle est la médiane des tailles des élèves de cette classe ?

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Corrigé Exercice 1 Questions indépendantes Revoir l'énoncé
  1. Situation 1. Les 40 boules sont indiscernables au toucher : chaque boule a la même probabilité d'être tirée, on est en situation d'équiprobabilité. La probabilité est alors le quotient du nombre de cas favorables par le nombre de cas possibles. Il y a 20 boules vertes sur 40 boules au total, donc P(verte) = 2040 = 12 = 0,5. La probabilité d'obtenir une boule verte est 0,5, soit une chance sur deux.

  2. Situation 2. On divise successivement par les nombres premiers, en commençant par les plus petits : 1 050 = 2 × 525, puis 525 = 3 × 175, puis 175 = 5 × 35, enfin 35 = 5 × 7. En rassemblant tous les facteurs : 1 050 = 2 × 3 × 5 × 5 × 7, c'est-à-dire 1 050 = 2 × 3 × 5² × 7 (tous ces facteurs sont bien premiers).

  3. Situation 3. Augmenter une quantité de 14 %, c'est la multiplier par le coefficient multiplicateur 1 + 14100 = 1 + 0,14 = 1,14. Le nouveau prix vaut donc 25 × 1,14 = 28,5. Après l'augmentation de 14 %, l'article coûte 28,50 €.

  4. Situation 4. Dans un agrandissement de coefficient k, les longueurs sont multipliées par k, mais les aires sont multipliées par k². Ici k = 2,5, donc les aires sont multipliées par 2,5² = 6,25. L'aire du polygone 2 vaut 7,5 × 6,25 = 46,875. L'aire du polygone 2 est égale à 46,875 cm².

  5. Situation 5, question 1. Dans une série donnée par un tableau d'effectifs, la moyenne est la somme des produits (valeur × effectif) divisée par l'effectif total. Effectif total : 2 + 4 + 2 + 5 + 2 + 4 + 6 + 5 = 30 élèves. Somme des tailles : 152×2 + 157×4 + 160×2 + 162×5 + 165×2 + 170×4 + 174×6 + 180×5 = 304 + 628 + 320 + 810 + 330 + 680 + 1 044 + 900 = 5 016. Moyenne = 5 01630 = 167,2. La taille moyenne des élèves de cette classe est 167,2 cm.

  6. Situation 5, question 2. La médiane partage la série ordonnée en deux groupes de même effectif. L'effectif total est 30, un nombre pair : on repère donc la 15ᵉ et la 16ᵉ taille. Les effectifs cumulés croissants valent 2 ; 6 ; 8 ; 13 ; 15 ; 19 ; 25 ; 30, donc la 15ᵉ taille est 165 cm et la 16ᵉ est 170 cm. On prend leur demi-somme : 165 + 1702 = 167,5. La taille médiane est 167,5 cm ; par définition, toute valeur comprise entre 165 cm et 170 cm convient aussi.

Énoncé Exercice 2 Trigonométrie Difficile

Géométrie dans un parcours

[Figure non reproduite, non tracée en vraie grandeur. Les points A, B, E et M sont alignés ; sur cette droite ils se succèdent dans l'ordre E, M, A, B (le point M est donc situé entre E et A, et le point A entre M et B). Les points A, C et D sont alignés, dans l'ordre D, A, C : le point A est situé entre C et D, et les points C et D sont de part et d'autre de la droite (AB). ADE est un triangle rectangle en E ; ABC est un triangle rectangle en B. On donne AD = 70 m, BC = 30 m, AC = 50 m et l'angle DME = 60°.]

1. Calculer la longueur AB.

2. Montrer que les droites (DE) et (BC) sont parallèles.

3. Montrer que la longueur DE est égale à 42 m.

4. Montrer que la longueur EM est environ égale à 24,2 m.

5. En déduire l'aire du triangle AMD.

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Corrigé Exercice 2 Géométrie dans un parcours Revoir l'énoncé
  1. Question 1

    Le triangle ABC est rectangle en B, donc son hypoténuse est le côté [AC], opposé à l'angle droit. D'après le théorème de Pythagore : AC² = AB² + BC², soit 50² = AB² + 30². Donc AB² = 2 500 − 900 = 1 600. Une longueur étant positive, AB = 1 600 = 40. La longueur AB est égale à 40 m.

  2. Question 2

    Le triangle ABC est rectangle en B, donc la droite (BC) est perpendiculaire à la droite (AB). Le triangle ADE est rectangle en E, donc la droite (DE) est perpendiculaire à la droite (AE) ; or les points A, B, E et M sont alignés, donc (AE) et (AB) sont une seule et même droite. Les droites (BC) et (DE) sont ainsi perpendiculaires à une même droite (AB). D'après la propriété « si deux droites sont perpendiculaires à une même droite, alors elles sont parallèles », les droites (DE) et (BC) sont parallèles.

  3. Question 3

    Les points B, A, E sont alignés, les points C, A, D sont alignés et (BC) // (DE) : on est dans une configuration de Thalès, ici la configuration dite « papillon », car A est situé entre B et E et entre C et D. Le théorème de Thalès donne les égalités de quotients ABAE = ACAD = BCDE. On utilise ACAD = BCDE, soit 5070 = 30DE. Le produit en croix donne 50 × DE = 30 × 70 = 2 100, d'où DE = 2 10050 = 42. La longueur DE est bien égale à 42 m.

  4. Question 4

    Le triangle DEM est rectangle en E (car (DE) ⊥ (AB) et M appartient à (AB)) et l'angle DME mesure 60°. Dans ce triangle rectangle, vu de l'angle en M, [DE] est le côté opposé et [EM] le côté adjacent : on utilise donc la tangente. tan(DME) = DEEM, soit tan(60°) = 42EM, d'où EM = 42tan(60°) = 423 ≈ 24,25. La longueur EM est bien environ égale à 24,2 m.

  5. Question 5, calcul préliminaire de AE. On réutilise les égalités de Thalès de la question 3 : ABAE = ACAD, soit 40AE = 5070. Le produit en croix donne 50 × AE = 40 × 70 = 2 800, d'où AE = 2 80050 = 56 m. On pouvait aussi appliquer le théorème de Pythagore dans le triangle ADE rectangle en E : AE² = AD² − DE² = 4 900 − 1 764 = 3 136, donc AE = 3 136 = 56 m.

  6. Question 5, aire du triangle AMD. Sur la droite (AB), le point M est situé entre A et E, donc AM = AE − EM ≈ 56 − 24,25 = 31,75 m. La droite (DE) est perpendiculaire à la droite (AM), donc la distance du point D à la droite (AM) vaut DE = 42 m : c'est la hauteur du triangle AMD issue de D, relative à la base [AM]. Aire(AMD) = AM × DE231,75 × 422 ≈ 666,8. L'aire du triangle AMD est environ égale à 667 m². (Vérification : Aire(ADE) − Aire(DME) = 56 × 42224,25 × 422 ≈ 1 176 − 509,2 ≈ 666,8 m².)

Énoncé Exercice 3 Calcul littéral Moyen

Programmes de calcul

On considère les deux programmes de calcul suivants :

Programme A

• Choisir un nombre

• Multiplier par 3

• Ajouter 15

• Diviser par 3

• Soustraire le nombre de départ

Programme B (le calcul se sépare en deux branches)

• Choisir un nombre

• D'une part soustraire 1 au nombre choisi ; d'autre part soustraire 6 au nombre choisi

• Multiplier les deux résultats obtenus

• Ajouter 5

1. Montrer que, lorsque le nombre choisi est 4, le résultat obtenu avec le programme A est 5.

2. Montrer que, lorsque le nombre choisi est −2, le résultat obtenu avec le programme A est 5.

3. Justifier que l'affirmation suivante est vraie : « Le programme A donne toujours le même résultat. »

4. Lorsque le nombre choisi est 10, quel résultat obtient-on avec le programme B ?

5. Il existe exactement deux nombres pour lesquels les programmes A et B fournissent à chaque fois des résultats identiques. Quels sont ces deux nombres ?

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Corrigé Exercice 3 Programmes de calcul Revoir l'énoncé
  1. Question 1

    On applique le programme A au nombre 4, étape par étape : multiplier par 3 donne 4 × 3 = 12 ; ajouter 15 donne 12 + 15 = 27 ; diviser par 3 donne 27 ÷ 3 = 9 ; soustraire le nombre de départ donne 9 − 4 = 5. Lorsque le nombre choisi est 4, le programme A donne bien 5.

  2. Question 2

    On applique le programme A au nombre −2 : (−2) × 3 = −6 ; −6 + 15 = 9 ; 9 ÷ 3 = 3 ; puis on soustrait le nombre de départ, qui est −2 : 3 − (−2) = 3 + 2 = 5. Lorsque le nombre choisi est −2, le programme A donne bien 5.

  3. Question 3

    Deux exemples ne prouvent rien : il faut faire le calcul avec une lettre. On appelle x le nombre choisi. Multiplier par 3 : 3x. Ajouter 15 : 3x + 15, que l'on factorise par 3 : 3x + 15 = 3(x + 5). Diviser par 3 : 3x + 53 = x + 5. Soustraire le nombre de départ : (x + 5) − x = 5. Le résultat vaut 5 quel que soit le nombre x choisi au départ : l'affirmation « Le programme A donne toujours le même résultat » est donc vraie.

  4. Question 4

    On applique le programme B au nombre 10. Première branche : 10 − 1 = 9. Seconde branche : 10 − 6 = 4. On multiplie les deux résultats : 9 × 4 = 36. On ajoute 5 : 36 + 5 = 41. Lorsque le nombre choisi est 10, le programme B donne 41.

  5. Question 5

    En partant d'un nombre x, le programme B donne (x − 1)(x − 6) + 5, alors que le programme A donne toujours 5 d'après la question 3. Les deux programmes donnent le même résultat lorsque (x − 1)(x − 6) + 5 = 5, c'est-à-dire (x − 1)(x − 6) = 0. Un produit de facteurs est nul si et seulement si l'un au moins de ses facteurs est nul : x − 1 = 0 ou x − 6 = 0, donc x = 1 ou x = 6. Les deux nombres cherchés sont 1 et 6.

Énoncé Exercice 4 Proportionnalité Moyen

Course de Malo

À l'approche d'une course organisée par son collège, Malo s'entraîne sur un parcours de 13,5 km.

La courbe ci-dessous représente la distance parcourue par Malo (en kilomètres) en fonction du temps écoulé (en minutes).

[Graphique non reproduit : l'axe des abscisses porte le temps, en minutes, gradué de 0 à 90 ; l'axe des ordonnées porte la distance parcourue, en kilomètres, graduée de 0 à 15. La courbe part de l'origine, passe par les points (20 ; 4,5) et (50 ; 9), comporte un palier horizontal de 10 minutes pendant lequel Malo est à l'arrêt, et atteint 13,5 km au bout de 80 minutes.]

1. Le temps et la distance parcourue par Malo sont-ils proportionnels ?

2. Quelle distance Malo a-t-il parcourue au bout de 20 minutes ? Aucune justification n'est attendue.

3. Combien de temps a-t-il mis pour faire les 9 premiers kilomètres ? Aucune justification n'est attendue.

4. Quelle est la vitesse moyenne de Malo lors de cette course ? Exprimer le résultat au dixième de km/h près.

5. Louise et Hillal ont couru sur le même parcours de 13,5 km. Louise a une vitesse régulière égale à 12 km/h et Hillal a une vitesse régulière égale à 10 km/h.

a. Sachant que Louise et Hillal sont partis en même temps, qui a été le premier à franchir la ligne d'arrivée ?

b. Quelle distance sépare Louise et Hillal, lorsque le premier des deux franchit la ligne d'arrivée ?

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Corrigé Exercice 4 Course de Malo Revoir l'énoncé
  1. Question 1

    Deux grandeurs sont proportionnelles lorsque leur représentation graphique est une droite passant par l'origine du repère. Ici la courbe part bien de l'origine, mais ce n'est pas une droite : elle s'infléchit et comporte même un palier. On le confirme par le calcul, en comparant les quotients distance/temps de deux points lus sur la courbe : 4,520 = 0,225 km par minute, alors que 950 = 0,18 km par minute. Ces deux quotients sont différents, il n'existe donc pas de coefficient de proportionnalité. Non, le temps et la distance parcourue par Malo ne sont pas proportionnels.

  2. Question 2

    On repère 20 sur l'axe des temps, on monte verticalement jusqu'à la courbe, puis on lit l'ordonnée du point obtenu. Au bout de 20 minutes, Malo a parcouru 4,5 km.

  3. Question 3

    On procède dans l'autre sens : on part de 9 sur l'axe des distances, on se déplace horizontalement jusqu'à rencontrer la courbe, puis on descend sur l'axe des temps. Malo a mis 50 minutes pour parcourir les 9 premiers kilomètres.

  4. Question 4

    La vitesse moyenne est le quotient de la distance totale parcourue par la durée totale du parcours : v = dt. La courbe montre que Malo parcourt les 13,5 km en 80 minutes. Pour obtenir un résultat en km/h, on convertit d'abord la durée en heures : 80 min = 8060 h = 43 h. Donc v = 13,5 ÷ (43) = 13,5 × 34 = 10,125. Arrondie au dixième, la vitesse moyenne de Malo lors de cette course est 10,1 km/h. (Remarque : cette vitesse moyenne tient compte des 10 minutes d'arrêt, puisqu'elle se calcule sur la durée totale. Si l'on ne comptait que les 70 minutes pendant lesquelles il court effectivement, on trouverait 13,5 × 6070 = 817 ≈ 11,6 km/h.)

  5. Question 5

    a. Louise et Hillal partent en même temps et parcourent la même distance, 13,5 km : celui qui arrive le premier est donc celui qui court le plus vite. Comme 12 > 10, c'est Louise qui a franchi la première la ligne d'arrivée. On peut le vérifier par les durées, avec t = dv : Louise met 13,512 = 1,125 h, soit 1 h 7 min 30 s, tandis qu'Hillal met 13,510 = 1,35 h, soit 1 h 21 min.

  6. b. Il faut calculer la distance parcourue par Hillal à l'instant précis où Louise franchit la ligne, c'est-à-dire au bout de t = 1,125 h. Hillal court à vitesse régulière : la distance qu'il parcourt est proportionnelle au temps, donc d = v × t = 10 × 1,125 = 11,25 km. Il lui reste alors 13,5 − 11,25 = 2,25 km à parcourir. Lorsque Louise franchit la ligne d'arrivée, elle a 2,25 km d'avance sur Hillal.

Énoncé Exercice 5 Algorithmique et programmation Moyen

Motifs dessinés par un lutin

Dans cet exercice, aucune justification n'est attendue.

Partie 1 les motifs

Script 1

définir Motif 1

stylo en position d'écriture

répéter 3 fois

avancer de 30 pas

tourner de 120 degrés

relever le stylo

Script 2

définir Motif 2

stylo en position d'écriture

répéter 6 fois

avancer de 30 pas

tourner de 60 degrés

relever le stylo

Script 3

définir Motif 3

stylo en position d'écriture

répéter 2 fois

avancer de 30 pas

....... partie du script effacée (voir question 2) .......

relever le stylo

1. Les scripts 1 et 2 permettent chacun d'obtenir un des dessins ci-dessous. Associer chacun des scripts à son dessin.

[Dessins non reproduits : le dessin 1 est un hexagone régulier, le dessin 2 est un triangle équilatéral.]

2. Le script 3 permet d'obtenir le losange ci-contre. La partie du script effacée contient les 3 instructions A, B et C ci-dessous. Sur votre copie, recopier dans le bon ordre les instructions cachées. Chaque instruction ne doit être utilisée qu'une seule fois.

[Figure : un losange dont les côtés mesurent 30 pas ; le sommet où commence le tracé est marqué « Départ » et l'angle du losange y mesure 120°, celui du sommet voisin mesurant 60°.]

Instruction A : tourner de 60 degrés

Instruction B : tourner de 120 degrés

Instruction C : avancer de 30 pas

Partie 2 le script principal

quand le drapeau vert est cliqué

aller à x: −200 y: 0

effacer tout

s'orienter à 90

mettre Motif à nombre aléatoire entre 1 et 3

si Motif = 3 alors

répéter 6 fois

Motif 3

avancer de 60 pas

dire Voici le dessin !

sinon

dire Perdu !

Rappels : l'instruction « nombre aléatoire entre 1 et 3 » donne un nombre entier au hasard parmi 1 ; 2 et 3. L'instruction « s'orienter à 90 » oriente le lutin horizontalement vers la droite.

3. Quelles sont les coordonnées du point de départ du lutin ?

4. Parmi les 5 captures d'écran proposées ci-dessous, seules deux sont possibles. Lesquelles ?

[Captures d'écran non reproduites : ce sont cinq images de la scène, chacune montrant un dessin et le message affiché par le lutin. Ce message est « Voici le dessin ! » sur les captures n° 1, 2, 4 et 5, et « Perdu ! » sur la capture n° 3.]

5. On clique sur le drapeau vert, et on observe le message affiché. Quelle est la probabilité que le message affiché soit « Voici le dessin ! » ?

6. On lance de nouveau le programme 100 fois et on regroupe les résultats obtenus dans le tableau suivant :

Message du lutin : « Voici le dessin ! » ; « Perdu ! »

Effectif : 40 ; 60

a. Calculer la fréquence de l'affichage « Voici le dessin ! ».

b. Pourquoi ce résultat est-il différent de celui obtenu à la question 5 ?

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Corrigé Exercice 5 Motifs dessinés par un lutin Revoir l'énoncé
  1. Partie 1

    , question 1. Dans une boucle « avancer puis tourner », le lutin ne tourne pas de l'angle de la figure mais de l'angle extérieur, et la somme des angles dont il tourne vaut 360° quand la figure se referme. Script 1 : la boucle est répétée 3 fois, donc le lutin trace 3 côtés de 30 pas, et 3 × 120° = 360°, il revient à son orientation de départ : c'est un triangle à trois côtés égaux, donc un triangle équilatéral (chacun de ses angles mesure 180° − 120° = 60°). Script 2 : 6 côtés de 30 pas et 6 × 60° = 360°, avec des angles de 180° − 60° = 120° : c'est un hexagone régulier. Le script 1 donne donc le dessin 2 (le triangle équilatéral) et le script 2 donne le dessin 1 (l'hexagone régulier).

  2. , question 2. Le losange a 4 côtés de 30 pas et la boucle n'est répétée que 2 fois : chaque passage doit donc tracer 2 côtés. Elle contient déjà « avancer de 30 pas » ; la partie effacée doit fournir le second côté, c'est-à-dire l'instruction C, encadré par les deux rotations. À chaque sommet le lutin tourne du supplémentaire de l'angle du losange : pour un angle de 120° il tourne de 180° − 120° = 60°, et pour un angle de 60° il tourne de 180° − 60° = 120°. Le lutin part du sommet où l'angle vaut 120° et arrive, après le premier côté, au sommet où l'angle vaut 60° : il y tourne donc de 120°. Il trace le deuxième côté, atteint un sommet d'angle 120° et y tourne de 60°.

  3. Les instructions cachées, dans l'ordre, sont donc : tourner de 120 degrés (instruction B) ; avancer de 30 pas (instruction C) ; tourner de 60 degrés (instruction A). Contrôle : sur les deux passages de la boucle, le lutin tourne au total de 2 × (120° + 60°) = 360°, il retrouve son orientation initiale et le losange est bien refermé sur son point de départ.

  4. Partie 2

    , question 3. L'instruction « aller à x: −200 y: 0 » place le lutin au point d'abscisse −200 et d'ordonnée 0. Les coordonnées du point de départ du lutin sont (−200 ; 0).

  5. Question 4

    Le script n'a que deux déroulements possibles, selon le résultat du tirage aléatoire. Si le nombre tiré est 3, la condition « si Motif = 3 » est vraie : le lutin exécute 6 fois le bloc Motif 3 en avançant de 60 pas entre deux exécutions. Comme le motif ramène le lutin exactement à son point de départ avec la même orientation, et qu'il relève le stylo à la fin, on obtient 6 losanges identiques, alignés horizontalement et régulièrement espacés de 60 pas, puis le message « Voici le dessin ! ». Si le nombre tiré est 1 ou 2, la condition est fausse : aucun tracé n'est effectué, la scène reste vide (elle vient d'être vidée par « effacer tout ») et le lutin dit « Perdu ! ».

  6. Les deux seules captures d'écran possibles sont donc la capture n° 2, la seule qui montre les 6 losanges alignés et régulièrement espacés avec le message « Voici le dessin ! », et la capture n° 3, la seule qui affiche le message « Perdu ! » sur une scène vide. Les captures n° 1, 4 et 5 associent le message « Voici le dessin ! » à un tracé que ce script ne peut pas produire.

  7. Question 5

    Le bloc « nombre aléatoire entre 1 et 3 » donne 1, 2 ou 3, chacun de ces trois nombres ayant la même probabilité d'être tiré : on est en situation d'équiprobabilité avec 3 issues possibles. Le message « Voici le dessin ! » n'est affiché que dans le seul cas où le nombre tiré est 3, ce qui fait 1 cas favorable. La probabilité que le message affiché soit « Voici le dessin ! » est donc 13, soit environ 0,333 ou 33,3 %.

  8. Question 6

    a. La fréquence d'une issue est le quotient de son effectif par l'effectif total. Ici l'affichage « Voici le dessin ! » a été obtenu 40 fois sur 100 lancers : fréquence = 40100 = 0,4, soit 40 %.

  9. b. La fréquence observée, 0,4, ne coïncide pas avec la probabilité théorique, 13 ≈ 0,333 : c'est normal. Une fréquence est le résultat d'une expérience et elle change d'une série de 100 lancers à l'autre — c'est ce qu'on appelle la fluctuation d'échantillonnage. La probabilité, elle, est une valeur théorique fixe. D'après la loi des grands nombres, la fréquence se rapproche de la probabilité lorsque le nombre de répétitions devient très grand ; avec seulement 100 lancers, un écart de cet ordre est tout à fait attendu.