- Partie A
lecture graphique
- 1. a.
Le nombre dérivé f′(1) est le coefficient directeur de la tangente à Cf au point d’abscisse 1. Cette tangente est parallèle à l’axe des abscisses, donc horizontale : son coefficient directeur est nul. On lit f′(1) = 0.
- b.
Résoudre f(x) = 0 revient à chercher les abscisses des points d’intersection de Cf avec l’axe des abscisses. Sur [0 ; 3], la courbe ne coupe cet axe qu’au point A(12 ; 0). L’unique solution de f(x) = 0 sur [0 ; 3] est donc x = 12, soit 0,5.
- 2.
Le nombre f′(12) est le coefficient directeur de la tangente TA à Cf au point A d’abscisse 12. Or TA passe par A(12 ; 0) et par B(1 ; e²) : c’est la droite (AB), de coefficient directeur yB − yAxB − xA = e² − 01 − 1/2 = e²/(12) = 2e². On conclut f′(12) = 2e².
- 3.
Deux primitives d’une même fonction diffèrent d’une constante : leurs courbes se déduisent donc l’une de l’autre par une translation verticale. Les courbes C1 et C2 sont exactement dans cette situation, ce sont elles qui représentent des primitives de f. On élimine C3 par le signe de f : si F est une primitive de f, alors F′ = f, donc F est croissante partout où f est positive. Or f est positive juste après x = 0,5 (la courbe Cf y est au-dessus de l’axe des abscisses) alors que C3 y est décroissante : C3 ne peut pas être une primitive de f.
- Partie B
étude de f(x) = (2x − 1) e⁻²ˣ⁺³
- 1. a.
On isole 2x − 1 dans l’exposant : −2x + 3 = −(2x − 1) + 2. Donc, avec la relation ea+b = ea × eb, e⁻²ˣ⁺³ = e² × e−(2x−1) = e²/e²ˣ⁻¹. En reportant, f(x) = (2x − 1) e⁻²ˣ⁺³ = e² × 2x − 1e²ˣ⁻¹ pour tout x de [0 ; +∞[.
- b.
On pose X = 2x − 1 : quand x → +∞, X → +∞. Par croissances comparées, lim(X→+∞) eXX = +∞, donc son inverse tend vers 0 : lim(X→+∞) XeX = 0. Par composition puis produit par la constante e², lim(x→+∞) f(x) = e² × 0 = 0. L’axe des abscisses est asymptote horizontale à Cf en +∞.
- 2. a.
On dérive un produit : f = u × v avec u(x) = 2x − 1 et v(x) = e⁻²ˣ⁺³, donc u′(x) = 2 et, par dérivation de la composée eg(x) qui vaut g′(x) eg(x), v′(x) = −2 e⁻²ˣ⁺³. Ainsi f′(x) = u′(x)v(x) + u(x)v′(x) = 2 e⁻²ˣ⁺³ + (2x − 1) × (−2) e⁻²ˣ⁺³ = (2 − 4x + 2) e⁻²ˣ⁺³ = (−4x + 4) e⁻²ˣ⁺³ pour tout x de [0 ; +∞[.
- b.
L’exponentielle est strictement positive, donc f′(x) est du signe de −4x + 4, expression affine décroissante qui s’annule en x = 1 : f′ > 0 sur [0 ; 1[, f′(1) = 0 et f′ < 0 sur ]1 ; +∞[. On calcule les valeurs utiles : f(0) = (2 × 0 − 1) e³ = −e³ ≈ −20,1 et f(1) = (2 × 1 − 1) e¹ = e ≈ 2,72, et on connaît lim(x→+∞) f(x) = 0. Tableau de variations : f est strictement croissante sur [0 ; 1], de −e³ jusqu’à e, puis strictement décroissante sur [1 ; +∞[, de e vers 0 ; elle atteint son maximum e en x = 1.
- 3.
Le repère est orthonormé d’unité 1 cm. À l’abscisse α, le contour du logo est formé du point (α ; f(α)) et de son symétrique par rapport à l’axe des abscisses, le point (α ; −f(α)) : la hauteur du logo y vaut f(α) − (−f(α)) = 2f(α). La contrainte du client s’écrit donc 2f(α) = 0,3, c’est-à-dire f(α) = 0,15.
Sur [1 ; +∞[, la fonction f est continue (car dérivable) et strictement décroissante, avec f(1) = e ≈ 2,72 et lim(x→+∞) f(x) = 0 ; le réel 0,15 appartient à l’intervalle ]0 ; e[. D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires pour les fonctions strictement monotones, l’équation f(x) = 0,15 admet une unique solution α dans [1 ; +∞[. Par balayage à la calculatrice, f(3,31) ≈ 0,1505 et f(3,32) ≈ 0,1481, donc 3,31 < α < 3,32 : arrondie au dixième, la valeur cherchée est α ≈ 3,3.
- Partie C
aire et volume
- 1.
On intègre par parties en dérivant le facteur polynomial. On pose u(x) = 2x − 1 et v′(x) = e⁻²ˣ⁺³, d’où u′(x) = 2 et v(x) = −(12) e⁻²ˣ⁺³ ; ces fonctions sont dérivables à dérivées continues sur [0,5 ; 3,3]. La formule d’intégration par parties donne I = [u(x)v(x)] − ∫ u′(x)v(x) dx, soit I = [−(12)(2x − 1) e⁻²ˣ⁺³] − ∫ 2 × (−(12)) e⁻²ˣ⁺³ dx = [−(12)(2x − 1) e⁻²ˣ⁺³] + ∫ e⁻²ˣ⁺³ dx, les crochets et l’intégrale étant pris de 0,5 à 3,3.
Le crochet vaut −(12) × (2 × 3,3 − 1) e−3,6 − (−(12) × (2 × 0,5 − 1) e²) = −2,8 e−3,6 − 0 = −2,8 e−3,6, car 2 × 0,5 − 1 = 0. L’intégrale restante vaut [−(12) e⁻²ˣ⁺³] de 0,5 à 3,3 = −(12) e−3,6 + (12) e² = 0,5 e² − 0,5 e−3,6.
En sommant : I = −2,8 e−3,6 + 0,5 e² − 0,5 e−3,6 = 0,5 e² − 3,3 e−3,6. Numériquement, I ≈ 3,6944 − 0,0902 ≈ 3,604, soit I ≈ 3,6 arrondie au dixième.
- 2.
Sur [0,5 ; 3,3], la fonction f est continue et positive (car 2x − 1 ≥ 0 et l’exponentielle est positive) : l’intégrale I est donc l’aire, en cm², du domaine compris entre Cf, l’axe des abscisses et les droites d’équations x = 0,5 et x = 3,3. Le logo est la réunion de ce domaine et de son symétrique par rapport à l’axe des abscisses (avec α ≈ 3,3), son aire vaut donc 2I ≈ 2 × 3,6 = 7,2 cm². Le volume du porte-clé est égal à l’aire du logo multipliée par l’épaisseur de la plaque : V ≈ 7,2 × 0,2 = 1,44 cm³. Le volume du porte-clé est donc d’environ 1,4 cm³ arrondi au dixième.