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Sujet officiel · session 2026

Bac de maths 2026 — Métropole · 17 juin

Le sujet tel qu'il a été donné, sa transcription, et le corrigé complet de ses 4 exercices.

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Sujet publié par le ministère de l'Éducation nationale — PDF d'origine. Transcription et correction rédigées par MathBooster.

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Énoncé et corrigé, exercice par exercice

L'énoncé transcrit à gauche, notre correction en face. Chaque étape nomme la propriété utilisée ; ces corrections sont rédigées par MathBooster, puis vérifiées calcul par calcul.

Énoncé Exercice 1 Géométrie dans l’espace Difficile

Tétraèdre, projeté orthogonal et volume

Dans un repère orthonormé, on considère les points A(2 ; 1 ; 1), B(3 ; −2 ; 0), C(0 ; −1 ; 1) et D(0 ; 0 ; 2). [Représentation graphique des points A, B, C, D dans le repère].

1. Montrer que les points A, B et C définissent un plan.

2. a. Montrer que le vecteur n(1 ; −1 ; 4) est normal au plan (ABC).

b. En déduire qu’une équation cartésienne du plan (ABC) est x − y + 4z − 5 = 0.

3. Vérifier qu’une représentation paramétrique de la droite Δ passant par D et orthogonale au plan (ABC) est x = t, y = −t, z = 2 + 4t (t ∈ ℝ).

4. Montrer que le projeté orthogonal de D sur le plan (ABC) est le point H(−16 ; 16 ; 43).

5. a. Montrer que le triangle ABC est isocèle en B.

b. Montrer que l’aire du triangle ABC est 32.

6. a. En déduire que le volume du tétraèdre ABCD est égal à 1.

b. On admet que la distance du point A au plan (BCD) est 2. En déduire l’aire du triangle BCD.

7. On note Dk le point de coordonnées (0 ; 0 ; k), où k est un réel.

a. Déterminer la valeur de k pour laquelle les points A, B, C et Dk sont coplanaires. Quel est alors le projeté orthogonal de Dk sur le plan (ABC) ?

b. Peut-on trouver une valeur de k telle que A soit le projeté orthogonal de Dk sur le plan (ABC) ?

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Corrigé Exercice 1 Tétraèdre, projeté orthogonal et volume Revoir l'énoncé
  1. 1.

    On calcule les coordonnées de deux vecteurs du futur plan : AB(3 − 2 ; −2 − 1 ; 0 − 1) = AB(1 ; −3 ; −1) et AC(0 − 2 ; −1 − 1 ; 1 − 1) = AC(−2 ; −2 ; 0). S’ils étaient colinéaires, il existerait k réel avec AC = k AB ; la première coordonnée imposerait k = −2, mais on aurait alors pour la deuxième −3 × (−2) = 6 ≠ −2. Les vecteurs AB et AC ne sont donc pas colinéaires : les points A, B et C ne sont pas alignés et définissent bien un plan.

  2. 2. a.

    Le repère est orthonormé, on peut donc utiliser l’expression analytique du produit scalaire. n · AB = 1 × 1 + (−1) × (−3) + 4 × (−1) = 1 + 3 − 4 = 0, et n · AC = 1 × (−2) + (−1) × (−2) + 4 × 0 = −2 + 2 + 0 = 0. Le vecteur n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : c’est un vecteur normal à ce plan.

  3. b.

    Propriété : un plan de vecteur normal n(a ; b ; c) admet une équation cartésienne de la forme ax + by + cz + d = 0. Ici, avec n(1 ; −1 ; 4), le plan (ABC) a une équation de la forme x − y + 4z + d = 0. Le point A(2 ; 1 ; 1) appartient au plan, donc ses coordonnées la vérifient : 2 − 1 + 4 × 1 + d = 0, soit 5 + d = 0, d’où d = −5. Une équation cartésienne de (ABC) est bien x − y + 4z − 5 = 0.

  4. 3.

    Une droite orthogonale à un plan est dirigée par un vecteur normal de ce plan : la droite Δ est donc dirigée par n(1 ; −1 ; 4). Comme elle passe par D(0 ; 0 ; 2), une représentation paramétrique est x = 0 + 1 × t, y = 0 + (−1) × t, z = 2 + 4 × t, c’est-à-dire x = t, y = −t, z = 2 + 4t avec t ∈ ℝ : c’est bien la représentation proposée.

  5. 4.

    Le projeté orthogonal H de D sur (ABC) est le point d’intersection de Δ et de (ABC). Comme H ∈ Δ, il existe un réel t tel que H(t ; −t ; 2 + 4t). Comme H ∈ (ABC), ses coordonnées vérifient l’équation du plan : t − (−t) + 4(2 + 4t) − 5 = 0, soit 2t + 8 + 16t − 5 = 0, soit 18t + 3 = 0, d’où t = −318 = −16. On obtient x = −16, y = 16 et z = 2 + 4 × (−16) = 2 − 23 = 43. Le projeté orthogonal de D sur (ABC) est donc H(−16 ; 16 ; 43).

  6. 5. a.

    Le repère est orthonormé, on calcule les longueurs avec la formule de la distance. BA(−1 ; 3 ; 1) donne BA = (−1)² + 3² + 1² = 1 + 9 + 1 = 11. BC(−3 ; 1 ; 1) donne BC = (−3)² + 1² + 1² = 9 + 1 + 1 = 11. Comme BA = BC = 11, le triangle ABC est isocèle en B.

  7. b.

    Dans un triangle isocèle en B, la hauteur issue de B est aussi la médiane issue de B : elle passe par le milieu I de [AC]. On a I(2 + 02 ; 1 + (−1)2 ; 1 + 12) = I(1 ; 0 ; 1). On calcule la base AC = (−2)² + (−2)² + 0² = 8 = 22, puis la hauteur BI, avec BI(1 − 3 ; 0 − (−2) ; 1 − 0) = BI(−2 ; 2 ; 1), soit BI = 4 + 4 + 1 = 9 = 3. L’aire du triangle vaut alors base × hauteur2 = 22 × 32 = 32 unités d’aire.

  8. 6. a.

    En prenant ABC comme base, la hauteur correspondante est la distance de D au plan (ABC), c’est-à-dire la longueur DH calculée à la question 4. Avec DH(−16 − 0 ; 16 − 0 ; 43 − 2) = DH(−16 ; 16 ; −23), on obtient DH = 136 + 136 + 49 = 136 + 136 + 1636 = 1836 = 12 = 22. Le volume vaut V = (13) × 𝒜(ABC) × DH = (13) × 32 × (22) = (13) × 3 × 22 = (13) × 3 = 1. Le volume du tétraèdre ABCD est bien égal à 1 unité de volume.

  9. b.

    Le tétraèdre est le même, on peut donc calculer son volume avec la base BCD et la hauteur issue de A, qui vaut 2 d’après l’énoncé : 1 = (13) × 𝒜(BCD) × 2. On en tire 𝒜(BCD) = 32 = 32/2. L’aire du triangle BCD est donc 32/2, soit environ 2,12 unités d’aire.

  10. 7. a.

    Quatre points sont coplanaires ici lorsque Dk appartient au plan (ABC), c’est-à-dire lorsque ses coordonnées vérifient l’équation du plan : 0 − 0 + 4k − 5 = 0, soit k = 54. Pour k = 54, le point Dk est dans le plan (ABC) : son projeté orthogonal sur (ABC) est alors lui-même, par définition du projeté orthogonal d’un point du plan.

  11. b.

    Le point A est le projeté orthogonal de Dk sur (ABC) si et seulement si A appartient à (ABC), ce qui est vrai, et si le vecteur ADk est orthogonal au plan, c’est-à-dire colinéaire au vecteur normal n(1 ; −1 ; 4). Or ADk(0 − 2 ; 0 − 1 ; k − 1) = ADk(−2 ; −1 ; k − 1). S’il existait un réel λ avec ADk = λ n, la première coordonnée donnerait λ = −2 et la deuxième −1 = −λ, soit λ = 1 : c’est contradictoire, et ce quelle que soit la valeur de k, puisque k n’intervient que dans la troisième coordonnée. Il n’existe donc aucune valeur de k pour laquelle A est le projeté orthogonal de Dk sur (ABC).

Énoncé Exercice 2 Suites numériques Moyen

Modélisation d’une pollution dans un bassin

Un bassin de 30 000 litres d’eau, régulièrement renouvelée, est destiné à l’élevage de truites. On étudie une pollution par une substance polluante à l’aide de deux modèles indépendants.

Partie A modèle discret

On note Vn le volume, en litre, de substance polluante présente n heures après le début de la pollution. On a V0 = 0 et, pour tout entier naturel n, Vn+1 = 0,995 Vn + 6.

1. Calculer V1 et V2.

2. Recopier et compléter le programme Python ci-dessous pour qu’il renvoie le volume, en litre, de substance polluante présente dans le bassin après n heures.

def volume(n):

v = ...

for k in range(n):

v = ...

return v

3. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, Vn ≤ Vn+1 ≤ 1 200.

4. Justifier que la suite (Vn) converge, et calculer sa limite.

Partie B modèle continu

On note v(t) le volume, en litre, de substance polluante à l’instant t en heure. On admet que v est dérivable sur [0 ; +∞[, solution de (E) : y′ = −0,005 y + 6, avec v(0) = 0.

1. a. Déterminer les solutions de (E).

b. Montrer que v(t) = 1 200(1 − e−0,005t) pour tout t ∈ [0 ; +∞[.

c. Calculer la limite de v en +∞.

d. Déterminer le sens de variation de v sur [0 ; +∞[.

2. Un taux de substance polluante supérieur à 5 % du volume du bassin nécessite un nettoyage complet. Le propriétaire devra-t-il procéder à ce nettoyage ?

3. Pour éviter des conséquences sur l’élevage, il est préconisé que le volume de polluant ne dépasse pas 50 litres. Déterminer l’instant exact au-delà duquel ce seuil est dépassé. En donner la valeur en heures et minutes, arrondie à la minute.

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Corrigé Exercice 2 Modélisation d’une pollution dans un bassin Revoir l'énoncé
  1. Partie A

    modèle discret

  2. 1.

    On applique la relation de récurrence à partir de V0 = 0. V1 = 0,995 × V0 + 6 = 0,995 × 0 + 6 = 6, puis V2 = 0,995 × V1 + 6 = 0,995 × 6 + 6 = 5,97 + 6 = 11,97. Après une heure le bassin contient 6 litres de substance polluante, et 11,97 litres après deux heures.

  3. 2.

    La variable v doit d’abord contenir V0, donc on l’initialise à 0 ; à chaque tour de boucle on lui applique la relation de récurrence, de sorte qu’après les n tours elle contient Vn. Attention : en Python le séparateur décimal est le point, on écrit 0.995 et non 0,995. def volume(n): v = 0 for k in range(n): v = 0.995*v + 6 return v

  4. 3.

    Notons P(n) la propriété Vn ≤ Vn+1 ≤ 1 200 et raisonnons par récurrence. Initialisation : V0 = 0 et V1 = 6, donc 0 ≤ 6 ≤ 1 200 : P(0) est vraie.

  5. Hérédité : soit n un entier naturel tel que P(n) soit vraie, c’est-à-dire Vn ≤ Vn+1 ≤ 1 200. Comme 0,995 > 0, multiplier par 0,995 ne change pas le sens des inégalités : 0,995 Vn ≤ 0,995 Vn+1 ≤ 0,995 × 1 200 = 1 194. En ajoutant 6 à chaque membre : 0,995 Vn + 6 ≤ 0,995 Vn+1 + 6 ≤ 1 200, c’est-à-dire Vn+1 ≤ Vn+2 ≤ 1 200 : P(n + 1) est vraie.

  6. Conclusion : P(0) est vraie et P est héréditaire, donc d’après le principe de récurrence, pour tout entier naturel n, Vn ≤ Vn+1 ≤ 1 200.

  7. 4.

    L’encadrement précédent montre deux choses : Vn ≤ Vn+1 pour tout n, donc la suite (Vn) est croissante, et Vn ≤ 1 200 pour tout n, donc elle est majorée par 1 200. D’après le théorème de la convergence monotone, la suite (Vn) converge vers un réel ℓ. La fonction x ↦ 0,995x + 6 est affine donc continue : en passant à la limite dans Vn+1 = 0,995 Vn + 6, on obtient ℓ = 0,995ℓ + 6, soit 0,005ℓ = 6, d’où ℓ = 60,005 = 1 200. La quantité de polluant se stabilise donc à 1 200 litres.

  8. Partie B

    modèle continu

  9. 1. a.

    L’équation (E) est de la forme y′ = ay + b avec a = −0,005 et b = 6. D’après le cours, ses solutions sur [0 ; +∞[ sont les fonctions t ↦ C eatba, c’est-à-dire t ↦ C e−0,005t6−0,005 = C e−0,005t + 1 200, où C est une constante réelle.

  10. b.

    La fonction v est l’unique solution vérifiant la condition initiale v(0) = 0. On écrit v(t) = C e−0,005t + 1 200, puis v(0) = C e⁰ + 1 200 = C + 1 200 = 0, d’où C = −1 200. Ainsi v(t) = −1 200 e−0,005t + 1 200 = 1 200(1 − e−0,005t) pour tout t de [0 ; +∞[.

  11. c.

    Quand t → +∞, on a −0,005t → −∞, et comme lim(X→−∞) eX = 0, la composition donne lim(t→+∞) e−0,005t = 0. Par somme puis produit, lim(t→+∞) v(t) = 1 200 × (1 − 0) = 1 200. La courbe de v admet donc la droite d’équation y = 1 200 pour asymptote horizontale en +∞.

  12. d.

    La fonction v est dérivable sur [0 ; +∞[ et v′(t) = −1 200 × (−0,005) e−0,005t = 6 e−0,005t. La fonction exponentielle étant strictement positive, v′(t) > 0 pour tout t ≥ 0 : la fonction v est strictement croissante sur [0 ; +∞[.

  13. 2.

    Le seuil de nettoyage correspond à 5 % du volume du bassin, soit 0,05 × 30 000 = 1 500 litres de substance polluante. Or v est strictement croissante et tend vers 1 200 en +∞ : elle est donc majorée par 1 200, et v(t) < 1 200 < 1 500 pour tout t ≥ 0. Selon ce modèle, le seuil de 1 500 litres n’est jamais atteint : le propriétaire n’aura pas à procéder au nettoyage complet.

  14. 3.

    On résout v(t) = 50 : 1 200(1 − e−0,005t) = 50 donne 1 − e−0,005t = 501 200 = 124, puis e−0,005t = 1 − 124 = 2324. En composant par la fonction ln, strictement croissante sur ]0 ; +∞[ : −0,005t = ln(2324), d’où t = ln(2324)/(−0,005) = −200 ln(2324) = 200 ln(2423).

  15. La valeur exacte cherchée est donc t = 200 ln(2423) heures. Comme v est strictement croissante, le volume de polluant dépasse 50 litres au-delà de cet instant. Numériquement, 200 ln(2423) ≈ 8,512 h ; la partie décimale donne 0,512 × 60 ≈ 30,7 minutes. Le volume dépasse donc 50 litres à partir d’environ 8 h 31 min après le début de la pollution.

Énoncé Exercice 3 Probabilités conditionnelles Moyen

Musiciens professionnels et probabilités

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier chaque réponse.

On désigne par « musiciens professionnels » l’ensemble des femmes et hommes pratiquant un instrument de manière professionnelle.

1. Une étude a été réalisée auprès des musiciens professionnels pratiquant différents genres musicaux.

52 % des musiciens professionnels jouent de la Pop ; parmi ceux-ci, 32 % sont des femmes ; 20 % des musiciens professionnels sont des femmes. On choisit une personne au hasard. On note O : « la personne joue de la Pop » ; F : « la personne est une femme ».

Affirmation 1 si la personne choisie est une femme, la probabilité qu’elle joue de la Pop est 0,832.

2. La proportion de musiciens professionnels au sein de la population active dans le secteur de la culture est estimée à 6,2 %. On prélève au hasard et de manière indépendante un échantillon de 5 000 personnes. Soit X le nombre de musiciens professionnels dans l’échantillon.

Affirmation 2 en arrondissant au dixième, on a P(X ≤ 340) ≈ 0,4.

Affirmation 3 par l’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, on peut affirmer qu’il y a plus de 95 % de chance que 230 < X < 390.

3. Un jeu est proposé à 10 personnes dont 4 sont des musiciens professionnels. Deux équipes de 5 joueurs s’affrontent, chacune constituée de 2 musiciens et de 3 non-musiciens.

Affirmation 4 on peut former ainsi 120 équipes différentes.

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Corrigé Exercice 3 Musiciens professionnels et probabilités Revoir l'énoncé
  1. Affirmation 1

    VRAIE. Le choix étant fait au hasard, les proportions de l’énoncé se lisent comme des probabilités : P(O) = 0,52, PO(F) = 0,32 et P(F) = 0,20. On cherche PF(O). D’après la formule des probabilités conditionnelles, P(O ∩ F) = P(O) × PO(F) = 0,52 × 0,32 = 0,1664, puis PF(O) = P(O ∩ F)P(F) = 0,16640,20 = 0,832. Si la personne choisie est une femme, la probabilité qu’elle joue de la Pop est bien 0,832.

  2. Modèle commun aux affirmations 2 et 3 : on répète 5 000 fois, de façon identique et indépendante (le prélèvement est assimilé à un tirage avec remise), une épreuve de Bernoulli dont le succès est « la personne est un musicien professionnel », de probabilité p = 0,062. La variable aléatoire X compte les succès : X suit donc la loi binomiale de paramètres n = 5 000 et p = 0,062.

  3. Affirmation 2

    FAUSSE. On calcule directement la probabilité binomiale à la calculatrice, sans passer par une valeur arrondie intermédiaire : P(X ≤ 340) ≈ 0,962. Arrondie au dixième, cette probabilité vaut 1,0 et non 0,4 ; l’écart avec 0,4 dépasse largement un dixième, l’affirmation est donc fausse.

  4. Affirmation 3

    VRAIE. Pour une loi binomiale, E(X) = np = 5 000 × 0,062 = 310 et V(X) = np(1 − p) = 5 000 × 0,062 × 0,938 = 290,78. On traduit d’abord l’évènement étudié : 230 < X < 390 équivaut à −80 < X − 310 < 80, c’est-à-dire à |X − E(X)| < 80. Son évènement contraire est |X − E(X)| ≥ 80.

  5. L’inégalité de Bienaymé-Tchebychev avec t = 80 donne P(|X − E(X)| ≥ 80) ≤ V(X)80² = 290,786 400 ≈ 0,0454. En passant à l’évènement contraire : P(230 < X < 390) ≥ 1 − 0,0454 = 0,9546. Comme 0,9546 > 0,95, on peut bien affirmer qu’il y a plus de 95 % de chance que le nombre de musiciens professionnels soit strictement compris entre 230 et 390.

  6. Affirmation 4

    VRAIE. Aucun rôle n’est attribué au sein d’une équipe : les joueurs sont interchangeables, une équipe est donc une combinaison (choix non ordonné). On choisit 2 musiciens professionnels parmi les 4 : cela fait C(4 ; 2) = 4 × 32 = 6 possibilités. On choisit ensuite 3 joueurs parmi les 10 − 4 = 6 non-musiciens : cela fait C(6 ; 3) = 6 × 5 × 43 × 2 × 1 = 20 possibilités. D’après le principe multiplicatif, on peut former 6 × 20 = 120 équipes différentes : l’affirmation est vraie.

Énoncé Exercice 4 Fonction exponentielle Difficile

Modélisation d’un logo

Partie A

Soit f une fonction dérivable sur [0 ; +∞[ dont on donne une partie de la courbe Cf dans un repère orthogonal. On précise que :

la courbe Cf admet une tangente horizontale au point C d’abscisse 1 ;

la tangente TA à Cf au point A(12 ; 0) passe par le point B(1 ; e²).

1. À l’aide du graphique :

a. Donner f′(1).

b. Donner la solution de l’équation f(x) = 0 sur [0 ; 3].

2. Déterminer f′(12).

3. Parmi les trois courbes C1, C2 et C3 données ci-contre, deux représentent des primitives de la fonction f. Indiquer lesquelles et justifier. [Graphiques des trois courbes à analyser].

Partie B

Un industriel modélise le contour d’un logo à l’aide de la fonction f définie sur [0 ; +∞[ par f(x) = (2x − 1) e⁻²ˣ⁺³. Le logo est symétrique par rapport à l’axe des abscisses sur un intervalle [0,5 ; α]. La contrainte client impose une hauteur de 0,3 cm.

1. a. Vérifier que f(x) = e² × 2x − 1e²ˣ⁻¹ pour tout x ∈ [0 ; +∞[.

b. En déduire la limite de f en +∞.

2. a. Montrer que f′(x) = (−4x + 4) e⁻²ˣ⁺³.

b. Dresser le tableau de variations complet de f sur [0 ; +∞[.

3. Justifier que la contrainte client se traduit par f(α) = 0,15. Montrer l’existence d’une unique valeur α ∈ [1 ; +∞[ et en donner une valeur arrondie au dixième.

Partie C

On fabrique un porte-clé en découpant une plaque d’acier d’épaisseur 0,2 cm suivant le logo grisé. On considère I = ∫ f(x) dx, l’intégrale de f de 0,5 à 3,3.

1. À l’aide d’une intégration par parties, montrer que I arrondie au dixième est égale à 3,6.

2. On rappelle que le volume du porte-clé est égal à : aire du logo × épaisseur de la plaque. Déterminer le volume en cm³, arrondi au dixième.

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Corrigé Exercice 4 Modélisation d’un logo Revoir l'énoncé
  1. Partie A

    lecture graphique

  2. 1. a.

    Le nombre dérivé f′(1) est le coefficient directeur de la tangente à Cf au point d’abscisse 1. Cette tangente est parallèle à l’axe des abscisses, donc horizontale : son coefficient directeur est nul. On lit f′(1) = 0.

  3. b.

    Résoudre f(x) = 0 revient à chercher les abscisses des points d’intersection de Cf avec l’axe des abscisses. Sur [0 ; 3], la courbe ne coupe cet axe qu’au point A(12 ; 0). L’unique solution de f(x) = 0 sur [0 ; 3] est donc x = 12, soit 0,5.

  4. 2.

    Le nombre f′(12) est le coefficient directeur de la tangente TA à Cf au point A d’abscisse 12. Or TA passe par A(12 ; 0) et par B(1 ; e²) : c’est la droite (AB), de coefficient directeur yB − yAxB − xA = e² − 01 − 1/2 = e²/(12) = 2e². On conclut f′(12) = 2e².

  5. 3.

    Deux primitives d’une même fonction diffèrent d’une constante : leurs courbes se déduisent donc l’une de l’autre par une translation verticale. Les courbes C1 et C2 sont exactement dans cette situation, ce sont elles qui représentent des primitives de f. On élimine C3 par le signe de f : si F est une primitive de f, alors F′ = f, donc F est croissante partout où f est positive. Or f est positive juste après x = 0,5 (la courbe Cf y est au-dessus de l’axe des abscisses) alors que C3 y est décroissante : C3 ne peut pas être une primitive de f.

  6. Partie B

    étude de f(x) = (2x − 1) e⁻²ˣ⁺³

  7. 1. a.

    On isole 2x − 1 dans l’exposant : −2x + 3 = −(2x − 1) + 2. Donc, avec la relation ea+b = ea × eb, e⁻²ˣ⁺³ = e² × e−(2x−1) = e²/e²ˣ⁻¹. En reportant, f(x) = (2x − 1) e⁻²ˣ⁺³ = e² × 2x − 1e²ˣ⁻¹ pour tout x de [0 ; +∞[.

  8. b.

    On pose X = 2x − 1 : quand x → +∞, X → +∞. Par croissances comparées, lim(X→+∞) eXX = +∞, donc son inverse tend vers 0 : lim(X→+∞) XeX = 0. Par composition puis produit par la constante e², lim(x→+∞) f(x) = e² × 0 = 0. L’axe des abscisses est asymptote horizontale à Cf en +∞.

  9. 2. a.

    On dérive un produit : f = u × v avec u(x) = 2x − 1 et v(x) = e⁻²ˣ⁺³, donc u′(x) = 2 et, par dérivation de la composée eg(x) qui vaut g′(x) eg(x), v′(x) = −2 e⁻²ˣ⁺³. Ainsi f′(x) = u′(x)v(x) + u(x)v′(x) = 2 e⁻²ˣ⁺³ + (2x − 1) × (−2) e⁻²ˣ⁺³ = (2 − 4x + 2) e⁻²ˣ⁺³ = (−4x + 4) e⁻²ˣ⁺³ pour tout x de [0 ; +∞[.

  10. b.

    L’exponentielle est strictement positive, donc f′(x) est du signe de −4x + 4, expression affine décroissante qui s’annule en x = 1 : f′ > 0 sur [0 ; 1[, f′(1) = 0 et f′ < 0 sur ]1 ; +∞[. On calcule les valeurs utiles : f(0) = (2 × 0 − 1) e³ = −e³ ≈ −20,1 et f(1) = (2 × 1 − 1) e¹ = e ≈ 2,72, et on connaît lim(x→+∞) f(x) = 0. Tableau de variations : f est strictement croissante sur [0 ; 1], de −e³ jusqu’à e, puis strictement décroissante sur [1 ; +∞[, de e vers 0 ; elle atteint son maximum e en x = 1.

  11. 3.

    Le repère est orthonormé d’unité 1 cm. À l’abscisse α, le contour du logo est formé du point (α ; f(α)) et de son symétrique par rapport à l’axe des abscisses, le point (α ; −f(α)) : la hauteur du logo y vaut f(α) − (−f(α)) = 2f(α). La contrainte du client s’écrit donc 2f(α) = 0,3, c’est-à-dire f(α) = 0,15.

  12. Sur [1 ; +∞[, la fonction f est continue (car dérivable) et strictement décroissante, avec f(1) = e ≈ 2,72 et lim(x→+∞) f(x) = 0 ; le réel 0,15 appartient à l’intervalle ]0 ; e[. D’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires pour les fonctions strictement monotones, l’équation f(x) = 0,15 admet une unique solution α dans [1 ; +∞[. Par balayage à la calculatrice, f(3,31) ≈ 0,1505 et f(3,32) ≈ 0,1481, donc 3,31 < α < 3,32 : arrondie au dixième, la valeur cherchée est α ≈ 3,3.

  13. Partie C

    aire et volume

  14. 1.

    On intègre par parties en dérivant le facteur polynomial. On pose u(x) = 2x − 1 et v′(x) = e⁻²ˣ⁺³, d’où u′(x) = 2 et v(x) = −(12) e⁻²ˣ⁺³ ; ces fonctions sont dérivables à dérivées continues sur [0,5 ; 3,3]. La formule d’intégration par parties donne I = [u(x)v(x)] − ∫ u′(x)v(x) dx, soit I = [−(12)(2x − 1) e⁻²ˣ⁺³] − ∫ 2 × (−(12)) e⁻²ˣ⁺³ dx = [−(12)(2x − 1) e⁻²ˣ⁺³] + ∫ e⁻²ˣ⁺³ dx, les crochets et l’intégrale étant pris de 0,5 à 3,3.

  15. Le crochet vaut −(12) × (2 × 3,3 − 1) e−3,6 − (−(12) × (2 × 0,5 − 1) e²) = −2,8 e−3,6 − 0 = −2,8 e−3,6, car 2 × 0,5 − 1 = 0. L’intégrale restante vaut [−(12) e⁻²ˣ⁺³] de 0,5 à 3,3 = −(12) e−3,6 + (12) e² = 0,5 e² − 0,5 e−3,6.

  16. En sommant : I = −2,8 e−3,6 + 0,5 e² − 0,5 e−3,6 = 0,5 e² − 3,3 e−3,6. Numériquement, I ≈ 3,6944 − 0,0902 ≈ 3,604, soit I ≈ 3,6 arrondie au dixième.

  17. 2.

    Sur [0,5 ; 3,3], la fonction f est continue et positive (car 2x − 1 ≥ 0 et l’exponentielle est positive) : l’intégrale I est donc l’aire, en cm², du domaine compris entre Cf, l’axe des abscisses et les droites d’équations x = 0,5 et x = 3,3. Le logo est la réunion de ce domaine et de son symétrique par rapport à l’axe des abscisses (avec α ≈ 3,3), son aire vaut donc 2I ≈ 2 × 3,6 = 7,2 cm². Le volume du porte-clé est égal à l’aire du logo multipliée par l’épaisseur de la plaque : V ≈ 7,2 × 0,2 = 1,44 cm³. Le volume du porte-clé est donc d’environ 1,4 cm³ arrondi au dixième.