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Sujet officiel · session 2026

Bac de maths 2026 — Antilles-Guyane · 16 juin

Le sujet tel qu'il a été donné, sa transcription, et le corrigé complet de ses 4 exercices.

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Sujet publié par le ministère de l'Éducation nationale — PDF d'origine. Transcription et correction rédigées par MathBooster.

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Énoncé et corrigé, exercice par exercice

L'énoncé transcrit à gauche, notre correction en face. Chaque étape nomme la propriété utilisée ; ces corrections sont rédigées par MathBooster, puis vérifiées calcul par calcul.

Énoncé Exercice 1 Probabilités conditionnelles Moyen

Contrôles et production des réacteurs nucléaires

Partie A

L'agence de sûreté nucléaire ASNR contrôle les installations des centrales nucléaires afin de garantir leur sécurité et leur conformité. La fréquence des contrôles dépend de l'état du réacteur.

On considère que dans le parc nucléaire français :

• 20 % des réacteurs sont en arrêt pour maintenance ;

• 5 % des réacteurs fonctionnent au ralenti ;

• le reste des réacteurs du parc nucléaire est en état de fonctionnement normal.

On considère également que parmi les réacteurs en arrêt, 85 % sont contrôlés et que parmi les réacteurs fonctionnant au ralenti, 60 % sont contrôlés.

On choisit au hasard un réacteur dans le parc nucléaire français, et on note :

• A : « Le réacteur est en arrêt » ;

• R : « Le réacteur fonctionne au ralenti » ;

• N : « Le réacteur fonctionne normalement » ;

• C : « Le réacteur subit un contrôle ».

Pour un évènement E quelconque, on désigne par Ē son évènement contraire et par P(E) sa probabilité.

On note x la probabilité que le réacteur subisse un contrôle sachant qu'il fonctionne normalement, c'est-à-dire x = PN(C).

1. Recopier l'arbre des probabilités ci-contre et compléter les pointillés à l'aide des données de l'énoncé. [Arbre pondéré à trois branches A, R, N, chacune suivie de deux branches C et C̄.]

2. Calculer la probabilité que le réacteur soit en arrêt et qu'il subisse un contrôle.

On sait de plus que la probabilité qu'un réacteur du parc nucléaire soit contrôlé est égale à 0,35.

3. Montrer que la probabilité x est égale à 0,2.

4. Le réacteur choisi subit un contrôle. Déterminer la probabilité qu'il fonctionne normalement.

Partie B

Dans le Sud de la France, on compte 12 réacteurs nucléaires qu'on numérote de 1 à 12.

On sait que lorsque le réacteur fonctionne normalement, sa production journalière est égale à 16 GWh, lorsque le réacteur fonctionne au ralenti, sa production journalière est réduite à 10 GWh et enfin lorsque le réacteur est à l'arrêt, sa production journalière est nulle.

On rappelle que P(N) = 0,75, P(R) = 0,05 et P(A) = 0,20.

1. On désigne par X la variable aléatoire qui modélise la production journalière en GWh d'un réacteur.

a. Recopier le tableau ci-dessous et compléter les pointillés donnant la loi de probabilité de la variable aléatoire X. On notera k les valeurs prises par X et pk les probabilités égales à P(X = k).

[Tableau à deux lignes : première ligne k avec 0 et deux cases vides, deuxième ligne pk avec 0,20 et deux cases vides.]

b. Montrer que l'espérance E(X) de la variable aléatoire X est égale à 12,5 et que sa variance V(X) est égale à 40,75.

2. Pour tout entier naturel i compris entre 1 et 12, on note Xi la variable aléatoire qui modélise la production journalière en GWh du i-ème réacteur. On suppose que les variables X1, X2, …, X12 suivent la même loi de probabilité que la variable aléatoire X, et qu'elles sont indépendantes.

On considère la variable aléatoire S qui donne la production totale journalière des 12 réacteurs. On a ainsi S = X1 + X2 + ⋯ + X12.

On note E(S) l'espérance de S et V(S) sa variance.

a. Montrer que E(S) = 150 et V(S) = 489.

b. Afin d'éviter le risque de surcharge du réseau et de couvrir l'ensemble des besoins en électricité, la production totale journalière des 12 réacteurs doit être comprise strictement entre 100 GWh et 200 GWh.

Peut-on affirmer que la probabilité d'éviter le risque de surcharge et de couvrir l'ensemble des besoins en électricité est supérieure à 0,80 ? Justifier.

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Corrigé Exercice 1 Contrôles et production des réacteurs nucléaires Revoir l'énoncé
  1. Partie A1.

    Premier niveau de l'arbre : l'énoncé donne P(A) = 0,20 et P(R) = 0,05 ; comme A, R et N forment une partition de l'univers (le réacteur est dans un seul de ces trois états), P(N) = 1 − 0,20 − 0,05 = 0,75.

  2. Second niveau : PA(C) = 0,85 et PR(C) = 0,60 sont donnés, et PN(C) = x par définition de x. Sur un arbre pondéré, les probabilités des branches issues d'un même nœud ont pour somme 1, d'où PA(C̄) = 0,15, PR(C̄) = 0,40 et PN(C̄) = 1 − x.

  3. 2.

    « Le réacteur est en arrêt et il subit un contrôle » est l'évènement A ∩ C. On multiplie les probabilités le long du chemin A puis C : P(A ∩ C) = P(A) × PA(C) = 0,20 × 0,85 = 0,17. La probabilité que le réacteur soit en arrêt et subisse un contrôle est 0,17.

  4. 3.

    Les évènements A, R et N formant une partition de l'univers, la formule des probabilités totales donne : P(C) = P(A ∩ C) + P(R ∩ C) + P(N ∩ C) = P(A) × PA(C) + P(R) × PR(C) + P(N) × PN(C).

  5. Soit P(C) = 0,20 × 0,85 + 0,05 × 0,60 + 0,75 × x = 0,17 + 0,03 + 0,75x = 0,20 + 0,75x. Or l'énoncé indique P(C) = 0,35, donc 0,20 + 0,75x = 0,35, puis 0,75x = 0,15 et enfin x = 0,150,75 = 0,2. On a bien x = 0,2.

  6. 4.

    On cherche la probabilité que le réacteur fonctionne normalement sachant qu'il est contrôlé, c'est-à-dire PC(N). Par définition d'une probabilité conditionnelle : PC(N) = P(N ∩ C)P(C) = 0,75 × 0,20,35 = 0,150,35 = 37 ≈ 0,43. Sachant qu'il subit un contrôle, la probabilité que le réacteur fonctionne normalement est 37, soit environ 0,43.

  7. Partie B1. a.

    La production journalière ne peut prendre que trois valeurs : 0 GWh si le réacteur est à l'arrêt (évènement A), 10 GWh s'il fonctionne au ralenti (évènement R) et 16 GWh s'il fonctionne normalement (évènement N). La loi de X est donc P(X = 0) = 0,20 ; P(X = 10) = 0,05 ; P(X = 16) = 0,75, et la somme des probabilités vaut bien 1.

  8. b.

    Par définition de l'espérance : E(X) = 0 × 0,20 + 10 × 0,05 + 16 × 0,75 = 0 + 0,5 + 12 = 12,5. L'espérance E(X) est bien égale à 12,5 GWh.

  9. Pour la variance, on calcule d'abord E(X²) = 0² × 0,20 + 10² × 0,05 + 16² × 0,75 = 0 + 5 + 192 = 197, puis on applique la formule de König-Huygens : V(X) = E(X²) − [E(X)]² = 197 − 12,5² = 197 − 156,25 = 40,75. La variance V(X) est bien égale à 40,75.

  10. 2. a.

    Les variables X₁, …, X₁₂ suivent toutes la loi de X. Par linéarité de l'espérance : E(S) = E(X₁) + E(X₂) + ⋯ + E(X₁₂) = 12 × E(X) = 12 × 12,5 = 150. La production journalière moyenne des 12 réacteurs est de 150 GWh.

  11. Les variables X₁, …, X₁₂ sont de plus indépendantes : la variance d'une somme de variables indépendantes est la somme des variances, donc V(S) = 12 × V(X) = 12 × 40,75 = 489.

  12. b.

    L'évènement « 100 < S < 200 » s'écrit −50 < S − 150 < 50, c'est-à-dire |S − E(S)| < 50 ; son contraire est |S − 150| ≥ 50.

  13. On ne connaît pas la loi de S, mais on connaît son espérance et sa variance : c'est exactement le cadre de l'inégalité de Bienaymé-Tchebychev, qui affirme que pour tout réel t > 0, P(|S − E(S)| ≥ t) ≤ V(S)t². Appliquée ici avec t = 50 : P(|S − 150| ≥ 50) ≤ 48950² = 489/2500 = 0,1956.

  14. En passant à l'évènement contraire : P(100 < S < 200) = 1 − P(|S − 150| ≥ 50) ≥ 1 − 0,1956 = 0,8044.

  15. Comme 0,8044 > 0,80, on peut effectivement affirmer que la probabilité d'éviter le risque de surcharge tout en couvrant l'ensemble des besoins est supérieure à 0,80.

Énoncé Exercice 2 Primitives et équations différentielles Moyen

Quantité de médicament dans le sang

Un médicament est administré à un patient par voie intraveineuse.

La notice du médicament indique que :

• le traitement doit durer au moins 7 h ;

• lorsque sa quantité, en mg, présente dans le sang est supérieure ou égale à 3 mg, il y a un risque de toxicité.

On s'intéresse à la quantité de médicament présente dans le sang au cours du temps sachant que le patient reçoit une première dose de 1 mg.

Deux protocoles sont étudiés dans les deux parties qui sont indépendantes.

Partie A étude du premier protocole

Après l'injection de la première dose, une quantité supplémentaire de médicament est administrée régulièrement et de façon continue à un patient mis sous perfusion.

Dans cette partie, on modélise la quantité de médicament présente dans le sang du patient par une fonction q définie sur [0 ; +∞[, où q(t) désigne la quantité, en mg, de médicament présente dans le sang du patient, et t représente le temps, en heure, écoulé depuis l'injection initiale. On a ainsi q(0) = 1.

On admet que :

• la fonction q est dérivable sur [0 ; +∞[ et on note q' sa fonction dérivée ;

• la fonction q est solution sur [0 ; +∞[ de l'équation différentielle (E) : y′ = −0,3y + 1, où y est une fonction de la variable réelle t, définie et dérivable sur l'intervalle [0 ; +∞[.

1. Donner les solutions sur [0 ; +∞[ de l'équation différentielle (E).

2. Montrer que pour tout réel t appartenant à [0 ; +∞[, q(t) = 10 − 7e−0,3t3.

3. Déterminer la limite de la fonction q en +∞. Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.

4. Étudier les variations de la fonction q sur [0 ; +∞[.

5. Déterminer, en résolvant une inéquation, au bout de combien de temps après l'injection initiale le médicament présente un risque pour le patient. On donnera la valeur exacte puis une valeur approchée à 10−1.

6. D'après ce modèle, le protocole présente-t-il un risque pour le patient ? Justifier.

Partie B étude du second protocole

On injecte au patient une première dose de médicament de 1 mg. On admet que la quantité de médicament présente dans le sang du patient baisse de 30 % toutes les heures. Pour compenser cette baisse, on injecte une dose supplémentaire de 0,75 mg de médicament toutes les heures.

On modélise la situation par une suite (uₙ), où, pour tout entier naturel n, uₙ représente la quantité, en mg, de médicament présente dans le sang du patient au bout de n heures écoulées depuis l'injection initiale.

Sous ces conditions, on a u₀ = 1.

1. Justifier que pour tout entier naturel n, uₙ₊₁ = 0,7 × uₙ + 0,75.

2. a. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, uₙ ≤ uₙ₊₁ ≤ 4.

b. En déduire que la suite (uₙ) est convergente.

c. Déterminer la limite ℓ de la suite (uₙ).

d. D'après ce modèle, le traitement présente-t-il un risque pour le patient ? Justifier.

3. On considère la suite (vₙ) définie, pour tout entier naturel n, par vₙ = uₙ − 2,5.

a. Montrer que (vₙ) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le terme initial.

b. Montrer que pour tout entier naturel n, uₙ = 2,5 − 1,5 × 0,7ⁿ.

4. D'après ce modèle, au bout de combien d'injections supplémentaires la quantité de médicament présente dans le sang de ce patient dépasse-t-elle 2,4 mg ?

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Corrigé Exercice 2 Quantité de médicament dans le sang Revoir l'énoncé
  1. Partie A1.

    (E) : y′ = −0,3y + 1 est une équation différentielle linéaire du premier ordre, de la forme y′ = ay + b avec a = −0,3 (c'est-à-dire −310) et b = 1. D'après le cours, ses solutions sont les fonctions t ↦ C·eatba, avec C ∈ ℝ. Ici −ba = −1−0,3 = 103 : les solutions de (E) sur [0 ; +∞[ sont donc les fonctions t ↦ C·e−0,3t + 103, où C est une constante réelle.

  2. 2.

    La fonction q étant solution de (E), il existe C ∈ ℝ tel que q(t) = C·e−0,3t + 103. La condition initiale q(0) = 1 (dose de 1 mg à l'instant 0) donne C·e⁰ + 103 = 1, soit C = 1 − 103 = −73. Ainsi, pour tout réel t ≥ 0 : q(t) = 103 − (73)·e−0,3t, ce qui s'écrit bien q(t) = 10 − 7·e−0,3t3.

  3. 3.

    Comme −0,3 < 0, −0,3t → −∞ quand t → +∞ ; or lim eX = 0 quand X → −∞, donc par composition e−0,3t → 0. Par produit et par somme, lim q(t) = 103 quand t → +∞. Interprétation : au fil du temps, la quantité de médicament présente dans le sang du patient se stabilise autour de 103 mg, soit environ 3,33 mg.

  4. 4.

    q est dérivable sur [0 ; +∞[ et q′(t) = −(73) × (−0,3)·e−0,3t = 0,7·e−0,3t. Une exponentielle étant strictement positive, q′(t) > 0 pour tout t ≥ 0 : la fonction q est strictement croissante sur [0 ; +∞[.

  5. 5.

    Il y a risque de toxicité dès que q(t) ≥ 3. On résout : 10 − 7·e−0,3t3 ≥ 3 ⟺ 10 − 7·e−0,3t ≥ 9 ⟺ 7·e−0,3t ≤ 1 ⟺ e−0,3t17.

  6. La fonction ln étant strictement croissante sur ]0 ; +∞[, cela équivaut à −0,3t ≤ ln(17) = −ln(7). En divisant par −0,3, qui est négatif, l'inégalité change de sens : t ≥ ln(7)0,3, soit t ≥ (103)·ln(7).

  7. Valeur exacte : (103)·ln(7) heures ; valeur approchée : (103) × 1,945 9 ≈ 6,5 h. Le médicament présente un risque pour le patient au bout d'environ 6,5 heures après l'injection initiale.

  8. 6.

    Le traitement doit durer au moins 7 h, or le seuil de 3 mg est atteint dès t = (103)·ln(7) ≈ 6,5 h < 7 h, et q est croissante : la quantité reste ensuite supérieure à 3 mg. D'après ce modèle, le premier protocole présente donc un risque de toxicité pour le patient.

  9. Partie B1.

    Une baisse de 30 % revient à multiplier par 1 − 30100 = 0,7, et l'injection horaire ajoute ensuite 0,75 mg. En passant de l'heure n à l'heure n + 1 : uₙ₊₁ = 0,7 × uₙ + 0,75.

  10. 2. a.

    Notons P(n) la propriété « uₙ ≤ uₙ₊₁ ≤ 4 ». Initialisation : u₀ = 1 et u₁ = 0,7 × 1 + 0,75 = 1,45, donc 1 ≤ 1,45 ≤ 4 : P(0) est vraie.

  11. Hérédité : soit n un entier naturel tel que uₙ ≤ uₙ₊₁ ≤ 4. En multipliant par 0,7 > 0, l'ordre est conservé : 0,7uₙ ≤ 0,7uₙ₊₁ ≤ 2,8 ; en ajoutant 0,75 : uₙ₊₁ ≤ uₙ₊₂ ≤ 3,55 ≤ 4. Donc P(n + 1) est vraie. Conclusion : P(0) est vraie et P se transmet d'un rang au suivant ; d'après le principe de récurrence, uₙ ≤ uₙ₊₁ ≤ 4 pour tout n ∈ ℕ.

  12. b.

    L'encadrement uₙ ≤ uₙ₊₁ montre que (uₙ) est croissante, et uₙ₊₁ ≤ 4 qu'elle est majorée par 4. D'après le théorème de la convergence monotone, la suite (uₙ) converge vers un réel ℓ, avec 1 ≤ ℓ ≤ 4.

  13. c.

    On a uₙ₊₁ = f(uₙ) avec f(x) = 0,7x + 0,75, fonction affine donc continue sur ℝ. En passant à la limite dans la relation de récurrence, ℓ vérifie ℓ = 0,7ℓ + 0,75, soit 0,3ℓ = 0,75 et ℓ = 0,750,3 = 2,5. La suite (uₙ) converge vers ℓ = 2,5.

  14. d.

    La suite (uₙ) est croissante et converge vers 2,5 : elle est donc majorée par sa limite, c'est-à-dire uₙ ≤ 2,5 pour tout entier naturel n. Comme 2,5 < 3, la quantité de médicament n'atteint jamais le seuil de toxicité : d'après ce modèle, le second protocole ne présente pas de risque pour le patient.

  15. 3. a.

    Pour tout entier naturel n : vₙ₊₁ = uₙ₊₁ − 2,5 = 0,7uₙ + 0,75 − 2,5 = 0,7uₙ − 1,75 = 0,7 × (uₙ − 2,5) = 0,7vₙ. On reconnaît la relation de récurrence d'une suite géométrique : (vₙ) est géométrique de raison 0,7 et de terme initial v₀ = u₀ − 2,5 = 1 − 2,5 = −1,5.

  16. b.

    Le terme général d'une suite géométrique s'écrit vₙ = v₀ × qⁿ, donc vₙ = −1,5 × 0,7ⁿ. Comme uₙ = vₙ + 2,5, on obtient bien uₙ = 2,5 − 1,5 × 0,7ⁿ pour tout entier naturel n.

  17. 4.

    On cherche les entiers n tels que uₙ > 2,4 : 2,5 − 1,5 × 0,7ⁿ > 2,4 ⟺ 0,1 > 1,5 × 0,7ⁿ ⟺ 0,7ⁿ < 115. Par stricte croissance de ln : n·ln(0,7) < −ln(15) ; comme ln(0,7) < 0, on divise par ln(0,7) en changeant le sens de l'inégalité : n > −ln(15)ln(0,7) = ln(15)ln(10/7) ≈ 7,59.

  18. Le plus petit entier qui convient est n = 8. On vérifie : u₇ = 2,5 − 1,5 × 0,7⁷ ≈ 2,376 < 2,4 et u₈ = 2,5 − 1,5 × 0,7⁸ ≈ 2,414 > 2,4. D'après ce modèle, la quantité de médicament dépasse 2,4 mg au bout de 8 injections supplémentaires, soit 8 heures après l'injection initiale.

Énoncé Exercice 3 Géométrie dans l'espace Moyen

Droites, plans et projeté orthogonal

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Justifier la réponse donnée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

L'espace est muni d'un repère orthonormé (O ; i, j, k).

On considère :

• les points S(−1 ; 2 ; −4), A(2 ; 2 ; −1), B(1 ; 2 ; 0) et C(2 ; 0 ; −1) ;

• la droite d dont une représentation paramétrique est : x = 2 − k, y = 2·k, z = −1 − k, avec k ∈ ℝ ;

• le plan P dont une équation cartésienne est : x − z + 1 = 0.

On admet que les points A, B et C ne sont pas alignés.

Affirmation 1 Le vecteur SA est un vecteur normal au plan (ABC).

Affirmation 2 Les droites (SB) et d sont sécantes.

Affirmation 3 La droite d est parallèle au plan P.

Affirmation 4 Le projeté orthogonal de S sur le plan P est le point H de coordonnées (−3 ; 2 ; −2).

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Corrigé Exercice 3 Droites, plans et projeté orthogonal Revoir l'énoncé
  1. Affirmation 1

    VRAIE. On calcule les coordonnées des vecteurs utiles en soustrayant celles de l'origine à celles de l'extrémité : SA(2 − (−1) ; 22 ; −1 − (−4)) soit SA(3 ; 0 ; 3) ; AB(1 − 2 ; 22 ; 0 − (−1)) soit AB(−1 ; 0 ; 1) ; AC(2 − 2 ; 0 − 2 ; −1 − (−1)) soit AC(0 ; −2 ; 0).

  2. Le repère étant orthonormé, on peut calculer les produits scalaires à partir des coordonnées : SA · AB = 3 × (−1) + 0 × 0 + 3 × 1 = −3 + 0 + 3 = 0 et SA · AC = 3 × 0 + 0 × (−2) + 3 × 0 = 0.

  3. SA est donc orthogonal à AB et à AC, qui ne sont pas colinéaires puisque A, B et C ne sont pas alignés : ces deux vecteurs dirigent le plan (ABC). Un vecteur orthogonal à deux vecteurs directeurs non colinéaires d'un plan en est un vecteur normal, donc SA est bien un vecteur normal au plan (ABC) : l'affirmation 1 est vraie.

  4. Affirmation 2

    FAUSSE. La droite (SB) est dirigée par SB(1 − (−1) ; 22 ; 0 − (−4)), soit SB(2 ; 0 ; 4), et passe par S(−1 ; 2 ; −4) : une représentation paramétrique en est x = −1 + 2t, y = 2, z = −4 + 4t, avec t ∈ ℝ.

  5. Un éventuel point commun aux deux droites correspond à un couple (k ; t) vérifiant simultanément 2 − k = −1 + 2t, 2·k = 2 et −1 − k = −4 + 4t. La deuxième équation impose k = 1 ; la première devient alors 2 − 1 = −1 + 2t, d'où t = 1.

  6. On reporte dans la troisième équation : avec k = 1 le membre de gauche vaut −1 − 1 = −2, tandis qu'avec t = 1 le membre de droite vaut −4 + 4 = 0. Comme −2 ≠ 0, le système n'a pas de solution : les droites (SB) et d n'ont aucun point commun, elles ne sont donc pas sécantes et l'affirmation 2 est fausse.

  7. Remarque : SB(2 ; 0 ; 4) et le vecteur directeur u(−1 ; 2 ; −1) de d ne sont pas colinéaires (la deuxième coordonnée est nulle pour l'un et pas pour l'autre) ; n'étant ni parallèles ni sécantes, les droites (SB) et d sont non coplanaires.

  8. Affirmation 3

    VRAIE. La représentation paramétrique de d se lit avec le paramètre k : un vecteur directeur de d est u(−1 ; 2 ; −1). L'équation cartésienne x − z + 1 = 0 du plan P fournit le vecteur normal n(1 ; 0 ; −1).

  9. Dans ce repère orthonormé, u · n = (−1) × 1 + 2 × 0 + (−1) × (−1) = −1 + 0 + 1 = 0 : le vecteur directeur de d est orthogonal au vecteur normal de P, donc d est parallèle au plan P.

  10. On vérifie de plus que ce parallélisme est strict : le point de d obtenu pour k = 0, de coordonnées (2 ; 0 ; −1), donne x − z + 1 = 2 − (−1) + 1 = 4 ≠ 0, donc d n'est pas incluse dans P. L'affirmation 3 est vraie.

  11. Affirmation 4

    VRAIE. Le projeté orthogonal de S sur P est le point d'intersection de P et de la droite Δ passant par S et orthogonale à P, c'est-à-dire dirigée par le vecteur normal n(1 ; 0 ; −1). Une représentation paramétrique de Δ est x = −1 + t, y = 2, z = −4 − t, avec t ∈ ℝ.

  12. Ce point appartient à P lorsque ses coordonnées vérifient x − z + 1 = 0, soit (−1 + t) − (−4 − t) + 1 = 0, c'est-à-dire 2t + 4 = 0 et donc t = −2.

  13. Pour t = −2, on obtient le point de coordonnées (−1 − 2 ; 2 ; −4 + 2) = (−3 ; 2 ; −2), qui est exactement le point H de l'énoncé. Le projeté orthogonal de S sur le plan P est bien H(−3 ; 2 ; −2) : l'affirmation 4 est vraie.

Énoncé Exercice 4 Fonction logarithme Difficile

Fonction x·ln(2x − 1)

Partie A lecture graphique

On considère une fonction f définie et deux fois dérivable sur l'intervalle ]12 ; +∞[. On note f′ sa fonction dérivée et f″ sa fonction dérivée seconde.

On a tracé, dans un repère orthogonal, la courbe de la fonction f, notée C, ainsi que la tangente T à C au point A(1 ; 0). On précise que T passe par le point B(0 ; −2).

[Graphique : repère avec la courbe C et la droite T, qui se coupent en A(1 ; 0) ; T coupe l'axe des ordonnées en B(0 ; −2). Sur le dessin, C est au-dessous de T pour les abscisses inférieures à 1 et au-dessus de T pour les abscisses supérieures à 1.]

On répondra aux questions suivantes en les justifiant à l'aide du graphique.

1. Déterminer f′(1).

2. La fonction f est-elle concave sur ]12 ; +∞[ ?

3. Déterminer f″(1).

Partie B étude de fonction

On admet que la fonction représentée graphiquement dans la partie A est définie sur l'intervalle ]12 ; +∞[ par : f(x) = x·ln(2x − 1), où ln désigne la fonction logarithme népérien.

On rappelle que f est deux fois dérivable sur ]12 ; +∞[, que f′ désigne sa dérivée et f″ sa dérivée seconde. C désigne la courbe représentative de f.

1. Déterminer, en justifiant, la limite de la fonction f en 12. En déduire une interprétation graphique.

2. Résoudre l'équation f(x) = 0 sur l'intervalle ]12 ; +∞[.

3. On admet que pour tout x ∈ ]12 ; +∞[ : f′(x) = ln(2x − 1) + 2x / (2x − 1).

a. Montrer que pour tout x ∈ ]12 ; +∞[ : f″(x) = 4·x − 12x − 1².

b. Montrer que C admet un unique point d'inflexion et que ce point est l'intersection de C avec l'axe des abscisses.

4. a. Montrer que la fonction f est positive sur l'intervalle [1 ; 2].

b. On admet que pour tout x ∈ ]12 ; +∞[ : x² / (2x − 1) = x2 + 14 + (18) × (22x − 1). Montrer que ∫ de 1 à 2 de x²/(2x − 1) dx = 1 + (18)·ln(3).

c. On note A l'aire du domaine délimité par la courbe C, l'axe des abscisses et les droites d'équation x = 1 et x = 2. En vous aidant d'une intégration par parties, déterminer la valeur exacte de l'aire A en unité d'aire.

Partie C généralisation

On désigne par a un réel strictement positif et par fa la fonction définie sur l'intervalle ]1a ; +∞[ par : fa(x) = x·ln(ax − 1).

On admet que fa est deux fois dérivable sur ]1a ; +∞[. On note f′a sa dérivée, f″a sa dérivée seconde, et Ca sa représentation graphique.

On admet que pour tout x ∈ ]1a ; +∞[ : f″a(x) = a·ax − 2ax − 1².

1. Montrer que pour tout réel a strictement positif, la courbe Ca admet un unique point d'inflexion Aa.

2. Montrer que les points Aa sont alignés, a appartenant à ]0 ; +∞[.

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Corrigé Exercice 4 Fonction x·ln(2x − 1) Revoir l'énoncé
  1. Partie A1.

    Le nombre f′(1) est le coefficient directeur de la tangente T à C au point A d'abscisse 1. Cette tangente passe par A(1 ; 0) et B(0 ; −2), donc son coefficient directeur vaut yA − yBxA − xB = 0 − (−2)1 − 0 = 2. On lit donc f′(1) = 2.

  2. 2.

    La courbe représentative d'une fonction concave sur un intervalle est située au-dessous de chacune de ses tangentes sur cet intervalle. Or, sur le graphique, C est au-dessous de T avant A mais au-dessus de T après A : elle n'est pas entièrement au-dessous de T sur ]12 ; +∞[. La fonction f n'est donc pas concave sur ]12 ; +∞[.

  3. 3.

    En A, la courbe C traverse sa tangente T : la concavité change en ce point, donc A est un point d'inflexion de C. La dérivée seconde s'annule en changeant de signe en un point d'inflexion, d'où f″(1) = 0.

  4. Partie B1.

    Quand x tend vers 12 par valeurs supérieures, 2x − 1 tend vers 0 en restant strictement positif ; comme lim ln(X) = −∞ quand X → 0⁺, on obtient par composition lim ln(2x − 1) = −∞. Par ailleurs x tend vers 12 > 0, donc par produit lim f(x) = −∞ quand x → (12)⁺. Interprétation graphique : la droite d'équation x = 12 est une asymptote verticale à la courbe C.

  5. 2.

    Sur ]12 ; +∞[ on a x > 0, donc un produit x·ln(2x − 1) est nul si et seulement si ln(2x − 1) = 0, c'est-à-dire 2x − 1 = e⁰ = 1, soit 2x = 2 et x = 1. L'équation f(x) = 0 admet pour unique solution x = 1 sur ]12 ; +∞[.

  6. 3. a.

    On dérive f′(x) = ln(2x − 1) + 2x/(2x − 1). Le premier terme est de la forme ln(w) avec w(x) = 2x − 1, sa dérivée est w′/w = 22x − 1. Le second est un quotient uv avec u(x) = 2x et v(x) = 2x − 1 ; la formule (uv)′ = u′v − uv′v² donne [2(2x − 1) − 2x × 2]/(2x − 1)² = 4x − 2 − 4x2x − 1² = −22x − 1². Donc f″(x) = 22x − 122x − 1². En réduisant au même dénominateur (2x − 1)² : f″(x) = [2(2x − 1) − 2]/(2x − 1)² = 4x − 42x − 1² = 4x − 12x − 1², ce qu'il fallait démontrer.

  7. b.

    Sur ]12 ; +∞[, (2x − 1)² > 0, donc f″(x) est du signe de x − 1 : f″ est strictement négative sur ]12 ; 1[, nulle en 1, strictement positive sur ]1 ; +∞[. La dérivée seconde s'annule en changeant de signe uniquement en x = 1, donc C admet un unique point d'inflexion, d'abscisse 1.

  8. Or f(1) = 1 × ln(2 × 1 − 1) = ln(1) = 0. Ce point d'inflexion a donc pour coordonnées (1 ; 0) : c'est bien le point d'intersection de C avec l'axe des abscisses (cohérent avec la question 2).

  9. 4. a.

    Si 1 ≤ x ≤ 2, alors 2 ≤ 2x ≤ 4 puis 1 ≤ 2x − 1 ≤ 3. La fonction ln étant croissante, ln(1) ≤ ln(2x − 1), c'est-à-dire ln(2x − 1) ≥ 0. Comme de plus x ≥ 1 > 0, le produit f(x) = x·ln(2x − 1) est positif : f est positive sur [1 ; 2].

  10. b.

    L'égalité admise s'écrit x²/(2x − 1) = x2 + 14 + (18) × 22x − 1. Comme [ln(2x − 1)]′ = 22x − 1 sur [1 ; 2], une primitive de cette expression est F(x) = x²/4 + x4 + (18)·ln(2x − 1).

  11. D'où ∫₁² x²/(2x − 1) dx = F(2) − F(1) = (44 + 24 + (18)·ln(3)) − (14 + 14 + (18)·ln(1)) = (32 + (18)·ln(3)) − 12 = 1 + (18)·ln(3).

  12. c.

    La fonction f est continue et positive sur [1 ; 2] d'après la question 4.a : l'aire sous la courbe est alors donnée par l'intégrale de f, soit A = ∫₁² x·ln(2x − 1) dx, exprimée en unités d'aire.

  13. On intègre par parties en posant v(x) = ln(2x − 1) et u′(x) = x, d'où v′(x) = 22x − 1 et u(x) = x²/2 ; les fonctions u et v sont dérivables et leurs dérivées sont continues sur [1 ; 2], donc la formule ∫ u′v = [u v] − ∫ u v′ s'applique : A = [(x²/2)·ln(2x − 1)]₁² − ∫₁² (x²/2) × 22x − 1 dx = [(x²/2)·ln(2x − 1)]₁² − ∫₁² x²/(2x − 1) dx.

  14. Le crochet vaut (42)·ln(3) − (12)·ln(1) = 2·ln(3), et l'intégrale restante est exactement celle calculée en 4.b : A = 2·ln(3) − (1 + (18)·ln(3)) = (16818)·ln(3) − 1 = (158)·ln(3) − 1.

  15. L'aire du domaine vaut donc exactement (158)·ln(3) − 1 unité d'aire, soit environ 1,06 u.a.

  16. Partie C1.

    Sur ]1a ; +∞[, on a (ax − 1)² > 0 et a > 0, donc f″a(x) = a(ax − 2)ax − 1² est du signe de ax − 2. Ce facteur s'annule pour x = 2a, valeur qui appartient bien à l'intervalle d'étude puisque 2a > 1a lorsque a > 0.

  17. Ainsi f″a est strictement négative sur ]1a ; 2a[ et strictement positive sur ]2a ; +∞[ : elle s'annule en changeant de signe en la seule valeur 2a. La courbe Ca admet donc un unique point d'inflexion Aa, d'abscisse 2a.

  18. 2.

    Son ordonnée est fa(2a) = (2a)·ln(a × 2a − 1) = (2a)·ln(2 − 1) = (2a)·ln(1) = 0. Le point d'inflexion a donc pour coordonnées Aa(2a ; 0).

  19. Quel que soit le réel a > 0, le point Aa a une ordonnée nulle : tous ces points appartiennent à l'axe des abscisses, qui est une droite. Les points Aa sont donc alignés.