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Sujet officiel · session 2025

Bac de maths 2025 — Polynésie · 18 juin

Le sujet tel qu'il a été donné, sa transcription, et le corrigé complet de ses 4 exercices.

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Sujet publié par le ministère de l'Éducation nationale — PDF d'origine. Transcription et correction rédigées par MathBooster.

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Énoncé et corrigé, exercice par exercice

L'énoncé transcrit à gauche, notre correction en face. Chaque étape nomme la propriété utilisée ; ces corrections sont rédigées par MathBooster, puis vérifiées calcul par calcul.

Énoncé Exercice 1 Probabilités conditionnelles Moyen

Transmission binaire

Dans tout l’exercice, les probabilités seront, si nécessaire, arrondies à 10⁻³ près.

Une donnée binaire est une donnée qui ne peut prendre que deux valeurs : 0 ou 1.

Une donnée de ce type est transmise successivement d’une machine à une autre.

Chaque machine transmet la donnée reçue soit de manière fidèle, c’est-à-dire en transmettant l’information telle qu’elle l’a reçue (1 devient 1 et 0 devient 0), soit de façon contraire (1 devient 0 et 0 devient 1).

La transmission est fidèle dans 90 % des cas, et donc contraire dans 10 % des cas.

Dans tout l’exercice, la première machine reçoit toujours la valeur 1.

Partie A

Pour tout entier naturel n ≥ 1, on note :

• Vₙ : « la n-ième machine détient la valeur 1 » ;

• V̄ₙ : « la n-ième machine détient la valeur 0 ».

1. a. Recopier et compléter l’arbre de probabilité ci-dessous.

[Arbre pondéré : V₁ → V₂ (0,9) et V̄₂ (0,1), puis de chacun V₂ et V̄₂ vers V₃ et V̄₃ avec les mêmes probabilités de transition.]

b. Démontrer que P(V₃) = 0,82 et interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.

c. Sachant que la troisième machine a reçu la valeur 1, calculer la probabilité que la deuxième machine ait aussi reçu la valeur 1.

2. Pour tout entier naturel n ≥ 1, on note pₙ = P(Vₙ). La première machine a reçu la valeur 1, on a donc p₁ = 1.

a. Démontrer que pour tout entier naturel n ≥ 1 : pₙ₊₁ = 0,8 pₙ + 0,1.

b. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n ≥ 1, pₙ = 0,5 × 0,8ⁿ⁻¹ + 0,5.

c. Calculer la limite de pₙ lorsque n tend vers l’infini. Interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.

Partie B

Pour modéliser en langage Python la transmission de la donnée binaire décrite en début d’exercice, on considère la fonction simulation qui prend en paramètre un entier naturel n qui représente le nombre de transmissions réalisées d’une machine à une autre, et qui renvoie la liste des valeurs successives de la donnée binaire. On donne ci-dessous le script incomplet de cette fonction. On rappelle que l’instruction rand() renvoie un nombre aléatoire de l’intervalle [0 ; 1[.

1 def simulation(n):

2 donnee = 1

3 liste = [donnee]

4 for k in range(n):

5 if rand() < 0.1:

6 donnee = 1 - donnee

7 liste.append(donnee)

8

9 return liste

Par exemple, simulation(3) peut renvoyer [1, 0, 0, 1]. Cette liste traduit : qu’une donnée binaire a été successivement transmise trois fois entre quatre machines ; que la première machine, qui détient la valeur 1, a transmis de façon contraire cette donnée à la deuxième machine ; que la deuxième machine a transmis la donnée qu’elle détient de façon fidèle à la troisième ; que la troisième a transmis de façon contraire la donnée qu’elle détient à la quatrième.

1. Déterminer le rôle des instructions des lignes 5 et 6 de l’algorithme ci-dessus.

2. Calculer la probabilité que simulation(4) renvoie la liste [1, 1, 1, 1, 1] et la probabilité que simulation(6) renvoie la liste [1, 0, 1, 0, 0, 1, 1].

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Corrigé Exercice 1 Transmission binaire Revoir l'énoncé
  1. Partie A1.a.

    La première machine reçoit toujours 1, donc P(V₁) = 1. Une transmission fidèle (probabilité 0,9) conserve la valeur détenue, une transmission contraire (probabilité 0,1) l’inverse. L’arbre porte donc, au premier niveau, 0,9 vers V₂ et 0,1 vers V̄₂ ; puis, depuis V₂ : 0,9 vers V₃ et 0,1 vers V̄₃ ; et depuis V̄₂ : 0,1 vers V₃ (il faut une erreur pour repasser de 0 à 1) et 0,9 vers V̄₃.

  2. 1.b.

    Les évènements V₂ et V̄₂ forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales : P(V₃) = P(V₂) × PV₂(V₃) + P(V̄₂) × PV̄₂(V₃) = 0,9 × 0,9 + 0,1 × 0,1 = 0,81 + 0,01 = 0,82. Interprétation : après deux transmissions, la troisième machine détient la valeur 1 dans 82 % des cas — l’information de départ est encore correcte 82 fois sur 100.

  3. 1.c.

    On cherche la probabilité conditionnelle PV₃(V₂) = P(V₂ ∩ V₃)P(V₃). Le chemin V₁ → V₂ → V₃ de l’arbre donne P(V₂ ∩ V₃) = 0,9 × 0,9 = 0,81, et P(V₃) = 0,82 d’après la question précédente. Donc PV₃(V₂) = 0,810,82 = 8182 ≈ 0,988. Sachant que la troisième machine détient 1, la probabilité que la deuxième détienne aussi 1 vaut environ 0,988.

  4. 2.a.

    Soit n ≥ 1. Les évènements Vₙ et V̄ₙ forment une partition de l’univers ; la formule des probabilités totales donne pₙ₊₁ = P(Vₙ₊₁) = P(Vₙ) × PVₙ(Vₙ₊₁) + P(V̄ₙ) × Pₙ(Vₙ₊₁). La machine n+1 détient 1 soit parce que la machine n détenait 1 et a transmis fidèlement (probabilité 0,9), soit parce qu’elle détenait 0 et a transmis de façon contraire (probabilité 0,1). Comme P(V̄ₙ) = 1 − pₙ : pₙ₊₁ = 0,9 pₙ + 0,1 (1 − pₙ) = 0,9 pₙ + 0,1 − 0,1 pₙ = 0,8 pₙ + 0,1.

  5. 2.b.

    Notons Pₙ la propriété « pₙ = 0,5 × 0,8ⁿ⁻¹ + 0,5 ». Initialisation : 0,5 × 0,8⁰ + 0,5 = 0,5 + 0,5 = 1 = p₁, donc P₁ est vraie. Hérédité : soit n un entier tel que n ≥ 1. Supposons Pₙ vraie pour cet entier n. Alors pₙ₊₁ = 0,8 pₙ + 0,1 = 0,8 × (0,5 × 0,8ⁿ⁻¹ + 0,5) + 0,1 = 0,5 × 0,8ⁿ + 0,4 + 0,1 = 0,5 × 0,8ⁿ + 0,5 : c’est exactement Pₙ₊₁. Conclusion : P₁ est vraie et la propriété se transmet d'un rang au suivant ; d’après le principe de récurrence, pₙ = 0,5 × 0,8ⁿ⁻¹ + 0,5 pour tout entier n ≥ 1.

  6. 2.c.

    Comme −1 < 0,8 < 1, la suite géométrique de raison 0,8 converge vers 0 : lim(n→+∞) 0,8ⁿ⁻¹ = 0. Par produit puis par somme de limites, lim(n→+∞) pₙ = 0,5 × 0 + 0,5 = 0,5. Interprétation : quand le nombre de machines devient très grand, la dernière machine a une chance sur deux de détenir 1 — autant que le hasard pur : l’information de départ est totalement perdue.

  7. Partie B1.

    rand() renvoie un nombre au hasard dans [0 ; 1[, et la probabilité qu’il tombe dans [0 ; 0,1[ est proportionnelle à la longueur de cet intervalle, soit 0,1. La ligne 5 est donc un test qui réussit avec la probabilité 0,1 : elle décide si la transmission est contraire. La ligne 6, exécutée seulement dans ce cas, remplace donnee par 1 − donnee : si donnee valait 1 elle devient 0, si elle valait 0 elle devient 1. Les lignes 5 et 6 simulent ainsi une transmission contraire, qui survient une fois sur dix.

  8. 2.

    simulation(4) renvoie [1, 1, 1, 1, 1] lorsque les 4 transmissions successives sont toutes fidèles. Les transmissions étant indépendantes, on multiplie les probabilités : 0,9⁴ = 0,6561 ≈ 0,656 à 10⁻³ près.

  9. Pour [1, 0, 1, 0, 0, 1, 1], on lit les 6 transitions successives : 1→0, 0→1, 1→0 (trois transmissions contraires), 0→0 (fidèle), 0→1 (contraire), 1→1 (fidèle). Il y a donc 4 transmissions contraires (0,1 chacune) et 2 fidèles (0,9 chacune). Par indépendance, la probabilité vaut 0,1⁴ × 0,9² = 0,0001 × 0,81 = 8,1 × 10⁻⁵, soit environ 0,000 à 10⁻³ près.

Énoncé Exercice 2 Fonction logarithme Moyen

Fonction x ln(x − 2)

On considère la fonction f définie sur l’intervalle ]2 ; +∞[ par :

f(x) = x ln(x − 2).

Une partie de la courbe représentative Cf de la fonction f est donnée ci-dessous.

[Graphique : repère orthonormé avec x entre 0 et 8 et f(x) entre −15 et 15 ; courbe Cf admettant une asymptote verticale en x = 2, partant de −∞, passant par (3 ; 0) et croissant vers +∞.]

1. Conjecturer, à l’aide du graphique, le sens de variation de f, ses limites aux bornes de son ensemble de définition ainsi que les éventuelles asymptotes.

2. Résoudre l’équation f(x) = 0 sur ]2 ; +∞[.

3. Calculer lim(x→2, x>2) f(x). Ce résultat confirme-t-il l’une des conjectures faites à la question 1 ?

4. Démontrer que pour tout x appartenant à ]2 ; +∞[ : f′(x) = ln(x − 2) + xx − 2.

5. On considère la fonction g définie sur l’intervalle ]2 ; +∞[ par g(x) = f′(x).

a. Démontrer que pour tout x appartenant à ]2 ; +∞[, on a : g′(x) = x − 4x − 2².

b. On admet que lim(x→2, x>2) g(x) = +∞ et que lim(x→+∞) g(x) = +∞. En déduire le tableau des variations de la fonction g sur ]2 ; +∞[. On fera apparaître la valeur exacte de l’extremum de la fonction g.

c. En déduire que, pour tout x appartenant à ]2 ; +∞[, g(x) > 0.

d. En déduire le sens de variation de la fonction f sur ]2 ; +∞[.

6. Étudier la convexité de la fonction f sur ]2 ; +∞[ et préciser les coordonnées d’un éventuel point d’inflexion de la courbe représentative de la fonction f.

7. Combien de valeurs de x existe-t-il pour lesquelles la courbe représentative de f admet une tangente de coefficient directeur égal à 3 ?

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Corrigé Exercice 2 Fonction x ln(x − 2) Revoir l'énoncé
  1. 1.

    Lecture graphique. La courbe monte sans jamais redescendre : on conjecture que f est strictement croissante sur ]2 ; +∞[. Elle plonge vers le bas lorsque x se rapproche de 2 par la droite : on conjecture lim(x→2, x>2) f(x) = −∞, donc une asymptote verticale d’équation x = 2. Elle monte sans plafonner à droite : on conjecture lim(x→+∞) f(x) = +∞ (donc aucune asymptote horizontale).

  2. 2.

    Sur ]2 ; +∞[ : f(x) = 0 ⟺ x ln(x − 2) = 0. D’après la règle du produit nul, cela équivaut à x = 0 ou ln(x − 2) = 0. La valeur x = 0 est à rejeter car on a toujours x > 2. Reste ln(x − 2) = 0, c’est-à-dire x − 2 = e⁰ = 1 par stricte croissance de l’exponentielle, soit x = 3. L’équation f(x) = 0 admet donc l’unique solution x = 3 : la courbe coupe l’axe des abscisses au point (3 ; 0).

  3. 3.

    Quand x → 2 avec x > 2, on pose X = x − 2 : alors X → 0⁺ et lim(X→0⁺) ln(X) = −∞, donc par composition lim(x→2, x>2) ln(x − 2) = −∞. Comme lim(x→2) x = 2 > 0, la limite d’un produit donne lim(x→2, x>2) f(x) = 2 × (−∞) = −∞. Ce résultat confirme la conjecture de la question 1 : la droite d’équation x = 2 est asymptote verticale à Cf.

  4. 4.

    f est le produit des fonctions u : x ↦ x et v : x ↦ ln(x − 2), toutes deux dérivables sur ]2 ; +∞[ puisque x − 2 > 0. On a u′(x) = 1 et, par dérivation de la composée ln ∘ (x ↦ x − 2), v′(x) = 1x − 2. La formule (uv)′ = u′v + uv′ donne alors, pour tout x > 2 : f′(x) = 1 × ln(x − 2) + x × 1x − 2 = ln(x − 2) + xx − 2.

  5. 5.a.

    g(x) = ln(x − 2) + xx − 2. Le premier terme se dérive en 1x − 2. Pour le second, la formule (uv)′ = u′v − uv′v² avec u(x) = x et v(x) = x − 2 donne [1 × (x − 2) − x × 1]/(x − 2)² = −2x − 2². D’où g′(x) = 1x − 22x − 2² = x − 2x − 2² − 2x − 2² = x − 4x − 2².

  6. 5.b.

    Sur ]2 ; +∞[, le dénominateur (x − 2)² est strictement positif, donc g′(x) est du signe de x − 4 : g′ < 0 sur ]2 ; 4[, g′(4) = 0, g′ > 0 sur ]4 ; +∞[. Le tableau de variations de g est donc : g décroît de +∞ (limite en 2⁺, admise) jusqu’à g(4) sur ]2 ; 4], puis croît de g(4) jusqu’à +∞ (limite en +∞, admise) sur [4 ; +∞[. L’extremum est le minimum g(4) = ln(4 − 2) + 44 − 2 = ln(2) + 2 (valeur exacte).

  7. 5.c.

    Le minimum de g sur ]2 ; +∞[ vaut ln(2) + 2. Comme 2 > 1 et que ln est strictement croissante avec ln(1) = 0, on a ln(2) > 0, donc ln(2) + 2 > 0. Pour tout x de ]2 ; +∞[ : g(x) ≥ g(4) = ln(2) + 2 > 0. La fonction g est donc strictement positive sur ]2 ; +∞[.

  8. 5.d.

    Par définition g = f′, donc f′(x) > 0 pour tout x de ]2 ; +∞[. Une fonction dérivable dont la dérivée est strictement positive sur un intervalle y est strictement croissante : f est strictement croissante sur ]2 ; +∞[, ce qui valide la conjecture de la question 1.

  9. 6.

    La convexité se lit sur le signe de la dérivée seconde : f″ = (f′)′ = g′, soit f″(x) = x − 4x − 2². Elle est strictement négative sur ]2 ; 4[ et strictement positive sur ]4 ; +∞[ : f est concave sur ]2 ; 4] et convexe sur [4 ; +∞[. Comme f″ s’annule en changeant de signe en x = 4, la courbe Cf admet un unique point d’inflexion, d’abscisse 4 et d’ordonnée f(4) = 4 ln(4 − 2) = 4 ln(2) = ln(16). Ses coordonnées exactes sont (4 ; 4 ln(2)).

  10. 7.

    La tangente à Cf au point d’abscisse x a pour coefficient directeur f′(x) : on cherche donc le nombre de solutions de f′(x) = 3, c’est-à-dire g(x) = 3. Or le minimum de g vaut g(4) = 2 + ln(2) ≈ 2,69, valeur strictement inférieure à 3. Sur ]2 ; 4], g est continue (car dérivable) et strictement décroissante, de +∞ vers 2 + ln(2) : d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (cas strictement monotone), l’équation g(x) = 3 y admet une unique solution. Sur [4 ; +∞[, g est continue et strictement croissante, de 2 + ln(2) vers +∞ : elle y admet de même une unique solution. Il existe donc exactement deux valeurs de x pour lesquelles la tangente à Cf a un coefficient directeur égal à 3.

Énoncé Exercice 3 Géométrie dans l'espace Moyen

Tétraèdre et plan (ABC)

L’espace est rapporté à un repère orthonormé (O ; i, j, k).

On considère les points suivants :

A(1 ; 3 ; 0), B(−1 ; 4 ; 5), C(0 ; 1 ; 0) et D(−2 ; 2 ; 1).

1. Montrer que les points A, B et C déterminent un plan.

2. Montrer que le triangle ABC est rectangle en A.

3. Soit ∆ la droite passant par le point D et de vecteur directeur u(2 ; −1 ; 1).

a. Démontrer que la droite ∆ est orthogonale au plan (ABC).

b. Justifier que le plan (ABC) admet pour équation cartésienne : 2x − y + z + 1 = 0.

c. Déterminer une représentation paramétrique de la droite ∆.

4. On appelle H le point de coordonnées (−23 ; 43 ; 53).

Vérifier que H est le projeté orthogonal du point D sur le plan (ABC).

5. On rappelle que le volume d’un tétraèdre est donné par V = (13) B × h, où B est l’aire d’une base du tétraèdre et h est sa hauteur relative à cette base.

a. Montrer que DH = 263.

b. En déduire le volume du tétraèdre ABCD.

6. On considère la droite d de représentation paramétrique :

x = 1 − 2k

y = −3k

z = 1 + k, k ∈ ℝ.

La droite d et le plan (ABC) sont-ils sécants ou parallèles ?

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Corrigé Exercice 3 Tétraèdre et plan (ABC) Revoir l'énoncé
  1. 1.

    On calcule les coordonnées des vecteurs en soustrayant celles de A : AB(−1 − 1 ; 4 − 3 ; 5 − 0) = AB(−2 ; 1 ; 5) et AC(0 − 1 ; 1 − 3 ; 0 − 0) = AC(−1 ; −2 ; 0). S’ils étaient colinéaires, il existerait un réel k tel que AC = k AB ; la troisième coordonnée imposerait 0 = 5k, donc k = 0 et AC = 0, ce qui est faux. Les vecteurs AB et AC ne sont donc pas colinéaires : A, B et C ne sont pas alignés et déterminent bien un plan.

  2. 2.

    Le repère étant orthonormé, on calcule le produit scalaire à partir des coordonnées : AB · AC = (−2) × (−1) + 1 × (−2) + 5 × 0 = 2 − 2 + 0 = 0. Deux vecteurs non nuls dont le produit scalaire est nul sont orthogonaux : les droites (AB) et (AC) sont perpendiculaires, donc le triangle ABC est rectangle en A.

  3. 3.a.

    Avec u(2 ; −1 ; 1) : u · AB = 2 × (−2) + (−1) × 1 + 1 × 5 = −4 − 1 + 5 = 0, et u · AC = 2 × (−1) + (−1) × (−2) + 1 × 0 = −2 + 2 + 0 = 0. Le vecteur u est donc orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : c’est un vecteur normal à ce plan. Toute droite dirigée par u, en particulier ∆, est donc orthogonale au plan (ABC).

  4. 3.b.

    Un plan de vecteur normal n(a ; b ; c) admet une équation cartésienne de la forme ax + by + cz + d = 0. Avec le vecteur normal u(2 ; −1 ; 1) trouvé en 3.a, (ABC) a pour équation 2x − y + z + d = 0. Le point A(1 ; 3 ; 0) appartient au plan, donc 2 × 1 − 3 + 0 + d = 0, soit −1 + d = 0 et d = 1. Le plan (ABC) admet bien pour équation cartésienne 2x − y + z + 1 = 0.

  5. 3.c.

    La droite ∆ passe par D(−2 ; 2 ; 1) et est dirigée par u(2 ; −1 ; 1). Une représentation paramétrique s’obtient en ajoutant t fois le vecteur directeur au point : x = −2 + 2t, y = 2 − t, z = 1 + t, avec t décrivant ℝ.

  6. 4.

    Le projeté orthogonal de D sur (ABC) est le point d’intersection du plan avec la droite passant par D et orthogonale au plan, c’est-à-dire avec ∆. On reporte donc la représentation paramétrique de ∆ dans l’équation du plan : 2(−2 + 2t) − (2 − t) + (1 + t) + 1 = 0, soit −4 + 4t − 2 + t + 1 + t + 1 = 0, c’est-à-dire 6t − 4 = 0 et t = 23. Ce paramètre donne le point de coordonnées (−2 + 43 ; 2 − 23 ; 1 + 23) = (−23 ; 43 ; 53), qui est exactement H. Donc H est bien le projeté orthogonal de D sur le plan (ABC).

  7. 5.a.

    Le repère étant orthonormé, on applique la formule de la distance : DH² = (−23 − (−2))² + (43 − 2)² + (53 − 1)² = (43)² + (−23)² + (23)² = 169 + 49 + 49 = 249. Donc DH = 243. Or 24 = 4 × 6 = 26, d’où DH = 263.

  8. 5.b.

    On choisit comme base le triangle ABC. Comme il est rectangle en A (question 2), son aire vaut B = AB × AC2, avec AB = (−2)² + 1² + 5² = 30 et AC = (−1)² + (−2)² + 0² = 5. Donc B = 30 × 52 = 1502 = 562. La hauteur relative à cette base est la distance de D au plan (ABC), c’est-à-dire DH = 263. La formule donne V = (13) × 562 × 263 = (13) × 5 × 2 × 62 × 3 = (13) × 10 = 103. Le volume du tétraèdre ABCD vaut 103 ≈ 3,33 unités de volume.

  9. 6.

    Les coefficients de k dans la représentation paramétrique donnent un vecteur directeur de d : v(−2 ; −3 ; 1). Le repère étant orthonormé, u · v = 2 × (−2) + (−1) × (−3) + 1 × 1 = −4 + 3 + 1 = 0. Le vecteur directeur de d est donc orthogonal au vecteur normal du plan : d est parallèle à (ABC) ou incluse dans ce plan. On teste alors le point E(1 ; 0 ; 1) de d (obtenu pour k = 0) dans l’équation du plan : 2 × 1 − 0 + 1 + 1 = 4 ≠ 0, donc E n’appartient pas à (ABC). Conclusion : la droite d n’est pas sécante au plan (ABC), elle lui est strictement parallèle.

Énoncé Exercice 4 Suites numériques Moyen

Affirmations

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse.

Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

1. Soient E et F les ensembles E = {1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7} et F = {0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9}.

Affirmation n° 1 : Il y a davantage de 3-uplets d’éléments distincts de E que de combinaisons à 4 éléments de F.

2. Dans le repère orthonormé ci-contre, on a représenté la fonction carré, notée f, ainsi que le carré ABCD de côté 3.

[Figure : repère orthonormé montrant la parabole y = x² et le carré ABCD de côté 3 ; une zone est hachurée sous la courbe.]

Affirmation n° 2 : La zone hachurée et le carré ABCD ont la même aire.

3. On considère l’intégrale J ci-dessous :

J = ∫₁² x ln(x) dx.

Affirmation n° 3 : Une intégration par parties permet d’obtenir : J = 711.

4. Sur ℝ, on considère l’équation différentielle (E) : y′ = 2y − eˣ.

Affirmation n° 4 : La fonction f définie sur ℝ par f(x) = eˣ + e²ˣ est solution de l’équation différentielle (E).

5. Soit x donné dans [0 ; 1[. On considère la suite (uₙ) définie pour tout entier naturel n par :

uₙ = (x − 1)eⁿ + cos(n).

Affirmation n° 5 : La suite (uₙ) diverge vers −∞.

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Corrigé Exercice 4 Affirmations Revoir l'énoncé
  1. Affirmation 1

    FAUSSE. E compte 7 éléments et F en compte 10. Un 3-uplet d’éléments distincts de E est un arrangement de 3 éléments parmi 7 (l’ordre compte, sans répétition) : il y en a 7 × 6 × 5 = 210. Une combinaison à 4 éléments de F est une partie à 4 éléments parmi 10 (ni ordre, ni répétition) : il y en a C(10,4) = 10 × 9 × 8 × 74 × 3 × 2 × 1 = 5040/24 = 210. Les deux nombres valent 210 : ils sont égaux, il n’y en a donc pas davantage d’un côté que de l’autre. L’affirmation est fausse.

  2. Affirmation 2

    VRAIE. Le carré ABCD a pour sommets A(0 ; 0), B(3 ; 0), C(3 ; 3) et D(0 ; 3) : de côté 3, son aire vaut 3² = 9 unités d’aire. La zone hachurée est le domaine délimité par la courbe de la fonction carré, l’axe des abscisses et les droites d’équations x = 0 et x = 3. La fonction carré étant continue et positive sur [0 ; 3], cette aire est donnée par l’intégrale : ∫₀³ x² dx = [x³/3]₀³ = 273 − 0 = 9 unités d’aire. Les deux aires valent 9 : l’affirmation est vraie.

  3. Affirmation 3

    FAUSSE. On procède par intégration par parties sur [1 ; 2] en posant u′(x) = x et v(x) = ln(x), d’où u(x) = x²/2 et v′(x) = 1x, ces fonctions étant dérivables à dérivées continues sur [1 ; 2]. Alors J = [x²/2 × ln(x)]₁² − ∫₁² (x²/2) × (1x) dx = (2 ln(2) − (12) ln(1)) − ∫₁² x2 dx = 2 ln(2) − [x²/4]₁² = 2 ln(2) − (1 − 14) = 2 ln(2) − 34. Cette valeur exacte n’est pas 711 : l’égalité J = 711 équivaudrait à 2 ln(2) = 711 + 34 = 6144, soit ln(2) = 6188 ≈ 0,693 18, alors que ln(2) ≈ 0,693 15. Numériquement J ≈ 0,636 29 tandis que 711 ≈ 0,636 36 : les deux nombres sont proches mais distincts, l’affirmation est donc fausse.

  4. Affirmation 4

    VRAIE. La fonction f : x ↦ eˣ + e²ˣ est dérivable sur ℝ, et comme (ekx)′ = k ekx, on a f′(x) = eˣ + 2e²ˣ. Calculons par ailleurs le second membre de (E) : 2f(x) − eˣ = 2(eˣ + e²ˣ) − eˣ = 2eˣ + 2e²ˣ − eˣ = eˣ + 2e²ˣ. On obtient bien f′(x) = 2f(x) − eˣ pour tout réel x : f vérifie l’équation différentielle (E), c’en est donc une solution.

  5. Affirmation 5

    VRAIE. Comme x ∈ [0 ; 1[, on a x − 1 ∈ [−1 ; 0[ : le facteur x − 1 est une constante strictement négative. Or lim(n→+∞) eⁿ = +∞, donc par produit par cette constante négative, lim(n→+∞) (x − 1)eⁿ = −∞, puis par somme lim(n→+∞) [(x − 1)eⁿ + 1] = −∞. Comme la fonction cosinus est bornée, on a cos(n) ≤ 1 pour tout entier n, donc uₙ = (x − 1)eⁿ + cos(n) ≤ (x − 1)eⁿ + 1. D’après le théorème de comparaison, une suite majorée par une suite tendant vers −∞ tend elle aussi vers −∞ : lim(n→+∞) uₙ = −∞. La suite (uₙ) diverge bien vers −∞.