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Sujet officiel · session 2025

Bac de maths 2025 — Nouvelle-Calédonie · 21 novembre

Le sujet tel qu'il a été donné, sa transcription, et le corrigé complet de ses 4 exercices.

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Sujet publié par le ministère de l'Éducation nationale — PDF d'origine. Transcription et correction rédigées par MathBooster.

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Énoncé et corrigé, exercice par exercice

L'énoncé transcrit à gauche, notre correction en face. Chaque étape nomme la propriété utilisée ; ces corrections sont rédigées par MathBooster, puis vérifiées calcul par calcul.

Énoncé Exercice 1 Géométrie dans l’espace Moyen

Vrai/Faux sur un cube

Pour chacune des quatre affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant la réponse. Une réponse non justifiée n’est pas prise en compte. Une absence de réponse n’est pas pénalisée.

On considère un cube ABCDEFGH d’arête 1 et le point I défini par FI = 13 FB. On pourra se placer dans le repère orthonormé de l’espace (A ; AB, AD, AE).

1. On considère le triangle HAC.

Affirmation 1 Le triangle HAC est un triangle rectangle.

2. On considère les droites (HF) et (DI).

Affirmation 2 Les droites (HF) et (DI) sont sécantes.

3. On considère un réel α appartenant à l’intervalle ]0 ; π[. On considère le vecteur u de coordonnées (sin(α) ; sin(π − α) ; sin(−α)).

Affirmation 3 Le vecteur u est un vecteur normal au plan (FAC).

4. Le cube ABCDEFGH possède 8 sommets. On s’intéresse au nombre N de segments que l’on peut construire en reliant 2 sommets distincts quelconques du cube.

Affirmation 4 : N = 8²/2.

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Corrigé Exercice 1 Vrai/Faux sur un cube Revoir l'énoncé
  1. Mise en place. Le repère (A ; AB, AD, AE) est orthonormé car les arêtes [AB], [AD], [AE] sont deux à deux perpendiculaires et de longueur 1. On y lit les coordonnées des huit sommets : A(0 ; 0 ; 0), B(1 ; 0 ; 0), C(1 ; 1 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), F(1 ; 0 ; 1), G(1 ; 1 ; 1) et H(0 ; 1 ; 1).

  2. Affirmation 1

    FAUSSE. On calcule les trois côtés : AH = (0 ; 1 ; 1), AC = (1 ; 1 ; 0) et HC = C − H = (1 ; 0 ; −1). Chacun a pour norme 0² + 1² + 1² = 2 : ce sont trois diagonales de faces du cube. Le triangle HAC est donc équilatéral.

  3. Or dans un triangle équilatéral les trois angles mesurent 60°, jamais 90° : HAC n’est pas rectangle. On peut aussi le voir avec le produit scalaire, AH · AC = 0 × 1 + 1 × 1 + 1 × 0 = 1 ≠ 0, et de même pour les deux autres sommets.

  4. Affirmation 2

    VRAIE. On place d’abord I. FB = B − F = (0 ; 0 ; −1), donc FI = (13)FB = (0 ; 0 ; −13) et I = F + FI = (1 ; 0 ; 23).

  5. Deux droites sont sécantes lorsque leurs représentations paramétriques ont un point commun. On a HF = F − H = (1 ; −1 ; 0) et DI = I − D = (1 ; −1 ; 23). Un point de (HF) s’écrit (t ; 1 − t ; 1) et un point de (DI) s’écrit (s ; 1 − s ; 2s/3).

  6. L’égalité des troisièmes coordonnées donne 2s/3 = 1, soit s = 32 ; celle des premières donne t = s = 32, et la deuxième équation 1 − t = 1 − s est alors vérifiée. Le système a une solution : les droites (HF) et (DI) se coupent au point de coordonnées (32 ; −12 ; 1). Elles sont bien sécantes.

  7. Affirmation 3

    FAUSSE. On simplifie d’abord les coordonnées de u avec les formules sin(π − α) = sin(α) et sin(−α) = −sin(α) : u = (sin(α) ; sin(α) ; −sin(α)) = sin(α) × (1 ; 1 ; −1). Comme α ∈ ]0 ; π[, on a sin(α) ≠ 0, donc u n’est pas le vecteur nul.

  8. Un vecteur normal à un plan est orthogonal à tout vecteur de ce plan. Or AC = (1 ; 1 ; 0) est un vecteur du plan (FAC) et u · AC = sin(α) × 1 + sin(α) × 1 + (−sin(α)) × 0 = 2 sin(α) ≠ 0. Le vecteur u n’est donc pas orthogonal à AC : il n’est pas normal au plan (FAC). Le plan (FAC) admet en fait pour vecteur normal n = (1 ; −1 ; −1), car n · AC = 1 − 1 + 0 = 0 et n · AF = 1 + 0 − 1 = 0 avec AF = (1 ; 0 ; 1) ; or (1 ; 1 ; −1) n’est pas colinéaire à (1 ; −1 ; −1).

  9. Affirmation 4

    FAUSSE. Construire un segment revient à choisir 2 sommets distincts parmi 8, sans tenir compte de l’ordre puisque [AB] et [BA] sont le même segment : c’est une combinaison. N = (8 2) = 8!/(2!(8 − 2)!) = 8 × 72 × 1 = 28.

  10. Or 8²/2 = 642 = 32 ≠ 28 : l’affirmation est fausse. L’erreur du calcul 8²/2 est de partir des 8 × 8 = 64 couples de sommets, qui autorisent de choisir deux fois le même sommet ; il fallait partir des 8 × 7 = 56 couples de sommets distincts avant de diviser par 2. Bilan : affirmation 1 fausse, affirmation 2 vraie, affirmations 3 et 4 fausses.

Énoncé Exercice 2 Probabilités conditionnelles Moyen

Fléchettes, aires et probabilités

Dans le repère orthonormé (O ; I, J) ci-contre, on a représenté : la droite d’équation y = x, la droite d’équation y = 1, la droite d’équation x = 1, et la parabole d’équation y = x². On peut ainsi partager le carré OIKJ en trois zones.

[Figure : carré unité [0;1]² découpé par la parabole y = x² et la droite y = x en trois zones, avec les aires Zone 1 = 12, Zone 2 = 13, Zone 3 = 16 indiquées dans un tableau.]

Partie A

Démontrer les résultats figurant dans le tableau ci-dessous.

Zone | Zone 1 | Zone 2 | Zone 3

Aire | 12 | 13 | 16

Partie B un premier jeu

Un joueur lance une fléchette sur le carré ci-dessus. On admet que la probabilité qu’elle tombe sur une zone est égale à l’aire de cette zone. Ainsi, la probabilité que la fléchette tombe sur la ZONE 3 est égale à 16.

• Si la fléchette tombe sur la ZONE 3, alors le joueur lance une pièce équilibrée. Si la pièce tombe sur PILE, alors le joueur gagne, sinon il perd.

• Si la fléchette tombe sur une autre zone que la ZONE 3, alors le joueur lance un dé équilibré à six faces. Si le dé tombe sur la FACE 6, alors le joueur gagne, sinon il perd.

On note les événements suivants :

T : « la fléchette tombe sur la ZONE 3 » ;

G : « le joueur gagne ».

1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

2. Démontrer que la probabilité de l’événement G est égale à 29.

3. On sait que le joueur a gagné. Quelle est la probabilité que la fléchette soit tombée sur la ZONE 3 ?

Partie C un second jeu

Un joueur, appelé joueur n°1, lance une fléchette sur le carré précédent. Comme dans la partie B, on admet que la probabilité que la fléchette tombe sur chacune des zones est égale à l’aire de cette zone. Le joueur gagne une somme égale, en euros, au numéro de la zone. Par exemple, si la fléchette tombe sur la ZONE 3, le joueur gagne 3 euros.

On note X₁ la variable aléatoire donnant le gain du joueur n°1. On note respectivement E(X₁) et V(X₁) l’espérance et la variance de la variable aléatoire X₁.

1. a. Calculer E(X₁).

b. Montrer que V(X₁) = 59.

2. Un joueur n°2 et un joueur n°3 jouent à leur tour, dans les mêmes conditions que le joueur n°1. On admet que les parties de ces trois joueurs sont indépendantes les unes des autres. On note X₂ et X₃ les variables aléatoires donnant les gains des joueurs n°2 et n°3. On note Y la variable aléatoire définie par Y = X₁ + X₂ + X₃.

a. Déterminer la probabilité que l’on ait Y = 9.

b. Calculer E(Y).

c. Justifier que V(Y) = 53.

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Corrigé Exercice 2 Fléchettes, aires et probabilités Revoir l'énoncé
  1. Partie A

    ZONE 1. C’est la partie du carré située au-dessus de la droite d’équation y = x, c’est-à-dire le triangle OJK, rectangle et isocèle en J avec OJ = JK = 1. Son aire vaut OJ × JK2 = 1 × 12 = 12. Le calcul intégral donne le même résultat : ∫₀¹ (1 − x) dx = [x − x²/2]₀¹ = 1 − 12 = 12.

  2. ZONE 2. C’est la partie du carré située sous la parabole d’équation y = x². La fonction x ↦ x² étant continue et positive sur [0 ; 1], cette aire est l’intégrale ∫₀¹ x² dx = [x³/3]₀¹ = 13 − 0 = 13.

  3. ZONE 3. C’est la partie comprise entre la parabole et la droite d’équation y = x. Sur [0 ; 1] on a x² ≤ x, donc l’aire vaut ∫₀¹ (x − x²) dx = 1213 = 3626 = 16. On peut aussi conclure par différence, puisque le carré OIKJ a pour aire 1 × 1 = 1 : aire(ZONE 3) = 1 − 1213 = 663626 = 16.

  4. Partie B

    , question 1 — l’arbre pondéré. Premier niveau : la branche T porte la probabilité 16 et la branche contraire porte 1 − 16 = 56. Au bout de T (lancer d’une pièce équilibrée) : la branche G porte PT(G) = 12, la branche « perdre » porte 12. Au bout du contraire de T (lancer d’un dé équilibré, gagné uniquement sur la FACE 6) : la branche G porte 16 et la branche « perdre » porte 56.

  5. , question 2. L’événement T et son contraire forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales, P(G) = P(T ∩ G) + P(T̅ ∩ G) = P(T) × PT(G) + P(T̅) × P(G).

  6. On remplace chaque facteur par sa valeur lue sur l’arbre : P(G) = (16) × (12) + (56) × (16) = 112 + 536. Au dénominateur commun 36 : P(G) = 336 + 536 = 836 = 29. La probabilité que le joueur gagne est donc bien égale à 29.

  7. Partie B

    , question 3. On demande une probabilité conditionnelle renversée : PG(T) = P(T ∩ G)P(G). Le numérateur a déjà été calculé dans la question précédente : P(T ∩ G) = P(T) × PT(G) = (16) × (12) = 112.

  8. Donc PG(T) = (112)/(29) = (112) × (92) = 924 = 38. Sachant que le joueur a gagné, la probabilité que la fléchette soit tombée sur la ZONE 3 vaut 38 = 0,375.

  9. Partie C

    , question 1.a. X₁ prend pour valeur le numéro de la zone atteinte, et la probabilité d’atteindre une zone est égale à son aire : P(X₁ = 1) = 12, P(X₁ = 2) = 13 et P(X₁ = 3) = 16 (la somme fait bien 1). Par définition de l’espérance : E(X₁) = 1 × 12 + 2 × 13 + 3 × 16 = 36 + 46 + 36 = 106 = 53. En moyenne le joueur n°1 gagne 53 €, soit environ 1,67 €.

  10. , question 1.b. On applique la formule de König-Huygens V(X₁) = E(X₁²) − [E(X₁)]². On calcule d’abord E(X₁²) = 1² × 12 + 2² × 13 + 3² × 16 = 12 + 43 + 32 = 36 + 86 + 96 = 206 = 103.

  11. On soustrait ensuite le carré de l’espérance : V(X₁) = 103 − (53)² = 103259 = 309259 = 59. On a bien V(X₁) = 59.

  12. Partie C

    , question 2.a. Chaque joueur gagne au plus 3 €, donc la somme Y = X₁ + X₂ + X₃ ne peut valoir 9 que si les trois joueurs touchent la ZONE 3, c’est-à-dire si X₁ = 3 et X₂ = 3 et X₃ = 3. Les trois parties étant indépendantes, la probabilité de l’intersection est le produit des probabilités : P(Y = 9) = (16) × (16) × (16) = 1216 ≈ 0,005.

  13. , question 2.b. Les trois joueurs jouent dans les mêmes conditions, donc E(X₂) = E(X₃) = E(X₁) = 53. Par linéarité de l’espérance (aucune hypothèse d’indépendance n’est nécessaire ici) : E(Y) = E(X₁) + E(X₂) + E(X₃) = 3 × 53 = 5. Les trois joueurs gagnent ensemble 5 € en moyenne.

  14. , question 2.c. Les variables X₁, X₂ et X₃ sont indépendantes ; la variance d’une somme de variables indépendantes est la somme des variances : V(Y) = V(X₁) + V(X₂) + V(X₃) = 3 × 59 = 159 = 53. On a bien V(Y) = 53. Attention, cette additivité exige l’indépendance, contrairement à la linéarité de l’espérance utilisée à la question précédente.

Énoncé Exercice 3 Suites numériques Moyen

Suite définie par f(x) = ln(ex2 + 2)

On considère la fonction f définie pour tout réel x par f(x) = ln(ex2 + 2). On admet que la fonction f est dérivable sur ℝ.

On considère la suite (uₙ) définie par u₀ = ln(9) et, pour tout entier naturel n, uₙ₊₁ = f(uₙ).

1. Montrer que la fonction f est strictement croissante sur ℝ.

2. Montrer que f(2 ln(2)) = 2 ln(2).

3. Montrer que u₁ = ln(5).

4. Montrer par récurrence que pour tout entier naturel n, on a : 2 ln(2) ≤ uₙ₊₁ ≤ uₙ.

5. En déduire que la suite (uₙ) converge.

6. a. Résoudre dans ℝ l’équation X² − X − 2 = 0.

b. En déduire l’ensemble des solutions sur ℝ de l’équation eˣ − ex2 − 2 = 0.

c. En déduire l’ensemble des solutions sur ℝ de l’équation f(x) = x.

d. Déterminer la limite de la suite (uₙ).

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Corrigé Exercice 3 Suite définie par f(x) = ln(ex2 + 2) Revoir l'énoncé
  1. Question 1. f

    est de la forme ln(u) avec u(x) = ex2 + 2, fonction strictement positive sur ℝ. Sa dérivée est f′(x) = u′xu(x) avec u′(x) = (12)ex2, soit f′(x) = ((12)ex2)/(ex2 + 2).

  2. Or pour tout réel x on a ex2 > 0, donc le numérateur (12)ex2 est strictement positif et le dénominateur ex2 + 2 aussi. Le quotient f′(x) est donc strictement positif sur ℝ, ce qui prouve que f est strictement croissante sur ℝ.

  3. Question 2

    On remplace x par 2 ln(2) : f(2 ln(2)) = ln(e2 ln 22 + 2) = ln(eln 2 + 2). Comme eln 2 = 2, il vient f(2 ln(2)) = ln(2 + 2) = ln(4) = ln(2²) = 2 ln(2). Le réel 2 ln(2) est donc un point fixe de f.

  4. Question 3

    u₁ = f(u₀) = f(ln 9) = ln(eln 92 + 2). Or eln 92 = (eln 9)12 = 9 = 3, donc u₁ = ln(3 + 2) = ln(5).

  5. Question 4

    initialisation. Pour n = 0, il faut vérifier 2 ln(2) ≤ u₁ ≤ u₀, c’est-à-dire ln(4) ≤ ln(5) ≤ ln(9). Comme la fonction ln est strictement croissante sur ]0 ; +∞[ et que 4 < 5 < 9, l’encadrement est vrai : la propriété est vérifiée au rang 0.

  6. hérédité. Soit n ∈ ℕ. Supposons la propriété vraie pour cet entier n : 2 ln(2) ≤ uₙ₊₁ ≤ uₙ. La fonction f étant strictement croissante sur ℝ (question 1), on peut lui appliquer cet encadrement en conservant le sens des inégalités : f(2 ln(2)) ≤ f(uₙ₊₁) ≤ f(uₙ).

  7. Or f(2 ln(2)) = 2 ln(2) d’après la question 2, f(uₙ₊₁) = uₙ₊₂ et f(uₙ) = uₙ₊₁ par définition de la suite. On obtient donc 2 ln(2) ≤ uₙ₊₂ ≤ uₙ₊₁ : la propriété est vraie au rang n + 1. Conclusion : elle est vraie au rang 0 et se transmet d'un rang au suivant ; le principe de récurrence donne alors, pour tout n ∈ ℕ : 2 ln(2) ≤ uₙ₊₁ ≤ uₙ.

  8. Question 5

    La question 4 donne d’une part uₙ₊₁ ≤ uₙ pour tout n, donc la suite (uₙ) est décroissante, d’autre part uₙ₊₁ ≥ 2 ln(2) pour tout n (et u₀ = ln 9 ≥ 2 ln 2), donc elle est minorée par 2 ln(2). D’après le théorème de convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge : (uₙ) converge vers une limite ℓ ≥ 2 ln(2).

  9. Question 6.a.

    Le discriminant de X² − X − 2 est Δ = (−1)² − 4 × 1 × (−2) = 1 + 8 = 9 > 0, donc deux racines réelles : X = 1 − 92 = 1 − 32 = −1 et X = 1 + 92 = 1 + 32 = 2. L’ensemble des solutions est S = {−1 ; 2}.

  10. Question 6.b.

    On remarque que eˣ = (ex2)², donc en posant X = ex2 l’équation eˣ − ex2 − 2 = 0 devient X² − X − 2 = 0, dont les solutions sont −1 et 2. La solution X = −1 est à écarter car une exponentielle est toujours strictement positive.

  11. Il reste ex2 = 2, soit x2 = ln(2) par passage au logarithme, donc x = 2 ln(2). L’ensemble des solutions est S = {2 ln(2)}.

  12. Question 6.c.

    Comme ex2 + 2 > 0, on peut composer par l’exponentielle : f(x) = x ⇔ ln(ex2 + 2) = x ⇔ ex2 + 2 = eˣ ⇔ eˣ − ex2 − 2 = 0. C’est exactement l’équation de la question 6.b, donc l’unique solution de f(x) = x est x = 2 ln(2) : S = {2 ln(2)}.

  13. Question 6.d.

    La suite converge vers un réel ℓ (question 5), la fonction f est continue sur ℝ car dérivable, et uₙ₊₁ = f(uₙ). En passant à la limite dans cette égalité, ℓ vérifie f(ℓ) = ℓ. D’après la question 6.c, la seule possibilité est ℓ = 2 ln(2). Conclusion : lim uₙ = 2 ln(2) ≈ 1,386 quand n tend vers +∞.

Énoncé Exercice 4 Fonction logarithme Moyen

Fonction ln(x)x² + 1 et distance

On considère la fonction f définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[ par f(x) = ln(x)x² + 1. On note Cf la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthonormé. On admet que la fonction f est dérivable sur l’intervalle ]0 ; +∞[ et on note f′ sa fonction dérivée.

1. Déterminer les limites de la fonction f en 0 et en +∞. En déduire les éventuelles asymptotes à la courbe Cf.

2. Montrer que, pour tout réel x de l’intervalle ]0 ; +∞[, on a : f′(x) = 1 − 2 ln(x)x³.

3. En déduire le tableau de variation de la fonction f sur l’intervalle ]0 ; +∞[.

4. a. Montrer que l’équation f(x) = 0 possède une unique solution, notée α, sur l’intervalle ]0 ; +∞[.

b. Donner un encadrement du réel α d’amplitude 0,01.

c. En déduire le signe de la fonction f sur l’intervalle ]0 ; +∞[.

5. On considère la fonction g définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[ par g(x) = ln(x). On note Cg la courbe représentative de la fonction g dans un repère orthonormé d’origine O. On considère un réel x strictement positif et le point M de la courbe Cg d’abscisse x. On note OM la distance entre les points O et M.

a. Exprimer la quantité OM² en fonction du réel x.

b. Montrer que, lorsque le réel x parcourt l’intervalle ]0 ; +∞[, la quantité OM² admet un minimum en α.

c. La valeur minimale de la distance OM, lorsque le réel x parcourt l’intervalle ]0 ; +∞[, est appelée distance du point O à la courbe Cg. On note d cette distance. Exprimer d à l’aide de α.

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Corrigé Exercice 4 Fonction ln(x)x² + 1 et distance Revoir l'énoncé
  1. Attention à la lecture de l’énoncé : f(x) = ln(x)x² + 1, c’est-à-dire le quotient ln(x)x² auquel on ajoute 1 — et non ln(x)x² + 1.

  2. Question 1

    limite en 0. Quand x → 0 avec x > 0, on a ln(x) → −∞ et x² → 0⁺, donc le quotient ln(x)x² → −∞ (un nombre très négatif divisé par un nombre positif très petit). En ajoutant 1 : lim f(x) = −∞ quand x → 0⁺. La courbe Cf admet donc la droite d’équation x = 0 (l’axe des ordonnées) pour asymptote verticale.

  3. limite en +∞. Par croissances comparées, ln(x)x² → 0 quand x → +∞ (la puissance l’emporte sur le logarithme). Donc lim f(x) = 0 + 1 = 1 quand x → +∞, et la courbe Cf admet la droite d’équation y = 1 pour asymptote horizontale en +∞.

  4. Question 2

    La constante 1 a une dérivée nulle ; on dérive donc le quotient ln(x)x² avec la formule (uv)′ = u′v − uv′v², où u(x) = ln(x), u′(x) = 1x, v(x) = x² et v′(x) = 2x.

  5. f′(x) = ((1x) × x² − ln(x) × 2x)/(x²)² = x − 2x ln(x)x⁴. On factorise x au numérateur : f′(x) = x(1 − 2 ln(x))x⁴ = 1 − 2 ln(x)x³ pour tout x de ]0 ; +∞[, ce qui est bien la formule demandée.

  6. Question 3

    Sur ]0 ; +∞[ on a x³ > 0, donc f′(x) est du signe de 1 − 2 ln(x). Or 1 − 2 ln(x) > 0 ⇔ ln(x) < 12 ⇔ x < e12 = e, car la fonction exponentielle est strictement croissante.

  7. Tableau de variation : f est strictement croissante sur ]0 ; e] puis strictement décroissante sur [e ; +∞[. Elle passe de −∞ (en 0⁺) au maximum f(e) = ln(e)e² + 1 = (12)/e + 1 = 12e + 1 ≈ 1,184, puis décroît vers 1 en +∞ (sans jamais l’atteindre).

  8. Question 4.a.

    Sur ]0 ; e], f est continue (car dérivable) et strictement croissante, avec lim f(x) = −∞ en 0⁺ et f(e) = 12e + 1 > 0. Comme 0 appartient à l’intervalle image ]−∞ ; 12e + 1], le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection) assure que l’équation f(x) = 0 admet une unique solution α sur cet intervalle.

  9. Sur [e ; +∞[, f est strictement décroissante et tend vers 1 en +∞ : elle y reste donc strictement supérieure à 1, donc strictement positive, et l’équation f(x) = 0 n’y a aucune solution. Conclusion : f(x) = 0 possède une unique solution α sur ]0 ; +∞[ tout entier.

  10. Question 4.b.

    À la calculatrice, f(0,65) = ln(0,65)0,65² + 1 ≈ −0,020 < 0 et f(0,66) = ln(0,66)0,66² + 1 ≈ 0,046 > 0. Comme f est strictement croissante et s’annule en α, on en déduit l’encadrement d’amplitude 0,01 : 0,65 < α < 0,66 (en réalité α ≈ 0,653).

  11. Question 4.c.

    D’après le tableau de variation : sur ]0 ; α[ la fonction f est croissante et reste strictement inférieure à f(α) = 0, donc f(x) < 0 ; f(α) = 0 ; sur ]α ; e] elle est croissante donc f(x) > 0, et sur [e ; +∞[ elle est décroissante mais reste supérieure à sa limite 1 > 0. Bilan : f est strictement négative sur ]0 ; α[, nulle en α et strictement positive sur ]α ; +∞[.

  12. Question 5.a.

    Le point M de Cg d’abscisse x a pour coordonnées (x ; ln(x)) et O est l’origine (0 ; 0). Dans un repère orthonormé, la formule de la distance donne OM² = (x − 0)² + (ln(x) − 0)², soit OM² = x² + (ln(x))².

  13. Question 5.b.

    On étudie la fonction h définie sur ]0 ; +∞[ par h(x) = x² + (ln(x))². Elle est dérivable comme somme de fonctions dérivables, et en dérivant (ln(x))² avec la formule (u²)′ = 2u′u : h′(x) = 2x + 2 × (1x) × ln(x) = 2x + 2 ln(x)x.

  14. On factorise par 2x afin de faire apparaître f : h′(x) = 2x(1 + ln(x)x²) = 2x × f(x). Comme 2x > 0 sur ]0 ; +∞[, h′(x) est du signe de f(x), donné par la question 4.c : h′ est négative sur ]0 ; α[ et positive sur ]α ; +∞[.

  15. La fonction h décroît donc sur ]0 ; α] puis croît sur [α ; +∞[ : elle admet un minimum en α. La quantité OM² admet bien un minimum lorsque x = α.

  16. Question 5.c.

    Puisque α vérifie f(α) = 0, on a ln(α)/α² + 1 = 0, soit ln(α) = −α², d’où (ln(α))² = (−α²)² = α⁴. Le minimum de OM² vaut donc h(α) = α² + α⁴ = α²(1 + α²).

  17. La fonction racine carrée étant croissante, la distance d est la racine carrée de ce minimum : d = α²(1 + α²) = α1 + α², car α > 0. Numériquement, d ≈ 0,653 × 1 + 0,653² ≈ 0,78.