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Sujet officiel · session 2025

Bac de maths 2025 — Nouvelle-Calédonie · 20 novembre

Le sujet tel qu'il a été donné, sa transcription, et le corrigé complet de ses 4 exercices.

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Sujet publié par le ministère de l'Éducation nationale — PDF d'origine. Transcription et correction rédigées par MathBooster.

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Énoncé et corrigé, exercice par exercice

L'énoncé transcrit à gauche, notre correction en face. Chaque étape nomme la propriété utilisée ; ces corrections sont rédigées par MathBooster, puis vérifiées calcul par calcul.

Énoncé Exercice 1 Probabilités conditionnelles Moyen

Boules et billets

On dispose d’un sac et de deux urnes A et B.

Le sac contient 4 boules : 1 portant la lettre A et 3 portant la lettre B.

L’urne A contient 5 billets : 3 billets de 50 euros et 2 billets de 10 euros.

L’urne B contient 4 billets : 1 billet de 50 euros et 3 billets de 10 euros.

Le joueur tire une boule au hasard dans le sac ; s’il obtient A, il tire un billet dans l’urne A ; s’il obtient B, il tire un billet dans l’urne B.

On note A : le joueur obtient une boule A ; C : le joueur obtient un billet de 50 euros.

1. [Arbre de probabilités : sac → A (14) ou B (34) ; A → 50 (35) ou 10 (25) ; B → 50 (14) ou 10 (34).]

2. Quelle est la probabilité de l’évènement « le joueur obtient A et un billet de 50 euros » ?

3. Démontrer que P(C) = 0,337 5.

4. Le joueur a obtenu un billet de 10 euros. L’affirmation « Il y a plus de 80 % de chances qu’il ait auparavant obtenu une boule B » est-elle vraie ?

5. On note X₁ la somme en euros obtenue. Montrer que E(X₁) = 23,50 et V(X₁) = 357,75.

6. Après remise, le joueur joue une deuxième partie. X₂ est la somme obtenue et Y = X₁ + X₂.

a. Montrer que E(Y) = 47.

b. Expliquer pourquoi V(Y) = V(X₁) + V(X₂).

7. Le joueur joue 100 parties. Z = X₁ + X₂ + ... + X₁₀₀. Démontrer que P(1 950 < Z < 2 750) ≥ 0,75.

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Corrigé Exercice 1 Boules et billets Revoir l'énoncé
  1. 1.

    Arbre pondéré. Premier niveau : le sac contient 1 boule A sur 4, donc P(A) = 14 = 0,25 et P(Ā) = 34 = 0,75, où Ā est l’évènement « le joueur obtient une boule avec la lettre B ». Second niveau : après une boule A on tire dans l’urne A (3 billets de 50 € sur 5), donc PA(C) = 35 = 0,6 et PA(C̄) = 25 = 0,4 ; après une boule B on tire dans l’urne B (1 billet de 50 € sur 4), donc PĀ(C) = 14 = 0,25 et PĀ(C̄) = 34 = 0,75.

  2. 2.

    L’évènement demandé est A ∩ C, qui correspond à un seul chemin de l’arbre. La probabilité d’un chemin est le produit des probabilités portées par ses branches : P(A ∩ C) = P(A) × PA(C) = 0,25 × 0,6 = 0,15. La probabilité d’obtenir une boule A et un billet de 50 € vaut 0,15.

  3. 3.

    Les évènements A et Ā forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales : P(C) = P(A ∩ C) + P(Ā ∩ C) = P(A) × PA(C) + P(Ā) × PĀ(C) = 0,15 + 0,75 × 0,25 = 0,15 + 0,187 5 = 0,337 5.

  4. 4.

    On cherche la probabilité conditionnelle P(Ā). D’une part P(C̄) = 1 − P(C) = 1 − 0,337 5 = 0,662 5 ; d’autre part P(Ā ∩ C̄) = P(Ā) × PĀ(C̄) = 0,75 × 0,75 = 0,562 5. Donc P(Ā) = P(Ā ∩ C̄)P(C̄) = 0,562 50,662 5 = 4553 ≈ 0,849, soit environ 84,9 %. Comme 84,9 % > 80 %, l’affirmation est vraie.

  5. 5.

    X₁ ne prend que deux valeurs : 10 (billet de 10 €, de probabilité P(C̄) = 0,662 5) et 50 (billet de 50 €, de probabilité P(C) = 0,337 5). D’où E(X₁) = 10 × 0,662 5 + 50 × 0,337 5 = 6,625 + 16,875 = 23,50 : le joueur gagne en moyenne 23,50 € par partie.

  6. (suite) Pour la variance on utilise la formule de König-Huygens V(X₁) = E(X₁²) − [E(X₁)]². Ici E(X₁²) = 10² × 0,662 5 + 50² × 0,337 5 = 66,25 + 843,75 = 910, donc V(X₁) = 910 − 23,50² = 910 − 552,25 = 357,75.

  7. 6. a.

    La boule et le billet ayant été remis, la deuxième partie se déroule dans les mêmes conditions : X₂ suit la même loi que X₁, donc E(X₂) = 23,5. Par linéarité de l’espérance, E(Y) = E(X₁ + X₂) = E(X₁) + E(X₂) = 23,5 + 23,5 = 47 €.

  8. 6. b.

    La remise fait que le résultat de la deuxième partie ne dépend pas de celui de la première : X₁ et X₂ sont indépendantes. Or la variance d’une somme de variables aléatoires indépendantes est la somme de leurs variances, d’où V(Y) = V(X₁) + V(X₂) = 2 × 357,75 = 715,5. (Sans indépendance, cette égalité serait fausse en général.)

  9. 7.

    Les 100 parties sont indépendantes et suivent toutes la loi de X₁, donc E(Z) = 100 × 23,5 = 2 350 et V(Z) = 100 × 357,75 = 35 775. L’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, appliquée avec l’écart t = 400, donne P(|Z − 2 350| ≥ 400) ≤ V(Z)400² = 35 775160 000 ≈ 0,223 6.

  10. (conclusion) En passant à l’évènement contraire : P(|Z − 2 350| < 400) ≥ 1 − 0,223 6 = 0,776 4. Or |Z − 2 350| < 400 équivaut à 2 350 − 400 < Z < 2 350 + 400, c’est-à-dire 1 950 < Z < 2 750. Donc P(1 950 < Z < 2 750) ≥ 0,776 4 ≥ 0,75 : la probabilité que Z appartienne à l’intervalle ]1 950 ; 2 750[ est bien supérieure ou égale à 0,75.

Énoncé Exercice 2 Géométrie dans l’espace Moyen

Géométrie dans l’espace

Dans l’espace muni d’un repère orthonormé (O ; i, j, k), on considère les points A(4 ; −4 ; 4), B(5 ; −3 ; 2), C(6 ; −2 ; 3), D(5 ; 1 ; 1).

1. Démontrer que le triangle ABC est rectangle en B.

2. Justifier qu’une équation du plan (ABC) est x − y − 8 = 0.

3. On note d la droite passant par D et orthogonale au plan (ABC).

a. Déterminer une représentation paramétrique de d.

b. Soit H le projeté orthogonal de D sur (ABC). Déterminer les coordonnées de H.

c. Montrer que DH = 22.

4. a. Montrer que le volume de la pyramide ABCD est égal à 2.

b. On admet que l’aire du triangle BCD est 422. En déduire la distance exacte du point A au plan (BCD).

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Corrigé Exercice 2 Géométrie dans l’espace Revoir l'énoncé
  1. 1.

    On calcule les deux vecteurs issus de B : BA = (4 − 5 ; −4 − (−3) ; 4 − 2) = (−1 ; −1 ; 2) et BC = (6 − 5 ; −2 − (−3) ; 3 − 2) = (1 ; 1 ; 1).

  2. (suite) Leur produit scalaire vaut BA · BC = (−1) × 1 + (−1) × 1 + 2 × 1 = −1 − 1 + 2 = 0. Deux vecteurs non nuls dont le produit scalaire est nul sont orthogonaux : les côtés [BA] et [BC] sont perpendiculaires, donc le triangle ABC est rectangle en B.

  3. 2.

    Considérons n(1 ; −1 ; 0), vecteur normal du plan d’équation x − y − 8 = 0 (ses coordonnées sont les coefficients de x, y et z). On vérifie n · BA = 1 × (−1) + (−1) × (−1) + 0 × 2 = 0 et n · BC = 1 × 1 + (−1) × 1 + 0 × 1 = 0.

  4. (suite) Comme BA et BC ne sont pas colinéaires (ils sont même orthogonaux et non nuls), n est orthogonal au plan (ABC). Ce plan et celui d’équation x − y − 8 = 0 ont donc le même vecteur normal ; comme A y appartient (4 − (−4) − 8 = 0, et de même 5 + 3 − 8 = 0 pour B, 6 + 2 − 8 = 0 pour C), ils sont confondus : x − y − 8 = 0 est bien une équation cartésienne de (ABC).

  5. 3. a.

    La droite d est orthogonale au plan (ABC), donc tout vecteur normal à ce plan est un vecteur directeur de d : on prend n(1 ; −1 ; 0). Comme d passe par D(5 ; 1 ; 1), une représentation paramétrique de d est : x = 5 + t, y = 1 − t, z = 1, avec t ∈ ℝ.

  6. 3. b.

    H, projeté orthogonal de D sur (ABC), est le point d’intersection de d et de (ABC) : ses coordonnées vérifient à la fois la représentation paramétrique et l’équation du plan. On reporte : (5 + t) − (1 − t) − 8 = 0, soit 2t − 4 = 0, donc t = 2. D’où H(5 + 2 ; 1 − 2 ; 1) = H(7 ; −1 ; 1).

  7. 3. c.

    DH = (7 − 5 ; −1 − 1 ; 1 − 1) = (2 ; −2 ; 0), donc DH = 2² + (−2)² + 0² = 8 = 4 × 2 = 22.

  8. 4. a.

    Le triangle ABC étant rectangle en B, son aire est la moitié du produit des côtés de l’angle droit : BA = (−1)² + (−1)² + 2² = 6 et BC = 1² + 1² + 1² = 3, donc Aire(ABC) = (12) × 6 × 3 = 182 = 32/2.

  9. (suite) On prend ABC pour base ; la hauteur correspondante est [DH] puisque (DH) est orthogonale à (ABC), et DH = 22. D’où V = (13) × Aire(ABC) × DH = (13) × (32/2) × 22 = (13) × (3 × 2) = 2. Le volume de la pyramide ABCD est égal à 2 unités de volume.

  10. 4. b.

    La même pyramide, vue avec BCD pour base, a pour hauteur la distance x du point A au plan (BCD). La formule V = (13) × Aire(BCD) × x donne 2 = (13) × (422) × x, soit x42 = 12, donc x = 1242 = 1242/42 = 242/7 ≈ 1,85. La distance exacte du point A au plan (BCD) est 242/7.

Énoncé Exercice 3 Calcul intégral Difficile

Suite d’intégrales

Soit n un entier naturel non nul et fₙ définie sur [0 ; 1] par fₙ(x) = xⁿ e1−x. On admet fₙ dérivable sur [0 ; 1].

Partie A cas n = 1 : f₁(x) = x e1−x.

1. Montrer que f′₁(x) est strictement positive sur [0 ; 1[.

2. En déduire le tableau de variations de f₁ sur [0 ; 1].

3. En déduire que l’équation f₁(x) = 0,1 admet une unique solution dans [0 ; 1].

Partie B uₙ = ∫₀¹ xⁿ e1−x dx. On admet u₁ = e − 2.

1. a. Justifier que pour tout x ∈ [0 ; 1] et n ≥ 1, 0 ≤ xⁿ⁺¹ ≤ xⁿ.

b. En déduire 0 ≤ uₙ₊₁ ≤ uₙ.

c. Montrer que (uₙ) converge.

2. a. Démontrer par intégration par parties que uₙ₊₁ = (n + 1) uₙ − 1.

b. On considère le script Python ci-dessous définissant la fonction suite() :

from math import exp

def suite():

u = ...

for n in range(1, ...):

u = ...

return

Recopier et compléter ce script pour que la fonction suite() renvoie la valeur de ∫₀¹ x⁸ e1−x dx.

3. a. Montrer que uₙ ≤ en + 1.

b. En déduire la limite de (uₙ).

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Corrigé Exercice 3 Suite d’intégrales Revoir l'énoncé
  1. Partie A1.

    f₁ est le produit de x par e1−x. En dérivant ce produit (la dérivée de e1−x est −e1−x) : f′₁(x) = 1 × e1−x + x × (−e1−x) = (1 − x) e1−x. Comme l’exponentielle est strictement positive, f′₁(x) est du signe de 1 − x ; or pour tout x de [0 ; 1[ on a x < 1, donc 1 − x > 0. Ainsi f′₁(x) > 0 sur [0 ; 1[.

  2. 2.

    f′₁ est strictement positive sur [0 ; 1[ et s’annule seulement en 1 : f₁ est strictement croissante sur [0 ; 1]. Aux bornes, f₁(0) = 0 × e¹ = 0 et f₁(1) = 1 × e⁰ = 1. Le tableau de variations est donc : f′₁ positive sur [0 ; 1[, f₁ croissant de 0 (en x = 0) jusqu’à 1 (en x = 1).

  3. 3.

    f₁ est dérivable donc continue sur [0 ; 1], et strictement croissante, avec f₁(0) = 0 et f₁(1) = 1. Comme 0,1 est compris entre 0 et 1, le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection) garantit que l’équation f₁(x) = 0,1 admet une unique solution dans [0 ; 1].

  4. Partie B1. a.

    Soit x ∈ [0 ; 1] et n ≥ 1. On a xⁿ ≥ 0, donc en multipliant l’encadrement 0 ≤ x ≤ 1 par xⁿ (le sens des inégalités est conservé car le facteur est positif) : 0 × xⁿ ≤ x × xⁿ ≤ 1 × xⁿ, c’est-à-dire 0 ≤ xⁿ⁺¹ ≤ xⁿ.

  5. 1. b.

    Comme e1−x > 0 pour tout réel x, on multiplie l’encadrement précédent par e1−x : 0 ≤ xⁿ⁺¹ e1−x ≤ xⁿ e1−x sur [0 ; 1]. Les bornes 0 et 1 sont dans le bon ordre, donc par positivité et croissance de l’intégrale : 0 ≤ ∫₀¹ xⁿ⁺¹ e1−x dx ≤ ∫₀¹ xⁿ e1−x dx, soit 0 ≤ uₙ₊₁ ≤ uₙ.

  6. 1. c.

    L’inégalité uₙ₊₁ ≤ uₙ signifie que la suite (uₙ) est décroissante, et l’inégalité 0 ≤ uₙ qu’elle est minorée par 0. D’après le théorème de la convergence monotone, toute suite décroissante et minorée converge : (uₙ) est donc convergente, vers une limite ℓ ≥ 0.

  7. 2. a.

    Intégration par parties sur [0 ; 1] avec u(x) = xⁿ⁺¹ et v′(x) = e1−x, donc u′(x) = (n + 1)xⁿ et v(x) = −e1−x (fonctions dérivables à dérivées continues). Alors uₙ₊₁ = [−xⁿ⁺¹ e1−x]₀¹ − ∫₀¹ (n + 1)xⁿ × (−e1−x) dx = (−1 × e⁰ − 0 × e¹) + (n + 1)∫₀¹ xⁿ e1−x dx = (n + 1)uₙ − 1.

  8. 2. b.

    La relation uₙ₊₁ = (n + 1)uₙ − 1 permet de remonter de u₁ = e − 2 jusqu’à u₈ en 7 étapes. Script complété (attention : en Python on écrit le signe moins et la multiplication en caractères ASCII, - et *, et jamais de virgule décimale) : from math import exp def suite(): u = exp(1) - 2 for n in range(1, 8): u = (n+1)*u - 1 return u À l’entrée du tour de boucle numéro n, la variable u contient uₙ et en ressort avec uₙ₊₁ ; n parcourt 1, 2, …, 7, donc suite() renvoie u₈ = ∫₀¹ x⁸ e1−x dx ≈ 0,123.

  9. 3. a.

    Pour x ∈ [0 ; 1], on a 0 ≤ 1 − x ≤ 1, donc par croissance de la fonction exponentielle e1−x ≤ e¹ = e. En multipliant par xⁿ ≥ 0 : xⁿ e1−x ≤ e xⁿ. Par croissance de l’intégrale : uₙ ≤ ∫₀¹ e xⁿ dx = e × [xⁿ⁺¹/(n + 1)]₀¹ = en + 1.

  10. 3. b.

    On dispose donc de l’encadrement 0 ≤ uₙ ≤ en + 1 pour tout entier n ≥ 1. Comme n + 1 → +∞, la suite de terme général en + 1 tend vers 0. D’après le théorème des gendarmes, lim(n→+∞) uₙ = 0.

Énoncé Exercice 4 Fonction logarithme Moyen

Vrai / Faux

Pour chacune des cinq affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant la réponse. Une réponse non justifiée n’est pas prise en compte ; une absence de réponse n’est pas pénalisée.

1. Soit f définie sur ]0 ; +∞[ par f(x) = ln(x) − x². Affirmation 1 : lim(x→+∞) f(x) = −∞.

2. On considère l’équation différentielle (E) : −2 y′ + 3 y = sin x + 8 cos x, et f définie sur ℝ par f(x) = 2 cos x − sin x. Affirmation 2 : la fonction f est solution de (E).

3. Soit g définie sur ]0 ; +∞[ par g(x) = ln(3 x + 1) + 8, et (uₙ) définie par u₀ = 25 et uₙ₊₁ = g(uₙ) pour tout entier naturel n. On admet que la suite (uₙ) est strictement positive. Affirmation 3 : la suite (uₙ) est décroissante.

4. Soit h une fonction affine définie sur ℝ et k définie sur ℝ par k(x) = x⁴ + x² + h(x). Affirmation 4 : la fonction k est convexe sur ℝ.

5. Une anagramme d’un mot est le résultat d’une permutation des lettres de ce mot. Exemple : le mot BAC possède 6 anagrammes : BAC, BCA, ABC, ACB, CAB, CBA. Affirmation 5 : le mot EULER possède 120 anagrammes.

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Corrigé Exercice 4 Vrai / Faux Revoir l'énoncé
  1. Affirmation 1

    VRAIE. La forme ln(x) − x² est une forme indéterminée « ∞ − ∞ » : on factorise par le terme dominant x², qui n’est pas nul sur ]0 ; +∞[ : f(x) = x²(ln(x)x² − 1). Par croissances comparées, ln(x)x² → 0 quand x → +∞, donc la parenthèse tend vers −1 ; comme x² → +∞, le produit tend vers −∞. Donc lim(x→+∞) f(x) = −∞.

  2. Affirmation 2

    VRAIE. f(x) = 2 cos x − sin x est dérivable sur ℝ et f′(x) = −2 sin x − cos x. On reporte dans le membre de gauche de (E) : −2 f′(x) + 3 f(x) = −2(−2 sin x − cos x) + 3(2 cos x − sin x) = 4 sin x + 2 cos x + 6 cos x − 3 sin x = sin x + 8 cos x. L’égalité est vérifiée pour tout réel x : f est bien solution de (E).

  3. Affirmation 3

    VRAIE. Premier terme : u₁ = g(u₀) = ln(3 × 25 + 1) + 8 = ln(76) + 8 ≈ 4,33 + 8 ≈ 12,33, donc u₁ < u₀.

  4. (suite). La fonction g est strictement croissante sur ]0 ; +∞[ car g′(x) = 33x + 1 > 0. On démontre alors par récurrence la propriété Pₙ : « uₙ₊₁ < uₙ ». Initialisation : P₀ est vraie d’après le calcul ci-dessus. Hérédité : soit n ∈ ℕ. Supposons Pₙ vraie pour cet entier n, c’est-à-dire uₙ₊₁ < uₙ. Ces termes étant strictement positifs, ils appartiennent à l’intervalle où g est strictement croissante, donc g(uₙ₊₁) < g(uₙ), c’est-à-dire uₙ₊₂ < uₙ₊₁, donc Pₙ₊₁ est vraie. Conclusion : P₀ est vraie et la propriété se transmet d'un rang au suivant ; d’après le principe de récurrence, uₙ₊₁ < uₙ pour tout n ∈ ℕ, donc la suite (uₙ) est décroissante.

  5. Affirmation 4

    VRAIE. Une fonction affine s’écrit h(x) = a x + b, donc k(x) = x⁴ + x² + a x + b est une fonction polynôme, deux fois dérivable sur ℝ : k′(x) = 4x³ + 2x + a puis k″(x) = 12x² + 2. Comme un carré est positif, 12x² ≥ 0 et donc k″(x) ≥ 2 > 0 pour tout réel x. Une fonction dont la dérivée seconde est positive est convexe : k est convexe sur ℝ.

  6. Affirmation 5

    FAUSSE. Le mot EULER compte bien 5 lettres, mais la lettre E y apparaît deux fois : E, U, L, E, R. Les 5! = 120 façons d’ordonner les cinq positions se regroupent deux par deux, car échanger les deux E redonne exactement le même mot. Chaque anagramme est donc obtenue 2! = 2 fois, et le nombre d’anagrammes distinctes est 5!/2! = 1202 = 60. Le mot EULER possède 60 anagrammes, et non 120 : l’affirmation est fausse.