- 1.
Arbre pondéré. Premier niveau : le sac contient 1 boule A sur 4, donc P(A) = 14 = 0,25 et P(Ā) = 34 = 0,75, où Ā est l’évènement « le joueur obtient une boule avec la lettre B ». Second niveau : après une boule A on tire dans l’urne A (3 billets de 50 € sur 5), donc PA(C) = 35 = 0,6 et PA(C̄) = 25 = 0,4 ; après une boule B on tire dans l’urne B (1 billet de 50 € sur 4), donc PĀ(C) = 14 = 0,25 et PĀ(C̄) = 34 = 0,75.
- 2.
L’évènement demandé est A ∩ C, qui correspond à un seul chemin de l’arbre. La probabilité d’un chemin est le produit des probabilités portées par ses branches : P(A ∩ C) = P(A) × PA(C) = 0,25 × 0,6 = 0,15. La probabilité d’obtenir une boule A et un billet de 50 € vaut 0,15.
- 3.
Les évènements A et Ā forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales : P(C) = P(A ∩ C) + P(Ā ∩ C) = P(A) × PA(C) + P(Ā) × PĀ(C) = 0,15 + 0,75 × 0,25 = 0,15 + 0,187 5 = 0,337 5.
- 4.
On cherche la probabilité conditionnelle PC̄(Ā). D’une part P(C̄) = 1 − P(C) = 1 − 0,337 5 = 0,662 5 ; d’autre part P(Ā ∩ C̄) = P(Ā) × PĀ(C̄) = 0,75 × 0,75 = 0,562 5. Donc PC̄(Ā) = P(Ā ∩ C̄)P(C̄) = 0,562 50,662 5 = 4553 ≈ 0,849, soit environ 84,9 %. Comme 84,9 % > 80 %, l’affirmation est vraie.
- 5.
X₁ ne prend que deux valeurs : 10 (billet de 10 €, de probabilité P(C̄) = 0,662 5) et 50 (billet de 50 €, de probabilité P(C) = 0,337 5). D’où E(X₁) = 10 × 0,662 5 + 50 × 0,337 5 = 6,625 + 16,875 = 23,50 : le joueur gagne en moyenne 23,50 € par partie.
(suite) Pour la variance on utilise la formule de König-Huygens V(X₁) = E(X₁²) − [E(X₁)]². Ici E(X₁²) = 10² × 0,662 5 + 50² × 0,337 5 = 66,25 + 843,75 = 910, donc V(X₁) = 910 − 23,50² = 910 − 552,25 = 357,75.
- 6. a.
La boule et le billet ayant été remis, la deuxième partie se déroule dans les mêmes conditions : X₂ suit la même loi que X₁, donc E(X₂) = 23,5. Par linéarité de l’espérance, E(Y) = E(X₁ + X₂) = E(X₁) + E(X₂) = 23,5 + 23,5 = 47 €.
- 6. b.
La remise fait que le résultat de la deuxième partie ne dépend pas de celui de la première : X₁ et X₂ sont indépendantes. Or la variance d’une somme de variables aléatoires indépendantes est la somme de leurs variances, d’où V(Y) = V(X₁) + V(X₂) = 2 × 357,75 = 715,5. (Sans indépendance, cette égalité serait fausse en général.)
- 7.
Les 100 parties sont indépendantes et suivent toutes la loi de X₁, donc E(Z) = 100 × 23,5 = 2 350 et V(Z) = 100 × 357,75 = 35 775. L’inégalité de Bienaymé-Tchebychev, appliquée avec l’écart t = 400, donne P(|Z − 2 350| ≥ 400) ≤ V(Z)400² = 35 775160 000 ≈ 0,223 6.
(conclusion) En passant à l’évènement contraire : P(|Z − 2 350| < 400) ≥ 1 − 0,223 6 = 0,776 4. Or |Z − 2 350| < 400 équivaut à 2 350 − 400 < Z < 2 350 + 400, c’est-à-dire 1 950 < Z < 2 750. Donc P(1 950 < Z < 2 750) ≥ 0,776 4 ≥ 0,75 : la probabilité que Z appartienne à l’intervalle ]1 950 ; 2 750[ est bien supérieure ou égale à 0,75.