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Sujet officiel · session 2025

Bac de maths 2025 — Amérique du Sud · 13 novembre

Le sujet tel qu'il a été donné, sa transcription, et le corrigé complet de ses 4 exercices.

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Sujet publié par le ministère de l'Éducation nationale — PDF d'origine. Transcription et correction rédigées par MathBooster.

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Énoncé et corrigé, exercice par exercice

L'énoncé transcrit à gauche, notre correction en face. Chaque étape nomme la propriété utilisée ; ces corrections sont rédigées par MathBooster, puis vérifiées calcul par calcul.

Énoncé Exercice 1 Suites numériques Moyen

Probabilités conditionnelles et suite

Un étudiant mange tous les jours au restaurant universitaire. Le restaurant propose des plats végétariens et des plats non végétariens.

Lorsqu’un jour donné l’étudiant a choisi un plat végétarien, la probabilité qu’il choisisse un plat végétarien le lendemain est 0,9.

Lorsqu’un jour donné l’étudiant a choisi un plat non végétarien, la probabilité qu’il choisisse un plat végétarien le lendemain est 0,7.

Pour tout entier naturel n, on note Vₙ l’évènement « l’étudiant a choisi un plat végétarien le nᵉ jour » et pₙ la probabilité de Vₙ.

Le jour de la rentrée, l’étudiant a choisi le plat végétarien. On a donc p₁ = 1.

1. a. Indiquer la valeur de p₂.

b. Montrer que p₃ = 0,88. On pourra s’aider d’un arbre pondéré.

c. Sachant que le 3ᵉ jour l’étudiant a choisi un plat végétarien, quelle est la probabilité qu’il ait choisi un plat non végétarien le jour précédent ? On arrondira le résultat à 10⁻².

2. [Arbre pondéré : Vₙ (probabilité pₙ) mène à Vₙ₊₁ (0,9) ou à son complémentaire (0,1) ; le complémentaire de Vₙ (probabilité 1 − pₙ) mène à Vₙ₊₁ (0,7) ou à son complémentaire (0,3).]

3. Justifier que, pour tout entier naturel n ≥ 1, pₙ₊₁ = 0,2 pₙ + 0,7.

4. On souhaite disposer de la liste des premiers termes de la suite (pₙ) pour n ≥ 1. Pour cela, on utilise une fonction repas programmée en Python dont on propose trois versions.

Programme 1 :

1 def repas(n):

2 p = 1

3 L = [p]

4 for k in range(1,n):

5 p = 0.2*p+0.7

6 L.append(p)

7 return(L)

Programme 2 : identique au programme 1, sauf la ligne 4 qui devient « for k in range(1,n+1): ».

Programme 3 : identique au programme 1, sauf la ligne 6 qui devient « L.append(p+1) ».

a. Lequel de ces programmes permet d’afficher les n premiers termes de la suite (pₙ) ? Aucune justification n’est attendue.

b. Avec le programme choisi, donner le résultat affiché pour n = 5.

5. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n ≥ 1, pₙ = 0,125 × 0,2ⁿ⁻¹ + 0,875.

6. En déduire la limite de la suite (pₙ).

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Corrigé Exercice 1 Probabilités conditionnelles et suite Revoir l'énoncé
  1. 1. a.

    Puisque p₁ = 1, l’étudiant a choisi un plat végétarien le 1ᵉʳ jour de façon certaine. L’énoncé donne alors PV₁(V₂) = 0,9, donc p₂ = P(V₂) = 1 × 0,9 = 0,9.

  2. 1. b.

    Les évènements V₂ et V̄₂ forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales : p₃ = P(V₂) × PV₂(V₃) + P(V̄₂) × PV̄₂(V₃) = 0,9 × 0,9 + 0,1 × 0,7 = 0,81 + 0,07 = 0,88.

  3. 1. c.

    On cherche la probabilité conditionnelle PV₃(V̄₂) = P(V̄₂ ∩ V₃)P(V₃). Le numérateur se lit sur la branche basse de l’arbre : P(V̄₂ ∩ V₃) = P(V̄₂) × PV̄₂(V₃) = 0,1 × 0,7 = 0,07. Donc PV₃(V̄₂) = 0,070,88 ≈ 0,0795 : la probabilité qu’il ait choisi un plat non végétarien la veille est environ 0,08.

  4. 2.

    et 3. Sur l’arbre, la branche vers Vₙ porte pₙ et celle vers V̄ₙ porte 1 − pₙ (la somme des probabilités issues d’un même nœud vaut 1) ; depuis Vₙ partent 0,9 vers Vₙ₊₁ et 0,1 vers V̄ₙ₊₁, depuis V̄ₙ partent 0,7 vers Vₙ₊₁ et 0,3 vers V̄ₙ₊₁. Comme Vₙ et V̄ₙ forment une partition de l’univers, la formule des probabilités totales donne : pₙ₊₁ = P(Vₙ) × PVₙ(Vₙ₊₁) + P(V̄ₙ) × Pₙ(Vₙ₊₁) = 0,9 pₙ + 0,7 (1 − pₙ) = 0,9 pₙ + 0,7 − 0,7 pₙ = 0,2 pₙ + 0,7.

  5. 4. a.

    C’est le programme 1 : la liste est initialisée avec p₁, puis la boucle for k in range(1,n) effectue n − 1 tours, ce qui donne bien n termes en tout. Le programme 2 fait n tours et renvoie n + 1 termes ; le programme 3 ajoute p + 1 au lieu de p, donc des valeurs fausses.

  6. 4. b.

    On applique la relation pₙ₊₁ = 0,2 pₙ + 0,7 : p₄ = 0,2 × 0,88 + 0,7 = 0,876 puis p₅ = 0,2 × 0,876 + 0,7 = 0,8752. L’appel repas(5) affiche donc la liste [1 ; 0,9 ; 0,88 ; 0,876 ; 0,8752].

  7. 5.

    Initialisation : pour n = 1, 0,125 × 0,2¹⁻¹ + 0,875 = 0,125 × 1 + 0,875 = 1, et p₁ = 1. La propriété est vraie au rang 1.

  8. Hérédité : soit n un entier tel que n ≥ 1. Supposons la propriété vraie pour cet entier n, c’est-à-dire pₙ = 0,125 × 0,2ⁿ⁻¹ + 0,875. Alors pₙ₊₁ = 0,2 pₙ + 0,7 = 0,2 × (0,125 × 0,2ⁿ⁻¹ + 0,875) + 0,7 = 0,125 × 0,2ⁿ + 0,175 + 0,7 = 0,125 × 0,2ⁿ + 0,875, ce qui est bien la formule au rang n + 1 (car 0,2 × 0,2ⁿ⁻¹ = 0,2ⁿ). La propriété est héréditaire.

  9. Conclusion : la propriété est vraie au rang 1 et héréditaire, donc d’après le principe de récurrence, pₙ = 0,125 × 0,2ⁿ⁻¹ + 0,875 pour tout entier n ≥ 1.

  10. 6.

    Comme −1 < 0,2 < 1, la suite géométrique de terme général 0,2ⁿ⁻¹ converge vers 0. Par opérations sur les limites, pₙ tend vers 0,125 × 0 + 0,875 : la suite (pₙ) converge vers 0,875, ce qui signifie qu’à long terme l’étudiant choisit un plat végétarien environ 87,5 % des jours.

Énoncé Exercice 2 Combinatoire et dénombrement Moyen

Vrai / Faux

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée. Une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

1. Deux équipes de footballeurs de 22 et 25 joueurs échangent une poignée de main à la fin d’un match. Chaque joueur d’une équipe serre une seule fois la main de chaque joueur de l’autre équipe. Affirmation 1 : 47 poignées de mains ont été échangées.

2. Une course oppose 18 concurrents. On récompense indistinctement les trois premiers en offrant le même prix à chacun. Affirmation 2 : Il y a 4 896 possibilités de distribuer ces prix.

3. Une association organise une compétition de course de haies qui permettra d’établir un podium (le podium est constitué des trois meilleurs sportifs classés dans leur ordre d’arrivée). Sept sportifs participent au tournoi. Jacques est l’un d’entre eux. Affirmation 3 : Il y a 90 podiums différents dont Jacques fait partie.

4. Soit X₁ et X₂ deux variables aléatoires de même loi. Le tableau est : xi : −2, −1, 2, 5 ; P(X = xi) : 0,1 ; 0,4 ; 0,3 ; 0,2. On suppose X₁ et X₂ indépendantes et on considère Y = X₁ + X₂. Affirmation 4 : P(Y = 4) = 0,25.

5. Un nageur s’entraîne. La probabilité de réussir un 50 m en moins de 25 s est 0,85. Il effectue 20 parcours. On admet que X, nombre de réussites, suit la loi binomiale de paramètres n = 20 et p = 0,85. Affirmation 5 : sachant qu’il a atteint au moins 15 fois son objectif, une valeur approchée à 10⁻³ de la probabilité qu’il l’ait atteint au moins 18 fois est 0,434.

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Corrigé Exercice 2 Vrai / Faux Revoir l'énoncé
  1. Affirmation 1

    FAUSSE. Une poignée de main correspond au choix d’un joueur dans chaque équipe. D’après le principe multiplicatif, chacun des 22 joueurs de la première équipe serre les 25 mains de l’autre équipe, soit 22 × 25 = 550 poignées de main, et non 47.

  2. Affirmation 2

    FAUSSE. Les trois prix étant identiques, l’ordre dans lequel on désigne les trois récompensés n’intervient pas : on compte le nombre de parties à 3 éléments d’un ensemble à 18 éléments, soit C(18,3) = 18 × 17 × 163 × 2 × 1 = 4 8966 = 816. Le nombre 4 896 = 18 × 17 × 16 est le nombre de choix ordonnés, il correspondrait à trois prix distincts.

  3. Affirmation 3

    VRAIE. Un podium est un triplet ordonné de trois sportifs distincts. Si Jacques figure sur le podium, il occupe l’une des 3 places ; il reste alors 6 sportifs possibles pour la première place libre et 5 pour la dernière. Par le principe multiplicatif, cela fait 3 × 6 × 5 = 90 podiums contenant Jacques.

  4. Affirmation 4

    VRAIE. L’évènement (Y = 4), avec Y = X₁ + X₂, se décompose en trois cas incompatibles : (X₁ = −1 et X₂ = 5), (X₁ = 2 et X₂ = 2), (X₁ = 5 et X₂ = −1). Comme X₁ et X₂ sont indépendantes, la probabilité de chaque cas est le produit des probabilités : P(Y = 4) = 0,4 × 0,2 + 0,3 × 0,3 + 0,2 × 0,4 = 0,08 + 0,09 + 0,08 = 0,25.

  5. Affirmation 5

    VRAIE. On cherche la probabilité de (X ≥ 18) sachant (X ≥ 15), soit P((X ≥ 18) ∩ (X ≥ 15))P(X ≥ 15). Or l’évènement (X ≥ 18) est inclus dans (X ≥ 15), donc leur intersection est (X ≥ 18) et la probabilité cherchée vaut P(X ≥ 18)P(X ≥ 15).

  6. (calcul) : X suit la loi binomiale de paramètres n = 20 et p = 0,85. À la calculatrice, P(X ≥ 18) = P(X = 18) + P(X = 19) + P(X = 20) ≈ 0,404 9 et P(X ≥ 15) = 1 − P(X ≤ 14) ≈ 0,932 7. Le quotient vaut 0,404 90,932 7 ≈ 0,434 : l’affirmation est bien vraie.

  7. Bilan : les affirmations 1 et 2 sont fausses, les affirmations 3, 4 et 5 sont vraies.

Énoncé Exercice 3 Primitives et équations différentielles Moyen

Concentration d’un médicament

On étudie la concentration, en gramme par litre de sang, d’un médicament ingéré pour la première fois. Soit t le temps, en heures, écoulé depuis l’ingestion.

La concentration est modélisée par une fonction f définie sur [0 ; +∞[.

Partie A lectures graphiques : [Graphique non reproduit : la courbe part de l’origine, croît jusqu’à un maximum voisin de 1,8 g/L atteint vers t = 1, puis décroît vers 0 en devenant convexe à partir d’environ t = 2 ; l’axe des temps est gradué de 0 à 7 heures et l’axe des concentrations de 0 à 2 g/L.]

1. Donner le temps où la concentration est maximale.

2. Donner l’ensemble des solutions de l’inéquation f(t) ≥ 1.

3. Donner la convexité de f sur [0 ; 8].

Partie B détermination de f : on considère l’équation différentielle (E) : y′ + y = 5 e−t. On admet que f est une solution de (E).

1. Résoudre (E′) : y′ + y = 0.

2. Soit u(t) = a t e−t. Déterminer a pour que u soit solution de (E).

3. En déduire l’ensemble des solutions de (E).

4. Sachant que f(0) = 0, déterminer f(t).

Partie C étude de f : on admet que f(t) = 5 t e−t.

1. Déterminer la limite de f en +∞ et l’interpréter.

2. Étudier les variations de f sur [0 ; +∞[ puis dresser son tableau de variation complet.

3. Démontrer qu’il existe deux réels t₁ et t₂ tels que f(t₁) = f(t₂) = 1. Donner une valeur approchée à 10⁻² de ces deux réels.

4. Pour une concentration supérieure ou égale à 1 g/L, il y a un risque de somnolence. Quelle est la durée du risque en heures et minutes ?

Partie D concentration moyenne sur la première heure Tm = ∫₀¹ f(t) dt. Calculer Tm (valeur exacte puis arrondi à 0,01).

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Corrigé Exercice 3 Concentration d’un médicament Revoir l'énoncé
  1. Partie A1.

    La courbe atteint son sommet pour t = 1 : d’après ce modèle, la concentration du médicament dans le sang est maximale environ 1 heure après l’ingestion.

  2. 2.

    et 3. La courbe est au-dessus de la droite horizontale d’équation y = 1 entre t ≈ 0,25 et t ≈ 2,5 : avec la précision du graphique, les solutions de f(t) ≥ 1 forment l’intervalle [0,25 ; 2,5]. Par ailleurs la courbe tourne sa concavité vers le bas jusque vers t = 2, puis vers le haut : f semble concave sur [0 ; 2] et convexe sur [2 ; 8], avec un point d’inflexion en t = 2.

  3. Partie B1.

    L’équation (E′) : y′ + y = 0 s’écrit y′ = −y. D’après le cours, les solutions de l’équation y′ = a y sont les fonctions y définies par y(t) = k eat avec k ∈ ℝ. Ici a = −1, donc les solutions de (E′) sont les fonctions y(t) = k e−t, k ∈ ℝ.

  4. 2.

    u est un produit de fonctions dérivables : u′(t) = a × e−t + a t × (−e−t) = a (1 − t) e−t. Alors u′(t) + u(t) = a e−t − a t e−t + a t e−t = a e−t. La fonction u est solution de (E) si et seulement si a e−t = 5 e−t pour tout t ≥ 0, et comme e−t ≠ 0, cela équivaut à a = 5. La fonction u(t) = 5 t e−t est donc une solution particulière de (E).

  5. 3.

    et 4. Les solutions d’une équation différentielle avec second membre s’obtiennent en ajoutant à une solution particulière toutes les solutions de l’équation homogène : les solutions de (E) sont les fonctions y(t) = 5 t e−t + k e−t = (5 t + k) e−t, k ∈ ℝ. La condition f(0) = 0 donne (5 × 0 + k) × e⁰ = k = 0. D’où f(t) = 5 t e−t.

  6. Partie C1.

    On écrit f(t) = 5 × tet. Par croissances comparées, ett tend vers +∞ quand t tend vers +∞, donc tet tend vers 0 et lim f(t) = 0 quand t tend vers +∞. Interprétation : le médicament est progressivement éliminé, sa concentration dans le sang tend vers 0 g/L au bout d’un temps très long.

  7. 2.

    f est dérivable sur [0 ; +∞[ comme produit de fonctions dérivables, et f′(t) = 5 × e−t + 5 t × (−e−t) = 5 (1 − t) e−t. Comme e−t > 0, f′(t) est du signe de 1 − t : f′(t) > 0 sur [0 ; 1[ et f′(t) < 0 sur ]1 ; +∞[. Tableau de variation : f croît de f(0) = 0 jusqu’au maximum f(1) = 5 e−1 = 5e ≈ 1,84, puis décroît en tendant vers 0.

  8. 3.

    Sur [0 ; 1], f est continue et strictement croissante, et 1 est compris entre f(0) = 0 et f(1) = 5e ≈ 1,84 : d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, l’équation f(t) = 1 admet une unique solution t₁ dans cet intervalle. Sur [1 ; +∞[, f est continue et strictement décroissante, et 1 est compris entre la limite 0 et f(1) : l’équation f(t) = 1 y admet une unique solution t₂. À la calculatrice, f(0,25) ≈ 0,974 < 1 < f(0,26) ≈ 1,002 et plus finement t₁ ≈ 0,259, donc t₁ ≈ 0,26 à 10⁻² près ; de même f(2,55) ≈ 0,996 < 1 < f(2,54) ≈ 1,002 et t₂ ≈ 2,543, donc t₂ ≈ 2,54 à 10⁻² près.

  9. 4.

    D’après le tableau de variation, f(t) ≥ 1 exactement pour t ∈ [t₁ ; t₂]. Le risque de somnolence dure donc t₂ − t₁ ≈ 2,54 − 0,26 = 2,28 heure. Comme 0,28 × 60 ≈ 17, le risque de somnolence dure environ 2 heures et 17 minutes.

  10. Partie D

    On intègre par parties en posant u(t) = 5 t et v′(t) = e−t, donc u′(t) = 5 et v(t) = −e−t : Tm = ∫₀¹ 5 t e−t dt = [−5 t e−t]₀¹ + ∫₀¹ 5 e−t dt = −5 e−1 + [−5 e−t]₀¹ = −5 e−1 + (−5 e−1 + 5) = 5 − 10 e−1. La concentration moyenne durant la première heure vaut donc exactement 5 − 10e, soit environ 1,32 g/L.

Énoncé Exercice 4 Géométrie dans l’espace Difficile

Géométrie dans l’espace

L’espace est muni d’un repère orthonormé (O ; i, j, k).

On considère les points A(23 ; 0 ; 0), B(0 ; 2 ; 0), C(0 ; 0 ; 1) et K(32 ; 32 ; 0). [Représentation tridimensionnelle du tétraèdre OABC avec K dans le plan (OAB).]

1. Justifier qu’une représentation paramétrique de la droite (CK) est x = 32 t, y = 32 t, z = 1 − t, t ∈ R.

2. Soit M(t) un point de (CK). Établir que OM(t) = 4 t² − 2 t + 1.

3. Soit f(t) = OM(t). a. Étudier les variations de f sur R. b. En déduire la valeur de t pour laquelle f atteint son minimum.

4. En déduire que H(38 ; 38 ; 34) est le projeté orthogonal de O sur (CK).

5. Démontrer, à l’aide du produit scalaire, que H est l’orthocentre du triangle ABC.

6. a. Démontrer que (OH) est orthogonale au plan (ABC). b. En déduire une équation du plan (ABC).

7. Calculer l’aire du triangle ABC.

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Corrigé Exercice 4 Géométrie dans l’espace Revoir l'énoncé
  1. 1.

    Un point M(x ; y ; z) appartient à la droite (CK) si et seulement si les vecteurs CM et CK sont colinéaires, c’est-à-dire s’il existe un réel t tel que CM = t CK. Ici CK a pour coordonnées (32 − 0 ; 32 − 0 ; 0 − 1) = (32 ; 32 ; −1) et CM = (x ; y ; z − 1). L’égalité coordonnée par coordonnée donne x = (32) t, y = (32) t et z − 1 = −t, soit exactement la représentation paramétrique x = (32) t, y = (32) t, z = 1 − t avec t ∈ ℝ.

  2. 2.

    Le point M(t) a pour coordonnées ((32) t ; (32) t ; 1 − t) et O est l’origine. Le repère étant orthonormé : OM(t)² = ((32) t)² + ((32) t)² + (1 − t)² = (34) t² + (94) t² + t² − 2 t + 1 = 3 t² + t² − 2 t + 1 = 4 t² − 2 t + 1. Une distance étant positive, OM(t) = 4 t² − 2 t + 1.

  3. 3. a.

    Le trinôme 4 t² − 2 t + 1 a pour discriminant Δ = (−2)² − 4 × 4 × 1 = −12 < 0 : il est donc strictement positif sur ℝ, ce qui assure que f est bien définie et dérivable sur ℝ. En dérivant la racine carrée : f′(t) = 8 t − 22 4 t² − 2 t + 1 = (4 t − 1) / 4 t² − 2 t + 1. Le dénominateur étant strictement positif, f′(t) est du signe de 4 t − 1 : f est strictement décroissante sur ]−∞ ; 14] et strictement croissante sur [14 ; +∞[.

  4. 3. b.

    et 4. La fonction f atteint donc son minimum en t = 14. Or le projeté orthogonal de O sur (CK) est le point de (CK) le plus proche de O, c’est-à-dire celui qui rend OM(t) minimale : il correspond à t = 14. Ses coordonnées sont x = (32) × 14 = 38, y = (32) × 14 = 38 et z = 1 − 14 = 34 : le projeté orthogonal de O sur (CK) est bien le point H(38 ; 38 ; 34).

  5. 5.

    (étape 1 : H est dans le plan) AK = (32 − 23 ; 32 − 0 ; 0) = (−33/2 ; 32 ; 0) et AB = (−23 ; 2 ; 0). Comme (34) × (−23) = −33/2 et (34) × 2 = 32, on a AK = (34) AB : les points A, K et B sont alignés, donc K appartient à la droite (AB). La droite (CK) joint alors deux points du plan (ABC), elle y est incluse, et comme H ∈ (CK) on en déduit H ∈ (ABC).

  6. (étape 2 : deux hauteurs) CH = (38 ; 38 ; 34 − 1) = (38 ; 38 ; −14), donc CH · AB = (38) × (−23) + (38) × 2 + (−14) × 0 = −68 + 68 = 0 : la droite (CH) est perpendiculaire à (AB), c’est la hauteur issue de C. De même AH = (38 − 23 ; 38 ; 34) = (−153/8 ; 38 ; 34) et BC = (0 ; −2 ; 1) donnent AH · BC = 0 − 68 + 34 = 0 : (AH) est la hauteur issue de A. Le point H appartient à deux hauteurs du triangle ABC, c’est donc son orthocentre.

  7. 6. a.

    OH = (38 ; 38 ; 34). Avec AB = (−23 ; 2 ; 0) et AC = (−23 ; 0 ; 1) : OH · AB = −68 + 68 + 0 = 0 et OH · AC = −68 + 0 + 34 = 0. Les vecteurs AB et AC ne sont pas colinéaires (A, B et C ne sont pas alignés) : ce sont deux vecteurs directeurs du plan (ABC). Le vecteur OH étant orthogonal à ces deux vecteurs directeurs, il est normal au plan (ABC) : la droite (OH) est donc orthogonale au plan (ABC).

  8. 6. b.

    Un plan admettant le vecteur normal (a ; b ; c) a une équation cartésienne de la forme a x + b y + c z + d = 0. En multipliant OH par 8, le vecteur (3 ; 3 ; 6) est encore normal au plan (ABC), qui admet donc une équation 3 x + 3 y + 6 z + d = 0. Le point A(23 ; 0 ; 0) appartient à ce plan : 3 × 23 + 3 × 0 + 6 × 0 + d = 6 + d = 0, d’où d = −6. Une équation du plan (ABC) est 3 x + 3 y + 6 z − 6 = 0 (ou, en divisant par 3, x + 3 y + 23 z − 23 = 0).

  9. 7.

    D’après la question 5, K appartient à (AB) et (CK) ⊥ (AB) : le segment [CK] est la hauteur du triangle ABC issue de C, de pied K, donc l’aire vaut (12) × AB × CK. Or CK = (32 ; 32 ; −1) donne CK = 34 + 94 + 1 = 4 = 2, et AB = (−23 ; 2 ; 0) donne AB = 12 + 4 = 16 = 4. L’aire du triangle ABC vaut donc (12) × 4 × 2 = 4 unités d’aire.