Probabilités conditionnelles et suite
Un étudiant mange tous les jours au restaurant universitaire. Le restaurant propose des plats végétariens et des plats non végétariens.
Lorsqu’un jour donné l’étudiant a choisi un plat végétarien, la probabilité qu’il choisisse un plat végétarien le lendemain est 0,9.
Lorsqu’un jour donné l’étudiant a choisi un plat non végétarien, la probabilité qu’il choisisse un plat végétarien le lendemain est 0,7.
Pour tout entier naturel n, on note Vₙ l’évènement « l’étudiant a choisi un plat végétarien le nᵉ jour » et pₙ la probabilité de Vₙ.
Le jour de la rentrée, l’étudiant a choisi le plat végétarien. On a donc p₁ = 1.
1. a. Indiquer la valeur de p₂.
b. Montrer que p₃ = 0,88. On pourra s’aider d’un arbre pondéré.
c. Sachant que le 3ᵉ jour l’étudiant a choisi un plat végétarien, quelle est la probabilité qu’il ait choisi un plat non végétarien le jour précédent ? On arrondira le résultat à 10⁻².
2. [Arbre pondéré : Vₙ (probabilité pₙ) mène à Vₙ₊₁ (0,9) ou à son complémentaire (0,1) ; le complémentaire de Vₙ (probabilité 1 − pₙ) mène à Vₙ₊₁ (0,7) ou à son complémentaire (0,3).]
3. Justifier que, pour tout entier naturel n ≥ 1, pₙ₊₁ = 0,2 pₙ + 0,7.
4. On souhaite disposer de la liste des premiers termes de la suite (pₙ) pour n ≥ 1. Pour cela, on utilise une fonction repas programmée en Python dont on propose trois versions.
Programme 1 :
1 def repas(n):
2 p = 1
3 L = [p]
4 for k in range(1,n):
5 p = 0.2*p+0.7
6 L.append(p)
7 return(L)
Programme 2 : identique au programme 1, sauf la ligne 4 qui devient « for k in range(1,n+1): ».
Programme 3 : identique au programme 1, sauf la ligne 6 qui devient « L.append(p+1) ».
a. Lequel de ces programmes permet d’afficher les n premiers termes de la suite (pₙ) ? Aucune justification n’est attendue.
b. Avec le programme choisi, donner le résultat affiché pour n = 5.
5. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n ≥ 1, pₙ = 0,125 × 0,2ⁿ⁻¹ + 0,875.
6. En déduire la limite de la suite (pₙ).