Aller au contenu
Sujet officiel · session 2024

Bac de maths 2024 — Centres étrangers · 5 juin

Le sujet tel qu'il a été donné, sa transcription, et le corrigé complet de ses 4 exercices.

Aller à l'énoncé et au corrigéOuvrir le PDF en grand

Sujet publié par le ministère de l'Éducation nationale — PDF d'origine. Transcription et correction rédigées par MathBooster.

Le sujet, tel qu'il a été distribué

Les navigateurs mobiles n'affichent pas le sujet ici — ouvrez-le directement.

Voir le sujet (PDF)

La transcription et le corrigé complets reprennent le sujet ci-dessous.

Ouvrir le PDF en grandPasser à l'énoncé et au corrigé

Le PDF ne s'affiche pas ? Votre navigateur est réglé pour télécharger les PDF plutôt que les ouvrir. Ouvrez-le dans un onglet — la transcription ci-dessous reprend le sujet en entier.

Énoncé et corrigé, exercice par exercice

L'énoncé transcrit à gauche, notre correction en face. Chaque étape nomme la propriété utilisée ; ces corrections sont rédigées par MathBooster, puis vérifiées calcul par calcul.

Énoncé Exercice 1 Probabilités conditionnelles Moyen

Fiabilité d'un test antidopage

Partie A

On définit la fonction f sur l'intervalle [0 ; 1] par : f(x) = 0,96x/(0,93x + 0,03).

1. Démontrer que, pour tout x appartenant à l'intervalle [0 ; 1], f ′(x) = 0,028 80,93x + 0,03².

2. Déterminer le sens de variation de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 1].

Partie B

La lutte contre le dopage passe notamment par la réalisation de contrôles antidopage qui visent à déterminer si un sportif a fait usage de substances interdites. Lors d'une compétition rassemblant 1 000 sportifs, une équipe médicale teste tous les concurrents. On propose d'étudier la fiabilité de ce test.

On appelle x le réel compris entre 0 et 1 qui désigne la proportion de sportifs dopés. Lors de l'élaboration de ce test, on a pu déterminer que :

• la probabilité qu'un sportif soit déclaré positif sachant qu'il est dopé est égale à 0,96 ;

• la probabilité qu'un sportif soit déclaré positif sachant qu'il n'est pas dopé est égale à 0,03.

On note D l'évènement « le sportif est dopé » et T l'évènement « le test est positif ».

1. Recopier et compléter l'arbre de probabilité. [Arbre à deux niveaux : première branche D de probabilité x et branche D̄ de probabilité 1 − x ; chacune se subdivise en T et T̄, avec PD(T) = 0,96 et P(T) = 0,03 à compléter.]

2. Déterminer, en fonction de x, la probabilité qu'un sportif soit dopé et ait un test positif.

3. Démontrer que la probabilité de l'évènement T est égale à 0,93x + 0,03.

4. Pour cette question uniquement, on suppose qu'il y a 50 sportifs dopés parmi les 1 000 testés. La fonction f désigne la fonction définie à la partie A. Démontrer que la probabilité qu'un sportif soit dopé sachant que son test est positif est égale à f(0,05). En donner une valeur arrondie au centième.

5. On appelle valeur prédictive positive d'un test la probabilité que le sportif soit réellement dopé lorsque le résultat du test est positif.

a. Déterminer à partir de quelle valeur de x la valeur prédictive positive du test étudié sera supérieure ou égale à 0,9. Arrondir le résultat au centième.

b. Un responsable de la compétition décide de ne plus tester l'ensemble des sportifs, mais de cibler les sportifs les plus performants supposés être plus fréquemment dopés. Quelle est la conséquence de cette décision sur la valeur prédictive positive du test ? Argumenter en utilisant un résultat de la partie A.

Voir la correction

Corrigé Exercice 1 Fiabilité d'un test antidopage Revoir l'énoncé
  1. Partie A

    1 : f est le quotient uv avec u(x) = 0,96x et v(x) = 0,93x + 0,03. Sur [0 ; 1] on a v(x) ⩾ 0,03 > 0, donc v ne s'annule pas : f est dérivable et on applique la formule (uv)′ = u′v − uv′v².

  2. Avec u′(x) = 0,96 et v′(x) = 0,93, le numérateur vaut 0,96 × (0,93x + 0,03) − 0,96x × 0,93 = 0,892 8x + 0,028 8 − 0,892 8x = 0,028 8 : les termes en x se simplifient. D'où f ′(x) = 0,028 80,93x + 0,03² pour tout x de [0 ; 1].

  3. Partie A

    2 : le numérateur 0,028 8 est strictement positif et le dénominateur est le carré d'un réel non nul, donc strictement positif. Ainsi f ′(x) > 0 sur tout l'intervalle : f est strictement croissante sur [0 ; 1], de f(0) = 0 jusqu'à f(1) = 0,960,96 = 1.

  4. Partie B

    1 : les deux branches de premier niveau portent P(D) = x et P(D̄) = 1 − x. L'énoncé donne PD(T) = 0,96 et P(T) = 0,03 ; comme la somme des probabilités des branches issues d'un même nœud vaut 1, on complète par PD(T̄) = 0,04 et P(T̄) = 0,97.

  5. 2.

    d'après la formule des probabilités composées, P(D ∩ T) = P(D) × PD(T) = x × 0,96. La probabilité qu'un sportif soit dopé et ait un test positif est donc 0,96x.

  6. 3.

    D et D̄ forment une partition de l'univers, donc d'après la formule des probabilités totales, P(T) = P(D ∩ T) + P(D̄ ∩ T) = 0,96x + (1 − x) × 0,03 = 0,96x + 0,03 − 0,03x, c'est-à-dire P(T) = 0,93x + 0,03.

  7. 4.

    50 dopés parmi 1 000 sportifs choisis de façon équiprobable donnent x = 501 000 = 0,05. Par définition d'une probabilité conditionnelle, PT(D) = P(D ∩ T)P(T) = 0,96x/(0,93x + 0,03) = f(x) : la probabilité cherchée est donc bien f(0,05).

  8. Calcul : f(0,05) = 0,96 × 0,050,93 × 0,05 + 0,03 = 0,0480,076 5 = 3251 ≈ 0,627. La probabilité qu'un sportif soit dopé sachant que son test est positif vaut environ 0,63 : près de 4 tests positifs sur 10 sont donc de fausses alertes.

  9. Partie B5.a.

    la valeur prédictive positive n'est autre que PT(D) = f(x). Sur [0 ; 1] le dénominateur 0,93x + 0,03 est strictement positif, donc f(x) ⩾ 0,9 équivaut à 0,96x ⩾ 0,9(0,93x + 0,03), soit 0,96x ⩾ 0,837x + 0,027, puis 0,123x ⩾ 0,027 et enfin x ⩾ 0,0270,123 = 941 ≈ 0,219 5. La valeur prédictive positive est donc supérieure ou égale à 0,9 dès que x ⩾ 0,22 environ, soit 22 % de sportifs dopés dans la population testée.

  10. 5.b.

    ne tester que les sportifs les plus performants, supposés plus souvent dopés, augmente la proportion x de dopés dans la population testée. Or f est strictement croissante sur [0 ; 1] d'après la partie A, donc f(x) augmente avec x : la valeur prédictive positive du test s'améliore, autrement dit un test positif devient plus digne de confiance.

Énoncé Exercice 2 Suites numériques Difficile

Suite récurrente convergeant vers ln(2)

On considère la fonction f définie sur l'intervalle [0 ; 1] par f(x) = 2xe−x. On admet que f est dérivable sur [0 ; 1].

1. a. Résoudre sur l'intervalle [0 ; 1] l'équation f(x) = x.

b. Démontrer que, pour tout x appartenant à [0 ; 1], f ′(x) = 2(1 − x)e−x.

c. Donner le tableau de variations de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 1].

On considère la suite (uₙ) définie par u₀ = 0,1 et, pour tout entier naturel n, uₙ₊₁ = f(uₙ).

2. a. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, 0 ⩽ uₙ < uₙ₊₁ ⩽ 1.

b. En déduire que la suite (uₙ) est convergente.

3. Démontrer que la limite de la suite (uₙ) est ln(2).

4. a. Justifier que pour tout entier naturel n, ln(2) − uₙ est positif.

b. On souhaite écrire un script Python qui renvoie une valeur approchée de ln(2) par défaut à 10⁻⁴ près, ainsi que le nombre d'étapes pour y parvenir. Recopier et compléter le script ci-dessous :

def seuil():

n = 0

u = 0.1

while ln(2) − u … 0.0001:

n = n + 1

u = …

return (u, n)

c. Donner la valeur de la variable n renvoyée par la fonction seuil().

Voir la correction

Corrigé Exercice 2 Suite récurrente convergeant vers ln(2) Revoir l'énoncé
  1. 1.a : sur [0 ; 1], l'équation f(x) = x s'écrit 2xe−x − x = 0, soit, en factorisant par x : x(2e−x − 1) = 0. Un produit est nul si et seulement si l'un de ses facteurs est nul, donc x = 0 ou 2e−x = 1.

  2. 2e−x = 1 donne e−x = 12, donc −x = ln(12) = −ln(2), c'est-à-dire x = ln(2). Comme 1 < 2 < e et que ln est strictement croissante, 0 < ln(2) < 1 : les deux valeurs appartiennent bien à [0 ; 1]. L'équation f(x) = x admet donc exactement deux solutions sur [0 ; 1] : 0 et ln(2).

  3. 1.b : f est le produit de u(x) = 2x et v(x) = e−x, avec u′(x) = 2 et v′(x) = −e−x. La formule (uv)′ = u′v + uv′ donne f ′(x) = 2e−x + 2x × (−e−x) = (2 − 2x)e−x = 2(1 − x)e−x.

  4. 1.c : l'exponentielle est strictement positive, donc f ′(x) est du signe de 2(1 − x) : f ′(x) > 0 sur [0 ; 1[ et f ′(1) = 0. La fonction f est donc strictement croissante sur [0 ; 1] ; le tableau de variations ne comporte qu'une flèche montante, de f(0) = 0 à f(1) = 2e⁻¹ ≈ 0,736.

  5. 2.a — initialisation : u₀ = 0,1 et u₁ = f(0,1) = 0,2e−0,1 ≈ 0,181, donc 0 ⩽ u₀ < u₁ ⩽ 1 : la propriété est vraie au rang 0. Hérédité : soit n ∈ ℕ. Supposons 0 ⩽ uₙ < uₙ₊₁ ⩽ 1 pour cet entier n. Comme f est strictement croissante sur [0 ; 1], on peut lui appliquer cet encadrement : f(0) ⩽ f(uₙ) < f(uₙ₊₁) ⩽ f(1), soit 0 ⩽ uₙ₊₁ < uₙ₊₂ ⩽ 2e⁻¹, et 2e⁻¹ ≈ 0,736 ⩽ 1. La propriété est donc vraie au rang n + 1. Conclusion : vraie au rang 0 et se transmet d'un rang au suivant, elle est, d'après le principe de récurrence, vraie pour tout n ∈ ℕ : 0 ⩽ uₙ < uₙ₊₁ ⩽ 1.

  6. 2.b : cet encadrement montre que (uₙ) est strictement croissante (uₙ < uₙ₊₁) et majorée par 1. D'après le théorème de la convergence monotone, la suite (uₙ) converge vers une limite ℓ, avec 0,1 ⩽ ℓ ⩽ 1.

  7. 3 : f est dérivable donc continue sur [0 ; 1], la suite est définie par uₙ₊₁ = f(uₙ) et sa limite ℓ appartient à [0 ; 1] : d'après le théorème du point fixe, ℓ vérifie ℓ = f(ℓ). D'après la question 1.a, ℓ = 0 ou ℓ = ln(2). Or (uₙ) est croissante, donc ℓ ⩾ u₀ = 0,1 > 0, ce qui écarte ℓ = 0. La suite (uₙ) converge donc vers ln(2).

  8. 4.a : la suite (uₙ) est croissante et converge vers ln(2) ; une suite croissante est toujours majorée par sa limite, donc uₙ ⩽ ln(2) pour tout n, c'est-à-dire ln(2) − uₙ ⩾ 0. Chaque terme uₙ est ainsi une valeur approchée de ln(2) par défaut.

  9. 4.b : on poursuit les itérations tant que l'écart à ln(2) dépasse 10⁻⁴ ; la condition s'écrit donc while ln(2) - u > 0.0001: et la mise à jour, qui traduit uₙ₊₁ = f(uₙ), est u = 2*u*exp(-u). Le script suppose exp et le logarithme népérien importés du module math.

  10. 4.c : en itérant à partir de u₀ = 0,1 on obtient u₁₀ ≈ 0,692 996, pour lequel ln(2) − u₁₀ ≈ 1,5 × 10⁻⁴ > 10⁻⁴, puis u₁₁ ≈ 0,693 101, pour lequel ln(2) − u₁₁ ≈ 4,6 × 10⁻⁵ ⩽ 10⁻⁴. La boucle s'arrête à cette étape : la fonction seuil() renvoie n = 11.

Énoncé Exercice 3 Primitives et équations différentielles Moyen

Équations différentielles y′ = y et y′ = y − cos(x) − 3 sin(x)

On considère l'équation différentielle (E₀) : y′ = y, où y est une fonction dérivable de la variable réelle x.

1. Démontrer que l'unique fonction constante solution de l'équation différentielle (E₀) est la fonction nulle.

2. Déterminer toutes les solutions de l'équation différentielle (E₀).

On considère l'équation différentielle (E) : y′ = y − cos(x) − 3 sin(x), où y est une fonction dérivable de la variable réelle x.

3. La fonction h est définie sur ℝ par h(x) = 2 cos(x) + sin(x). On admet qu'elle est dérivable sur ℝ. Démontrer que la fonction h est solution de l'équation différentielle (E).

4. On considère une fonction f définie et dérivable sur ℝ. Démontrer que : « f est solution de (E) » est équivalent à « f − h est solution de (E₀) ».

5. En déduire toutes les solutions de l'équation différentielle (E).

6. Déterminer l'unique solution g de l'équation différentielle (E) telle que g(0) = 0.

7. Calculer : ∫₀π/2 [−2ex + sin(x) + 2 cos(x)] dx.

Voir la correction

Corrigé Exercice 3 Équations différentielles y′ = y et y′ = y − cos(x) − 3 sin(x) Revoir l'énoncé
  1. 1 : soit la fonction constante x ↦ k. Sa dérivée est la fonction nulle, donc elle est solution de (E₀) : y′ = y si et seulement si 0 = k pour tout réel x, c'est-à-dire k = 0. Réciproquement, la fonction nulle vérifie bien 0 = 0 : l'unique fonction constante solution de (E₀) est donc la fonction nulle.

  2. 2 : (E₀) est du type y′ = ay avec a = 1. D'après le cours sur les équations différentielles, ses solutions sur ℝ sont les fonctions x ↦ Ceax = Cex, où C est une constante réelle quelconque.

  3. 3 : h(x) = 2 cos(x) + sin(x) a pour dérivée h′(x) = −2 sin(x) + cos(x). Calculons séparément le second membre de (E) : h(x) − cos(x) − 3 sin(x) = 2 cos(x) + sin(x) − cos(x) − 3 sin(x) = cos(x) − 2 sin(x). Les deux expressions sont égales, donc h′(x) = h(x) − cos(x) − 3 sin(x) pour tout réel x : h est bien solution de (E).

  4. 4 — sens direct : si f est solution de (E), alors pour tout réel x, (f − h)′(x) = f ′(x) − h′(x) = [f(x) − cos(x) − 3 sin(x)] − [h(x) − cos(x) − 3 sin(x)], puisque f et h sont toutes deux solutions de (E). Les termes trigonométriques s'éliminent : (f − h)′(x) = f(x) − h(x) = (f − h)(x), donc f − h est solution de (E₀).

  5. Réciproque : si f − h est solution de (E₀), alors f ′(x) − h′(x) = f(x) − h(x), donc f ′(x) = f(x) − h(x) + h′(x) = f(x) − h(x) + [h(x) − cos(x) − 3 sin(x)] car h est solution de (E), soit f ′(x) = f(x) − cos(x) − 3 sin(x) : f est solution de (E). L'équivalence demandée est démontrée.

  6. 5 : d'après la question 4, f est solution de (E) si et seulement si f − h est solution de (E₀), donc si et seulement si f(x) − h(x) = Cex d'après la question 2. Les solutions de (E) sont donc les fonctions x ↦ Cex + 2 cos(x) + sin(x), avec C ∈ ℝ.

  7. 6 : g s'écrit g(x) = Cex + 2 cos(x) + sin(x), et g(0) = C × 1 + 2 × 1 + 0 = C + 2. La condition g(0) = 0 impose C = −2. L'unique solution cherchée est donc g(x) = −2ex + 2 cos(x) + sin(x).

  8. 7 : la fonction à intégrer est exactement la fonction g de la question 6. Une primitive de x ↦ −2ex + sin(x) + 2 cos(x) est G(x) = −2ex − cos(x) + 2 sin(x), car une primitive de sin est −cos et une primitive de cos est sin.

  9. L'intégrale vaut G(π/2) − G(0) = [−2eπ/2 − cos(π/2) + 2 sin(π/2)] − [−2e⁰ − cos(0) + 2 sin(0)] = (−2eπ/2 − 0 + 2) − (−2 − 1 + 0) = −2eπ/2 + 5. L'intégrale demandée est donc égale à 5 − 2eπ/2, soit environ −4,62.

Énoncé Exercice 4 Géométrie dans l'espace Difficile

Tétraèdre ABCD, hauteurs et projeté orthogonal

L'espace est muni d'un repère orthonormé (O ; i, j, k). On considère :

• les points A(−2 ; 0 ; 2), B(−1 ; 3 ; 0), C(1 ; −1 ; 2) et D(0 ; 0 ; 3) ;

• la droite D₁ de représentation paramétrique : x = t ; y = 3t ; z = 3 + 5t, avec t ∈ ℝ ;

• la droite D₂ de représentation paramétrique : x = 1 + 3s ; y = −1 − 5s ; z = 2 − 6s, avec s ∈ ℝ.

1. Démontrer que les points A, B et C ne sont pas alignés.

2. a. Démontrer que le vecteur n(1 ; 3 ; 5) est orthogonal au plan (ABC).

b. Justifier qu'une équation cartésienne du plan (ABC) est : x + 3y + 5z − 8 = 0.

c. En déduire que les points A, B, C et D ne sont pas coplanaires.

3. a. Justifier que la droite D₁ est la hauteur du tétraèdre ABCD issue de D. On admet que la droite D₂ est la hauteur du tétraèdre ABCD issue de C.

b. Démontrer que les droites D₁ et D₂ sont sécantes et déterminer les coordonnées de leur point d'intersection.

4. a. Déterminer les coordonnées du projeté orthogonal H du point D sur le plan (ABC).

b. Calculer la distance du point D au plan (ABC). Arrondir le résultat au centième.

Voir la correction

Corrigé Exercice 4 Tétraèdre ABCD, hauteurs et projeté orthogonal Revoir l'énoncé
  1. 1 : on calcule AB(−1 − (−2) ; 3 − 0 ; 0 − 2) = (1 ; 3 ; −2) et AC(1 − (−2) ; −1 − 0 ; 2 − 2) = (3 ; −1 ; 0). Si ces vecteurs étaient colinéaires, il existerait k tel que AC = k AB ; la première coordonnée imposerait k = 3, mais alors la deuxième donnerait 3 × 3 = 9 ≠ −1. Les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc les points A, B et C ne sont pas alignés : ils définissent bien un plan.

  2. 2.a : n · AB = 1 × 1 + 3 × 3 + 5 × (−2) = 1 + 9 − 10 = 0, donc nAB ; n · AC = 1 × 3 + 3 × (−1) + 5 × 0 = 3 − 3 = 0, donc nAC. Le vecteur n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC), il est donc orthogonal à ce plan : c'est un vecteur normal de (ABC).

  3. 2.b : un plan admettant n(1 ; 3 ; 5) pour vecteur normal a une équation cartésienne de la forme x + 3y + 5z + d = 0. Le point A(−2 ; 0 ; 2) appartient au plan, donc ses coordonnées vérifient l'équation : −2 + 3 × 0 + 5 × 2 + d = 0, soit 8 + d = 0 et d = −8. Une équation cartésienne de (ABC) est donc x + 3y + 5z − 8 = 0 ; on vérifie que B et C conviennent aussi : −1 + 9 + 0 − 8 = 0 et 1 − 3 + 10 − 8 = 0.

  4. 2.c : remplaçons les coordonnées de D(0 ; 0 ; 3) dans cette équation : 0 + 3 × 0 + 5 × 3 − 8 = 7 ≠ 0. Le point D n'appartient donc pas au plan (ABC) : les quatre points A, B, C et D ne sont pas coplanaires, ils forment bien un tétraèdre.

  5. 3.a : pour t = 0, la représentation paramétrique de D₁ donne le point (0 ; 0 ; 3), c'est-à-dire D : la droite D₁ passe par D. De plus, un vecteur directeur de D₁ est (1 ; 3 ; 5), soit exactement le vecteur n normal à (ABC), donc D₁ est perpendiculaire au plan (ABC). Passant par le sommet D et perpendiculaire à la face opposée (ABC), D₁ est bien la hauteur du tétraèdre issue de D.

  6. 3.b : un point commun aux deux droites vérifie simultanément t = 1 + 3s, 3t = −1 − 5s et 3 + 5t = 2 − 6s. En reportant t = 1 + 3s dans la deuxième équation : 3(1 + 3s) = −1 − 5s, soit 3 + 9s = −1 − 5s, puis 14s = −4 et s = −27 ; on en déduit t = 1 + 3 × (−27) = 17.

  7. Il reste à vérifier la troisième équation avec ce couple : 3 + 5 × 17 = 267 et 2 − 6 × (−27) = 267 : elle est satisfaite. Le système admet donc une unique solution, ce qui prouve que D₁ et D₂ sont sécantes ; en remplaçant t par 17 dans D₁, leur point d'intersection a pour coordonnées (17 ; 37 ; 267).

  8. 4.a : le projeté orthogonal H de D sur (ABC) est le point d'intersection du plan (ABC) et de la perpendiculaire à ce plan passant par D, c'est-à-dire la droite D₁ d'après 3.a. On écrit donc H(t ; 3t ; 3 + 5t) et on reporte dans l'équation du plan : t + 3 × 3t + 5(3 + 5t) − 8 = 0, soit t + 9t + 15 + 25t − 8 = 0, puis 35t + 7 = 0 et t = −15. Le projeté orthogonal est H(−15 ; −35 ; 2).

  9. 4.b : la distance de D au plan (ABC) est la longueur DH. On a DH(−15 − 0 ; −35 − 0 ; 2 − 3) = (−15 ; −35 ; −1), donc DH = (15)² + (35)² + 1² = 125 + 925 + 2525 = 3525 = 355 ≈ 1,183. La distance du point D au plan (ABC) vaut donc environ 1,18 unité de longueur.