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Sujet officiel · session 2024

Bac de maths 2024 — Asie · 10 juin

Le sujet tel qu'il a été donné, sa transcription, et le corrigé complet de ses 4 exercices.

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Sujet publié par le ministère de l'Éducation nationale — PDF d'origine. Transcription et correction rédigées par MathBooster.

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Énoncé et corrigé, exercice par exercice

L'énoncé transcrit à gauche, notre correction en face. Chaque étape nomme la propriété utilisée ; ces corrections sont rédigées par MathBooster, puis vérifiées calcul par calcul.

Énoncé Exercice 1 Fonction exponentielle Moyen

Piste de trottinette freestyle

Partie A

On considère une fonction f définie sur [0 ; +∞[, représentée par la courbe C ci-dessous. La droite T est tangente à la courbe C au point A d'abscisse 52.

[Figure non reproduite : dans un repère où les abscisses vont de 0 à 5 et les ordonnées de −5 à 5, la courbe C part d'une ordonnée voisine de −5,5 en x = 0, croît jusqu'à un maximum voisin de 2,4 atteint en x = 1,5, puis décroît jusqu'à une ordonnée voisine de 0,35 en x = 5 ; elle coupe l'axe des abscisses en x = 0,5. La droite T touche C au point A d'abscisse 52, et la courbe traverse cette tangente en A.]

1. Dresser, par lecture graphique, le tableau des variations de la fonction f sur l'intervalle [0 ; 5].

2. Que semble présenter la courbe C au point A ?

3. La dérivée f′ et la dérivée seconde f″ de la fonction f sont représentées par les courbes ci-dessous. Associer à chacune de ces deux fonctions la courbe qui la représente. Ce choix sera justifié.

[Figures non reproduites : les deux courbes sont tracées pour x allant de 0 à 5. La courbe C₁, dont l'axe des ordonnées est gradué de 0 à −26, part d'une ordonnée voisine de −27 en x = 0, croît sur tout l'intervalle, rejoint l'axe des abscisses aux alentours de x = 2,5 et passe ensuite très légèrement au-dessus. La courbe C₂, dont l'axe des ordonnées est gradué de −2 à 14, part d'une ordonnée voisine de 16 en x = 0, décroît sur tout l'intervalle, coupe l'axe des abscisses aux alentours de x = 1,5 et reste négative ensuite.]

4. La courbe C₃ ci-dessous peut-elle être la représentation graphique sur [0 ; +∞[ d'une primitive de la fonction f ? Justifier.

[Figure non reproduite : la courbe C₃ est tracée pour x allant de 0 à 5, ses ordonnées restant comprises entre 0 et 6 ; elle croît depuis x = 0 jusqu'à un maximum atteint aux alentours de x = 0,5, puis décroît sur tout le reste de l'intervalle.]

Partie B

Dans cette partie, on considère que la fonction f, définie et deux fois dérivable sur [0 ; +∞[, est définie par f(x) = (4x − 2)e−x+1.

On notera respectivement f′ et f″ la dérivée et la dérivée seconde de la fonction f.

1. Étude de la fonction f

a. Montrer que f′(x) = (−4x + 6)e−x+1.

b. Utiliser ce résultat pour déterminer le tableau complet des variations de la fonction f sur [0 ; +∞[. On admet que lim f(x) = 0 quand x → +∞.

c. Étudier la convexité de la fonction f et préciser l'abscisse d'un éventuel point d'inflexion de la courbe représentative de f.

2. On considère une fonction F définie sur [0 ; +∞[ par F(x) = (ax + b)e−x+1, où a et b sont deux nombres réels.

a. Déterminer les valeurs des réels a et b telles que la fonction F soit une primitive de la fonction f sur [0 ; +∞[.

b. On admet que F(x) = (−4x − 2)e−x+1 est une primitive de la fonction f sur [0 ; +∞[. En déduire la valeur exacte, puis une valeur approchée à 10⁻² près, de l'intégrale I = ∫ de 32 à 8 de f(x) dx.

3. Une municipalité a décidé de construire une piste de trottinette freestyle. Le profil de cette piste est donné par la courbe représentative de la fonction f sur l'intervalle [32 ; 8]. L'unité de longueur est le mètre.

[Figure non reproduite : le profil de la piste est l'arc de la courbe de f pour x allant de 1,5 à 8 ; le point de départ D est son extrémité gauche, d'abscisse 32, et le mur de profil est la surface comprise entre cet arc et l'axe des abscisses.]

a. Donner une valeur approchée au cm près de la hauteur du point de départ D.

b. La municipalité a organisé un concours de graffiti pour orner le mur de profil de la piste. L'artiste retenue prévoit de couvrir environ 75 % de la surface du mur. Sachant qu'une bombe aérosol de 150 mL permet de couvrir une surface de 0,8 m², déterminer le nombre de bombes qu'elle devra utiliser pour réaliser cette œuvre.

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Corrigé Exercice 1 Piste de trottinette freestyle Revoir l'énoncé
  1. Partie A

    , questions 1 et 2. Lecture graphique. La courbe C monte de x = 0 jusqu'à x = 1,5, puis redescend jusqu'à x = 5 : la fonction f est donc croissante sur [0 ; 1,5] et décroissante sur [1,5 ; 5]. Les ordonnées lues aux bornes et au sommet donnent le tableau de variations sur [0 ; 5] : f croît de f(0) ≈ −5,5 jusqu'au maximum f(1,5) ≈ 2,4, puis décroît de 2,4 jusqu'à f(5) ≈ 0,35. Question 2 : au point A, la courbe C ne reste pas d'un seul côté de sa tangente T, elle la traverse. Or une courbe est au-dessus de ses tangentes là où la fonction est convexe et au-dessous là où elle est concave : traverser la tangente signifie changer de convexité. La courbe C semble donc présenter un point d'inflexion en A.

  2. , question 3. On utilise deux propriétés du cours : le signe de f′ donne le sens de variation de f, et le signe de f″ donne la convexité de f. D'après la question 1, f est croissante puis décroissante, son maximum étant atteint en x = 1,5 : sa dérivée f′ est donc positive sur [0 ; 1,5], s'annule en 1,5, puis est négative. C'est le comportement de la courbe C₂, positive puis négative avec un changement de signe vers x = 1,5 : la courbe C₂ représente f′. D'après la question 2, f change de convexité en A, d'abscisse 2,5 : elle est concave avant A et convexe après, donc f″ est négative sur [0 ; 2,5], s'annule en 2,5, puis est positive. C'est le comportement de la courbe C₁ : la courbe C₁ représente f″.

  3. , question 4. Par définition, si F est une primitive de f sur [0 ; +∞[, alors F′ = f : le signe de f donne donc le sens de variation de F. Or on lit sur la courbe C que f est négative sur [0 ; 0,5[ et positive sur ]0,5 ; 5]. Une primitive de f devrait donc être décroissante sur [0 ; 0,5] puis croissante sur [0,5 ; 5]. Or la courbe C₃ est croissante jusque vers x = 0,5 puis décroissante : elle présente exactement le sens de variation contraire. La courbe C₃ ne peut donc pas être la représentation graphique d'une primitive de la fonction f sur [0 ; +∞[.

  4. Partie B

    , question 1. a. La fonction f est le produit u × v avec u(x) = 4x − 2 et v(x) = e−x+1, toutes deux dérivables sur [0 ; +∞[ ; f l'est donc aussi. On a u′(x) = 4, et pour v on applique la dérivée d'une exponentielle composée, (ew)′ = w′ × ew avec w(x) = −x + 1, donc v′(x) = −e−x+1. La formule de dérivation d'un produit, (uv)′ = u′v + uv′, donne alors, pour tout x ≥ 0 : f′(x) = 4 × e−x+1 + (4x − 2) × (−e−x+1) = (4 − 4x + 2)e−x+1 = (−4x + 6)e−x+1.

  5. , question 1. b. La fonction exponentielle est strictement positive, donc e−x+1 > 0 pour tout x : f′(x) est du signe du facteur affine −4x + 6. Or −4x + 6 > 0 ⟺ 6 > 4x ⟺ x < 32. Ainsi f′ > 0 sur [0 ; 32[, f′(32) = 0 et f′ < 0 sur ]32 ; +∞[ : la fonction f est croissante sur [0 ; 32] puis décroissante sur [32 ; +∞[. On calcule les valeurs remarquables : f(0) = (4 × 0 − 2)e0+1 = −2e ≈ −5,44 et f(32) = (4 × 32 − 2)e32+1 = 4e12 ≈ 2,43 ; la limite en +∞ vaut 0, comme l'énoncé l'admet. Tableau complet : sur [0 ; 32], f′ est de signe + et f croît de −2e à 4e12 ; sur [32 ; +∞[, f′ est de signe − et f décroît de 4e12 vers 0. La fonction f admet donc un maximum égal à 4e12, atteint en x = 32 — ce qui confirme la lecture graphique de la partie A.

  6. , question 1. c. La convexité se lit sur le signe de la dérivée seconde. On dérive f′(x) = (−4x + 6)e−x+1 avec la même formule du produit : f″(x) = −4 × e−x+1 + (−4x + 6) × (−e−x+1) = (−4 + 4x − 6)e−x+1 = (4x − 10)e−x+1. Comme e−x+1 > 0, f″(x) est du signe de 4x − 10, qui s'annule en x = 52 : f″ < 0 sur [0 ; 52[ et f″ > 0 sur ]52 ; +∞[. Une fonction est concave là où sa dérivée seconde est négative et convexe là où elle est positive : f est donc concave sur [0 ; 52] et convexe sur [52 ; +∞[. La dérivée seconde s'annule en changeant de signe en 52, donc la courbe représentative de f admet un unique point d'inflexion, d'abscisse 52 — c'est bien le point A observé à la partie A.

  7. , question 2. a. La fonction F : x ↦ (ax + b)e−x+1 est dérivable sur [0 ; +∞[ comme produit de fonctions dérivables, et la formule du produit donne : F′(x) = a × e−x+1 + (ax + b) × (−e−x+1) = (a − ax − b)e−x+1 = (−ax + a − b)e−x+1. Par définition, F est une primitive de f sur [0 ; +∞[ si et seulement si F′(x) = f(x) pour tout x ≥ 0, c'est-à-dire (−ax + a − b)e−x+1 = (4x − 2)e−x+1. Comme e−x+1 > 0, on peut simplifier par ce facteur : −ax + a − b = 4x − 2 pour tout x ≥ 0. Deux fonctions affines sont égales sur un intervalle si et seulement si leurs coefficients sont égaux, d'où le système : −a = 4 et a − b = −2. La première équation donne a = −4, et la seconde b = a + 2 = −4 + 2 = −2. Les valeurs cherchées sont donc a = −4 et b = −2, c'est-à-dire F(x) = (−4x − 2)e−x+1.

  8. , question 2. b. La fonction f est continue sur [32 ; 8] et F en est une primitive : d'après le théorème fondamental de l'analyse, l'intégrale se calcule comme la variation de la primitive entre les bornes. I = ∫ de 32 à 8 de f(x) dx = [F(x)] de 32 à 8 = F(8) − F(32). Or F(8) = (−4 × 8 − 2)e−8+1 = −34e⁻⁷ et F(32) = (−4 × 32 − 2)e32+1 = (−6 − 2)e12 = −8e12. Donc I = −34e⁻⁷ − (−8e12) = 8e12 − 34e⁻⁷. La valeur exacte de l'intégrale est I = 8e12 − 34e⁻⁷ ; à la calculatrice, I ≈ 4,8212, soit I ≈ 4,82 à 10⁻² près.

  9. , question 3. a. Le profil de la piste est la courbe de f sur [32 ; 8]. D'après la question 1. b, f est décroissante sur [32 ; +∞[, donc elle l'est en particulier sur [32 ; 8] : le point le plus haut du profil, c'est-à-dire le point de départ D, est celui d'abscisse 32. Sa hauteur vaut f(32) = 4e12 ≈ 2,4261. Au centimètre près, la hauteur du point de départ D est donc de 2,43 m.

  10. , question 3. b. Sur [32 ; 8], f est positive : le facteur 4x − 2 est positif dès que x > 12 et l'exponentielle l'est toujours. L'aire, en unités d'aire, du domaine compris entre la courbe de f, l'axe des abscisses et les droites d'équations x = 32 et x = 8 est donc égale à l'intégrale I calculée à la question 2. b. L'unité de longueur étant le mètre, une unité d'aire vaut 1 m² : le mur de profil a une aire d'environ 4,82 m². L'artiste prévoit d'en couvrir 75 %, soit 0,75 × 4,82 ≈ 3,62 m². Chaque bombe couvrant 0,8 m², il en faut 3,62 ÷ 0,8 ≈ 4,52. Le nombre de bombes est un entier et 4 bombes ne suffiraient pas à couvrir les 3,62 m² prévus : on arrondit à l'entier supérieur. L'artiste devra donc utiliser 5 bombes aérosol.

Énoncé Exercice 2 Géométrie dans l'espace Moyen

Pyramide SABDC

Dans l'espace muni d'un repère orthonormé (O ; ı⃗ , ȷ⃗ , k) d'unité 1 cm, on considère les points :

A(3 ; −1 ; 1), B(4 ; −1 ; 0), C(0 ; 3 ; 2), D(4 ; 3 ; −2) et S(2 ; 1 ; 4).

[Schéma : pyramide SABDC de sommet S et de base quadrilatère ABDC]

Dans cet exercice, on souhaite montrer que SABDC est une pyramide à base ABDC trapézoïdale de sommet S, afin de calculer son volume.

1. Montrer que les points A, B et C ne sont pas alignés.

2. a. Montrer que les points A, B, C et D sont coplanaires.

b. Montrer que le quadrilatère ABDC est un trapèze de bases [AB] et [CD]. On rappelle qu'un trapèze est un quadrilatère ayant deux côtés opposés parallèles appelés bases.

3. a. Démontrer que le vecteur n(2 ; 1 ; 2) est un vecteur normal au plan (ABC).

b. En déduire une équation cartésienne du plan (ABC).

c. Déterminer une représentation paramétrique de la droite ∆ passant par le point S et orthogonale au plan (ABC).

d. On note I le point d'intersection de la droite ∆ et du plan (ABC). Montrer que le point I a pour coordonnées (23 ; 13 ; 83), puis montrer que SI = 2 cm.

4. a. Vérifier que le projeté orthogonal H du point B sur la droite (CD) a pour coordonnées H(3 ; 3 ; −1) et montrer que HB = 32 cm.

b. Calculer la valeur exacte de l'aire du trapèze ABDC. On rappelle que l'aire d'un trapèze est donnée par la formule A = b + B2 × h, où b et B sont les longueurs des bases du trapèze et h sa hauteur.

5. Déterminer le volume de la pyramide SABDC. On rappelle que le volume V d'une pyramide est donné par la formule V = 13 × aire de la base × hauteur.

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Corrigé Exercice 2 Pyramide SABDC Revoir l'énoncé
  1. Question 1

    On calcule les coordonnées de deux vecteurs : AB = (4 − 3 ; −1 − (−1) ; 0 − 1) = (1 ; 0 ; −1) et AC = (0 − 3 ; 3 − (−1) ; 2 − 1) = (−3 ; 4 ; 1). Si ces vecteurs étaient colinéaires, il existerait un réel k tel que AC = k AB ; la première coordonnée imposerait k = −3, et la deuxième donnerait alors 4 = −3 × 0 = 0, ce qui est absurde. Les vecteurs AB et AC ne sont donc pas colinéaires : les points A, B et C ne sont pas alignés, ils définissent bien un plan (ABC).

  2. Question 2. a.

    Le vecteur AD a pour coordonnées (4 − 3 ; 3 − (−1) ; −2 − 1) = (1 ; 4 ; −3). Cherchons à l'écrire comme combinaison linéaire de AB et AC : 4 AB + AC = (4 × 1 + (−3) ; 4 × 0 + 4 ; 4 × (−1) + 1) = (1 ; 4 ; −3). On a donc AD = 4 AB + AC : le vecteur AD est coplanaire aux vecteurs non colinéaires AB et AC, donc D appartient au plan (ABC) et les points A, B, C et D sont coplanaires.

  3. Question 2. b.

    Le vecteur CD a pour coordonnées (4 − 0 ; 3 − 3 ; −2 − 2) = (4 ; 0 ; −4) = 4 × (1 ; 0 ; −1), c'est-à-dire CD = 4 AB. Les vecteurs AB et CD étant colinéaires, les droites (AB) et (CD) sont parallèles ; elles sont bien distinctes car C n'appartient pas à (AB) (question 1). Le quadrilatère ABDC est plan d'après la question 2. a et possède deux côtés opposés parallèles : c'est donc un trapèze de bases [AB] et [CD].

  4. Question 3. a.

    Le repère étant orthonormé, le produit scalaire se calcule avec les coordonnées : n · AB = 2 × 1 + 1 × 0 + 2 × (−1) = 2 + 0 − 2 = 0 et n · AC = 2 × (−3) + 1 × 4 + 2 × 1 = −6 + 4 + 2 = 0. Le vecteur n est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : c'est donc un vecteur normal à ce plan.

  5. Question 3. b.

    Un plan admettant n(2 ; 1 ; 2) pour vecteur normal a une équation cartésienne de la forme 2x + y + 2z + d = 0. Le point A(3 ; −1 ; 1) appartient à ce plan, donc 2 × 3 + (−1) + 2 × 1 + d = 0, soit 6 − 1 + 2 + d = 0, d'où d = −7. Une équation cartésienne du plan (ABC) est 2x + y + 2z − 7 = 0.

  6. Question 3. c.

    Une droite orthogonale à un plan est dirigée par un vecteur normal de ce plan : la droite ∆ est donc dirigée par n(2 ; 1 ; 2) et passe par S(2 ; 1 ; 4). Une représentation paramétrique de ∆ est : x = 2 + 2t, y = 1 + t, z = 4 + 2t, avec t ∈ ℝ.

  7. Question 3. d.

    On cherche le paramètre t du point de ∆ qui vérifie l'équation du plan : 2(2 + 2t) + (1 + t) + 2(4 + 2t) − 7 = 0, soit 4 + 4t + 1 + t + 8 + 4t − 7 = 0, c'est-à-dire 9t + 6 = 0, donc t = −23. En reportant : x = 2 + 2 × (−23) = 23, y = 1 − 23 = 13 et z = 4 + 2 × (−23) = 83, d'où I(23 ; 13 ; 83). Le vecteur SI a alors pour coordonnées (23 − 2 ; 13 − 1 ; 83 − 4) = (−43 ; −23 ; −43) et, le repère étant orthonormé, SI = (−43)² + (−23)² + (−43 = 169 + 49 + 169 = 369 = 4 = 2. L'unité de longueur étant le centimètre, SI = 2 cm.

  8. Question 4. a.

    Le projeté orthogonal de B sur (CD) est caractérisé par deux propriétés, qu'on vérifie l'une après l'autre. D'abord H appartient à (CD) : le vecteur CH = (3 − 0 ; 3 − 3 ; −1 − 2) = (3 ; 0 ; −3) vaut (34) × (4 ; 0 ; −4) = (34) CD, donc C, H et D sont alignés. Ensuite (BH) est orthogonale à (CD) : le vecteur BH = (3 − 4 ; 3 − (−1) ; −1 − 0) = (−1 ; 4 ; −1) vérifie BH · CD = (−1) × 4 + 4 × 0 + (−1) × (−4) = −4 + 0 + 4 = 0. H est donc bien le projeté orthogonal de B sur (CD), et HB = (−1)² + 4² + (−1)² = 1 + 16 + 1 = 18 = 9 × 2 = 32 cm.

  9. Question 4. b.

    Longueurs des deux bases : AB = 1² + 0² + (−1)² = 2 cm, et comme CD = 4 AB, on obtient CD = 4 × 2 = 42 cm. La hauteur du trapèze est la distance entre les droites parallèles (AB) et (CD) : c'est exactement HB = 32 cm, puisque (BH) est perpendiculaire à (CD) et donc aussi à (AB), qui lui est parallèle. La formule rappelée donne : aire = (2 + 422) × 32 = (52/2) × 32 = 15 × 22 = 15. L'aire exacte du trapèze ABDC est donc 15 cm².

  10. Question 5

    La droite ∆ est orthogonale au plan (ABC), qui contient la base ABDC, et I est son point d'intersection avec ce plan : I est donc le pied de la hauteur issue de S, et la hauteur de la pyramide vaut SI = 2 cm. D'où V = (13) × 15 × 2 = 10. Le volume de la pyramide SABDC est de 10 cm³.

Énoncé Exercice 3 Probabilités conditionnelles Moyen

Dépistage de la COVID-19

Dans la revue Lancet Public Health, les chercheurs affirment qu'au 11 mai 2020, 5,7 % des adultes français avaient déjà été infectés par la COVID-19.

On se servira de cette donnée pour les parties A et B de cet exercice.

Partie A

1. On prélève un individu dans la population française adulte au 11 mai 2020. On note I l'événement : « l'adulte a déjà été infecté par la COVID-19 ». Quelle est la probabilité que cet individu prélevé ait déjà été infecté par la COVID-19 ?

2. On prélève un échantillon de 100 personnes supposées choisies de façon indépendante les unes des autres, ce que l'on assimile à un tirage avec remise. On appelle X la variable aléatoire qui compte le nombre de personnes ayant déjà été infectées.

a. Justifier que X suit une loi binomiale dont on donnera les paramètres.

b. Calculer son espérance mathématique. Interpréter ce résultat.

c. Quelle est la probabilité qu'il n'y ait aucune personne infectée dans l'échantillon ? On donnera une valeur approchée à 10⁻⁴ près.

d. Quelle est la probabilité qu'il y ait au moins 2 personnes infectées dans l'échantillon ? On donnera une valeur approchée à 10⁻⁴ près.

e. Déterminer le plus petit entier n tel que P(X ≤ n) > 0,9. Interpréter ce résultat.

Partie B

Un test a été mis en place pour déterminer si une personne a ou non déjà été infectée par la COVID-19. Si le test est positif, cela signifie que la personne a déjà été infectée.

Deux paramètres caractérisent le test :

— sa sensibilité : probabilité que le test soit positif sachant que la personne a été infectée ;

— sa spécificité : probabilité que le test soit négatif sachant que la personne n'a pas été infectée.

Le fabricant indique : sensibilité = 0,8 ; spécificité = 0,99.

On prélève un individu soumis au test dans la population française adulte au 11 mai 2020. On note T l'événement « le test réalisé est positif ».

1. Compléter l'arbre des probabilités avec les données de l'énoncé : [arbre pondéré à compléter, branches non renseignées : nœud IĪ, puis depuis I : TT̄, depuis Ī : TT̄.]

2. Montrer que P(T) = 0,05503.

3. Quelle est la probabilité qu'un individu ait été infecté sachant que son test est positif ? On donnera une valeur approchée à 10⁻⁴ près.

Partie C

On considère un groupe d'un autre pays soumis au même test (sensibilité 0,8 et spécificité 0,99). Dans ce groupe, la proportion d'individus ayant un test positif est de 29,44 %. On choisit au hasard un individu de ce groupe ; quelle est la probabilité qu'il ait été infecté ?

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Corrigé Exercice 3 Dépistage de la COVID-19 Revoir l'énoncé
  1. Partie A

    , question 1. L'individu étant prélevé au hasard dans la population française adulte, on est en situation d'équiprobabilité : la proportion donnée par l'étude se lit directement comme une probabilité. Comme 5,7 % des adultes avaient déjà été infectés, P(I) = 5,7100 = 0,057.

  2. , question 2. a. On répète 100 fois une même épreuve de Bernoulli — prélever un adulte et regarder s'il a déjà été infecté (succès de probabilité p = 0,057) —, ces 100 répétitions étant identiques et indépendantes puisque le prélèvement est assimilé à un tirage avec remise. La variable aléatoire X compte le nombre de succès : X suit donc la loi binomiale de paramètres n = 100 et p = 0,057, ce que l'on note X ∼ B(100 ; 0,057).

  3. , question 2. b. Pour une loi binomiale de paramètres n et p, l'espérance vaut E(X) = n × p. Ici E(X) = 100 × 0,057 = 5,7. Interprétation : si l'on prélevait un très grand nombre d'échantillons de 100 adultes, on y compterait en moyenne 5,7 personnes déjà infectées par la COVID-19.

  4. , question 2. c. On applique la formule P(X = k) = C(n ; k) × pᵏ × (1 − p)ⁿ⁻ᵏ avec k = 0 : P(X = 0) = C(100 ; 0) × 0,057⁰ × 0,943¹⁰⁰ = 0,943¹⁰⁰ ≈ 0,0028. La probabilité qu'aucune personne de l'échantillon n'ait été infectée vaut environ 0,0028, soit moins de 3 chances sur 1 000.

  5. , question 2. d. L'événement « au moins 2 personnes infectées » a pour contraire « au plus 1 personne infectée », donc P(X ≥ 2) = 1 − P(X ≤ 1) = 1 − P(X = 0) − P(X = 1). Or P(X = 1) = C(100 ; 1) × 0,057¹ × 0,943⁹⁹ = 100 × 0,057 × 0,943⁹⁹ ≈ 0,0171. D'où P(X ≥ 2) ≈ 1 − 0,0028 − 0,0171 ≈ 0,9801. Il y a donc environ 98 % de chances que l'échantillon contienne au moins 2 personnes déjà infectées.

  6. , question 2. e. On calcule les probabilités cumulées à la calculatrice : P(X ≤ 8) ≈ 0,8829, qui n'est pas supérieur à 0,9, tandis que P(X ≤ 9) ≈ 0,9408 > 0,9. Le plus petit entier cherché est donc n = 9. Interprétation : dans plus de 90 % des échantillons de 100 adultes français, le nombre de personnes déjà infectées au 11 mai 2020 ne dépasse pas 9.

  7. Partie B

    , question 1. La sensibilité est la probabilité que le test soit positif sachant que la personne a été infectée, soit PI(T) = 0,8 ; comme la somme des probabilités partant d'un même nœud vaut 1, PI(T̄) = 1 − 0,8 = 0,2. La spécificité est PĪ(T̄) = 0,99, d'où PĪ(T) = 1 − 0,99 = 0,01. L'arbre porte donc 0,057 sur la branche I et 0,943 sur la branche Ī (partie A), puis 0,8 et 0,2 depuis I vers T et T̄, et 0,01 et 0,99 depuis Ī vers T et T̄.

  8. , question 2. Les événements I et Ī forment une partition de l'univers, on peut donc appliquer la formule des probabilités totales : P(T) = P(I ∩ T) + P(Ī ∩ T) = P(I) × PI(T) + P(Ī) × PĪ(T) = 0,057 × 0,8 + 0,943 × 0,01 = 0,0456 + 0,00943 = 0,05503.

  9. , question 3. On cherche la probabilité de I sachant T, c'est-à-dire PT(I) = P(T ∩ I)P(T). Le numérateur est la probabilité du chemin I puis T : P(T ∩ I) = 0,057 × 0,8 = 0,0456. Donc PT(I) = 0,04560,05503 = 4560/5503 ≈ 0,8286. Une personne dont le test est positif n'a donc qu'environ 82,86 % de chances d'avoir réellement été infectée : près de 17 % des tests positifs sont de faux positifs, car les non-infectés, bien plus nombreux, produisent malgré tout beaucoup de tests positifs.

  10. Partie C

    Le test est le même, seule la proportion d'infectés change : notons x = P(I) dans ce groupe. La formule des probabilités totales donne P(T) = x × 0,8 + (1 − x) × 0,01 = 0,8x + 0,01 − 0,01x = 0,79x + 0,01. L'énoncé indique que 29,44 % des individus ont un test positif, donc P(T) = 0,2944. On résout : 0,79x + 0,01 = 0,2944, soit 0,79x = 0,2844, d'où x = 0,28440,79 = 0,36. La probabilité qu'un individu choisi au hasard dans ce groupe ait été infecté est donc 0,36, soit une proportion de 36 % d'infectés dans ce pays.

Énoncé Exercice 4 Suites numériques Moyen

Cinq affirmations

Pour chacune des affirmations suivantes, préciser si elle est vraie ou fausse, puis justifier la réponse. Toute réponse non argumentée ne sera pas prise en compte.

1. Affirmation 1 : Toute suite décroissante et minorée par 0 converge vers 0.

2. On considère une suite (uₙ) définie sur ℕ telle que, pour tout entier n :

uₙ ≤ −9ⁿ + 3ⁿ7ⁿ.

Affirmation 2 lim uₙ = −∞.

3. On considère la fonction suivante écrite en langage Python :

def terme(N):

U = 1

for i in range(N):

U = U + i

return U

Affirmation 3 terme(4) renvoie la valeur 7.

4. Lors d'un concours, le gagnant a le choix entre deux prix :

— Prix A : 1 000 euros par jour pendant 15 jours ;

— Prix B : 1 euro le 1ᵉʳ jour, 2 euros le 2ᵉ jour, 4 euros le 3ᵉ jour, et pendant 15 jours la somme reçue double chaque jour.

Affirmation 4 La valeur du prix A est plus élevée que la valeur du prix B.

5. On considère la suite (vₙ) définie pour tout entier n ≥ 1 par vₙ = ∫ de 1 à n ln x dx.

Affirmation 5 La suite (vₙ) est croissante.

Voir la correction

Corrigé Exercice 4 Cinq affirmations Revoir l'énoncé
  1. Affirmation 1

    FAUSSE. Le théorème de convergence monotone garantit seulement qu'une suite décroissante et minorée converge vers une limite ℓ ; rien n'impose que ℓ soit égale au minorant 0. Un contre-exemple suffit donc : posons uₙ = 1 + 1n pour n ≥ 1. Elle est décroissante, car uₙ₊₁ − uₙ = 1n+11n < 0 ; elle est minorée par 0, car uₙ > 1 > 0 ; et pourtant, comme lim 1n = 0, on a lim uₙ = 1 ≠ 0. L'affirmation est donc fausse.

  2. Affirmation 2

    VRAIE. On fait apparaître des suites géométriques dans le majorant : −9ⁿ + 3ⁿ7ⁿ = −9ⁿ/7ⁿ + 3ⁿ/7ⁿ = −(97)ⁿ + (37)ⁿ. Comme 97 > 1, on a lim (97)ⁿ = +∞, donc lim −(97)ⁿ = −∞ ; comme −1 < 37 < 1, on a lim (37)ⁿ = 0. Par somme des limites, lim −9ⁿ + 3ⁿ7ⁿ = −∞. Or, pour tout entier n, uₙ ≤ −9ⁿ + 3ⁿ7ⁿ : d'après le théorème de comparaison — une suite majorée par une suite de limite −∞ tend elle aussi vers −∞ —, on conclut lim uₙ = −∞.

  3. Affirmation 3

    VRAIE. On déroule l'appel terme(4). Avant la boucle, U vaut 1. L'instruction for i in range(4) fait prendre à i les valeurs 0, 1, 2 puis 3, et chaque tour remplace U par U + i : pour i = 0, U = 1 + 0 = 1 ; pour i = 1, U = 1 + 1 = 2 ; pour i = 2, U = 2 + 2 = 4 ; pour i = 3, U = 4 + 3 = 7. La fonction renvoie donc bien 7. On reconnaît d'ailleurs U = 1 + (0 + 1 + ... + (N−1)) = 1 + N(N−1)2, qui vaut 1 + 6 = 7 pour N = 4.

  4. Affirmation 4

    FAUSSE. Prix A : 15 versements de 1 000 euros, soit A = 15 × 1 000 = 15 000 euros. Prix B : les sommes reçues jour après jour, 1, 2, 4, ..., forment une suite géométrique de premier terme 1 et de raison 2, dont on additionne les 15 premiers termes. La formule de la somme des termes d'une suite géométrique donne B = 1 × 1 − 2¹⁵1 − 2 = 2¹⁵ − 1 = 32 768 − 1 = 32 767 euros. Comme 32 767 > 15 000, c'est le prix B qui est le plus avantageux : l'affirmation est fausse. On peut même s'en convaincre sans la formule, puisque le seul quinzième jour rapporte déjà 2¹⁴ = 16 384 euros, davantage que le prix A tout entier.

  5. Affirmation 5

    VRAIE. Pour montrer qu'une suite est croissante, on étudie le signe de vₙ₊₁ − vₙ. Pour tout entier n ≥ 1, la relation de Chasles donne vₙ₊₁ − vₙ = ∫ de 1 à n+1 de ln x dx − ∫ de 1 à n de ln x dx = ∫ de n à n+1 de ln x dx. Sur l'intervalle [n ; n+1], qui est inclus dans [1 ; +∞[ puisque n ≥ 1, la fonction ln est positive : elle est croissante et ln 1 = 0. L'intégrale d'une fonction positive entre deux bornes rangées dans l'ordre croissant est positive, donc vₙ₊₁ − vₙ ≥ 0 : la suite (vₙ) est croissante. Elle est même strictement croissante, car ln est strictement positive sur ]1 ; +∞[.