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Sujet officiel · session 2024

Bac de maths 2024 — Amérique du Nord · 22 mai

Le sujet tel qu'il a été donné, sa transcription, et le corrigé complet de ses 4 exercices.

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Sujet publié par le ministère de l'Éducation nationale — PDF d'origine. Transcription et correction rédigées par MathBooster.

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Énoncé et corrigé, exercice par exercice

L'énoncé transcrit à gauche, notre correction en face. Chaque étape nomme la propriété utilisée ; ces corrections sont rédigées par MathBooster, puis vérifiées calcul par calcul.

Énoncé Exercice 1 Probabilités conditionnelles Moyen

Véhicules hybrides rechargeables

Les données publiées le 1er mars 2023 par le ministère de la transition écologique indiquent que, parmi les immatriculations de véhicules particuliers en France en 2022 :

— 22,86 % des véhicules étaient des véhicules neufs ;

— 8,08 % des véhicules neufs étaient des hybrides rechargeables ;

— 1,27 % des véhicules d’occasion (c’est-à-dire qui ne sont pas neufs) étaient des hybrides rechargeables.

Dans tout l’exercice, les probabilités seront arrondies au dix-millième.

Partie I

On considère un véhicule particulier immatriculé en France en 2022. On note :

• N l’événement « le véhicule est neuf » ;

• R l’événement « le véhicule est hybride rechargeable » ;

• N̄ et R̄ les événements contraires de N et R.

1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

2. Calculer la probabilité que ce véhicule soit neuf et hybride rechargeable.

3. Démontrer que la valeur arrondie au dix-millième de la probabilité que ce véhicule soit hybride rechargeable est 0,028 3.

4. Calculer la probabilité que ce véhicule soit neuf sachant qu’il est hybride rechargeable.

Partie II

On choisit 500 véhicules particuliers hybrides rechargeables immatriculés en France en 2022. On admettra que la probabilité qu’un tel véhicule soit neuf est égale à 0,65. On assimile le choix de ces 500 véhicules à un tirage aléatoire avec remise.

On appelle X la variable aléatoire représentant le nombre de véhicules neufs parmi les 500 véhicules choisis.

1. On admet que la variable aléatoire X suit une loi binomiale. Préciser la valeur de ses paramètres.

2. Déterminer la probabilité qu’exactement 325 de ces véhicules soient neufs.

3. Déterminer la probabilité p(X ⩾ 325) puis interpréter le résultat dans le contexte de l’exercice.

Partie III

On choisit désormais n véhicules particuliers hybrides rechargeables immatriculés en France en 2022, où n désigne un entier naturel strictement positif.

On rappelle que la probabilité qu’un tel véhicule soit neuf est égale à 0,65.

On assimile le choix de ces n véhicules à un tirage aléatoire avec remise.

1. Donner l’expression en fonction de n de la probabilité pn que tous ces véhicules soient d’occasion.

2. On note qn la probabilité qu’au moins un de ces véhicules soit neuf. En résolvant une inéquation, déterminer la plus petite valeur de n telle que qn ⩾ 0,999 9.

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Corrigé Exercice 1 Véhicules hybrides rechargeables Revoir l'énoncé
  1. Partie I

    , question 1 — Arbre pondéré. De la racine partent deux branches : N de probabilité p(N) = 0,2286 et N̄ de probabilité p(N̄) = 1 − 0,2286 = 0,7714. Depuis N partent R avec pN(R) = 0,0808 et R̄ avec 1 − 0,0808 = 0,9192. Depuis N̄ partent R avec p(R) = 0,0127 et R̄ avec 1 − 0,0127 = 0,9873. Les pourcentages « des véhicules neufs » et « des véhicules d’occasion » sont bien des probabilités conditionnelles, donc des poids de branches du deuxième niveau.

  2. Question 2

    On parcourt le chemin N puis R et on multiplie les probabilités rencontrées (formule des probabilités composées) : p(N ∩ R) = p(N) × pN(R) = 0,2286 × 0,0808 = 0,018 470 88. La probabilité que le véhicule soit neuf et hybride rechargeable est donc environ 0,018 5.

  3. Question 3

    L’autre chemin menant à R donne p(N̄ ∩ R) = p(N̄) × p(R) = 0,7714 × 0,0127 = 0,009 796 78. Comme N et N̄ forment une partition de l’univers, la formule des probabilités totales s’applique : p(R) = p(N ∩ R) + p(N̄ ∩ R) = 0,018 470 88 + 0,009 796 78 = 0,028 267 66. Arrondie au dix-millième, cette probabilité vaut bien 0,028 3.

  4. Question 4

    Par définition d’une probabilité conditionnelle : pR(N) = p(N ∩ R)p(R) = 0,018 470 880,028 267 66 ≈ 0,653 4, soit 0,6534 au dix-millième. Environ 65 % des véhicules hybrides rechargeables immatriculés en 2022 étaient neufs. (Si l’on repart des valeurs déjà arrondies, 0,018 50,028 3 ≈ 0,653 7 : mieux vaut garder les valeurs exactes jusqu’au dernier arrondi.)

  5. Partie II, question 1 — On répète 500 fois, de façon identique et indépendante (tirage avec remise), une épreuve à deux issues : « le véhicule est neuf » de probabilité 0,65, ou non. X compte le nombre de succès : X suit la loi binomiale de paramètres n = 500 et p = 0,65, notée B(500 ; 0,65).

  6. Question 2

    Formule de la loi binomiale : p(X = 325) = C(500 ; 325) × 0,65³²⁵ × 0,35¹⁷⁵ ≈ 0,037 4 (valeur obtenue à la calculatrice, la fonction binomFdp). La probabilité qu’exactement 325 véhicules soient neufs est environ 0,037 4.

  7. Question 3

    On passe par l’événement contraire pour utiliser la fonction de répartition de la calculatrice : p(X ⩾ 325) = 1 − p(X ⩽ 324) ≈ 1 − 0,479 4 = 0,520 6. Interprétation : si l’on choisit 500 véhicules hybrides rechargeables, il y a environ 52 % de chances qu’au moins 325 d’entre eux (soit au moins 65 % de l’échantillon) soient neufs.

  8. Partie III, question 1 — « Tous les n véhicules sont d’occasion » est la répétition de n tirages indépendants donnant chacun un véhicule d’occasion, de probabilité 1 − 0,65 = 0,35. Par indépendance, pn = 0,35ⁿ.

  9. Question 2

    « Au moins un neuf » est l’événement contraire de « tous d’occasion », donc qn = 1 − pn = 1 − 0,35ⁿ. L’inéquation qn ⩾ 0,999 9 équivaut à 0,35ⁿ ⩽ 0,000 1, c’est-à-dire 0,35ⁿ ⩽ 10⁻⁴.

  10. La fonction ln étant strictement croissante sur ]0 ; +∞[, on peut composer : n ln(0,35) ⩽ ln(10⁻⁴) = −4 ln(10). Or ln(0,35) ≈ −1,049 8 est négatif, donc en divisant par ln(0,35) on change le sens de l’inégalité : n ⩾ −4 ln(10)ln(0,35) ≈ 8,77. Contrôle : 0,35⁸ ≈ 0,000 225 > 10⁻⁴ et 0,35⁹ ≈ 0,000 079 < 10⁻⁴. La plus petite valeur cherchée est n = 9 véhicules.

Énoncé Exercice 2 Géométrie dans l'espace Moyen

Pavé droit et géométrie vectorielle

[Figure : pavé droit ABCDEFGH avec AB = 3, AD = 1 et AE = 1. Le point I appartient au segment [AB] et vérifie AB = 3 AI. Le point M est le milieu du segment [CD].]

On considère le pavé droit ABCDEFGH tel que AB = 3 et AD = AE = 1.

On considère le point I du segment [AB] tel que AB = 3 AI et on appelle M le milieu du segment [CD].

On se place dans le repère orthonormé (A ; AI , AD , AE).

1. Sans justifier, donner les coordonnées des points F, H et M.

2. a. Montrer que le vecteur n(2 ; 6 ; 3) est un vecteur normal au plan (HMF).

b. En déduire qu’une équation cartésienne du plan (HMF) est 2x + 6y + 3z − 9 = 0.

c. Le plan (P) dont une équation cartésienne est 5x + 15y − 3z + 7 = 0 est-il parallèle au plan (HMF) ? Justifier la réponse.

3. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (DG).

4. On appelle N le point d’intersection de la droite (DG) avec le plan (HMF). Déterminer les coordonnées du point N.

5. Le point R de coordonnées (3 ; 14 ; 12) est-il le projeté orthogonal du point G sur le plan (HMF) ? Justifier la réponse.

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Corrigé Exercice 2 Pavé droit et géométrie vectorielle Revoir l'énoncé
  1. Question 1

    Puisque AB = 3 AI avec AB = 3, on a AI = 1 : les trois vecteurs AI, AD, AE sont unitaires et deux à deux orthogonaux, le repère est bien orthonormé. On lit alors A(0 ; 0 ; 0), B(3 ; 0 ; 0), C(3 ; 1 ; 0), D(0 ; 1 ; 0), E(0 ; 0 ; 1), F(3 ; 0 ; 1), G(3 ; 1 ; 1), H(0 ; 1 ; 1). En particulier F(3 ; 0 ; 1), H(0 ; 1 ; 1), et M milieu de [CD] a pour coordonnées (3 + 02 ; 1 + 12 ; 0 + 02) = (32 ; 1 ; 0).

  2. Question 2.a

    On construit deux vecteurs du plan : HF = (3 − 0 ; 0 − 1 ; 1 − 1) = (3 ; −1 ; 0) et HM = (32 − 0 ; 1 − 1 ; 0 − 1) = (32 ; 0 ; −1). Ils ne sont pas colinéaires : la troisième coordonnée de HF est nulle alors que celle de HM ne l’est pas. Ils dirigent donc le plan (HMF).

  3. On calcule les deux produits scalaires : n · HF = 2×3 + 6×(−1) + 3×0 = 6 − 6 = 0 et n · HM = 2×(32) + 6×0 + 3×(−1) = 3 − 3 = 0. Le vecteur n est donc orthogonal à deux vecteurs directeurs non colinéaires du plan (HMF) : c’est un vecteur normal à ce plan.

  4. Question 2.b

    Un plan de vecteur normal n(2 ; 6 ; 3) admet une équation cartésienne de la forme 2x + 6y + 3z + d = 0. Le point H(0 ; 1 ; 1) appartient au plan, donc 2×0 + 6×1 + 3×1 + d = 0, soit 9 + d = 0 et d = −9. Une équation cartésienne de (HMF) est 2x + 6y + 3z − 9 = 0. Vérification avec F(3 ; 0 ; 1) : 6 + 0 + 3 − 9 = 0, l’équation est bien satisfaite.

  5. Question 2.c

    Deux plans sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs normaux sont colinéaires. Le plan (P) a pour vecteur normal p(5 ; 15 ; −3). On cherche un réel k tel que p = k n : la première coordonnée impose k = 52 = 2,5, et la deuxième est cohérente (2,5 × 6 = 15), mais la troisième donne 2,5 × 3 = 7,5 ≠ −3. Les vecteurs normaux ne sont pas colinéaires : le plan (P) n’est pas parallèle au plan (HMF).

  6. Question 3

    La droite (DG) passe par D(0 ; 1 ; 0) et admet pour vecteur directeur DG = (3 − 0 ; 1 − 1 ; 1 − 0) = (3 ; 0 ; 1). Un point X(x ; y ; z) appartient à (DG) si et seulement s’il existe t ∈ ℝ tel que DX = t DG, ce qui donne la représentation paramétrique : x = 3t, y = 1, z = t, avec t ∈ ℝ.

  7. Question 4

    Le point N est à la fois sur (DG) et dans (HMF). Ses coordonnées s’écrivent (3t ; 1 ; t) ; on reporte dans l’équation du plan : 2×(3t) + 6×1 + 3×t − 9 = 0, soit 6t + 6 + 3t − 9 = 0, puis 9t − 3 = 0 et t = 13. En remplaçant : N(1 ; 1 ; 13).

  8. Question 5

    Le projeté orthogonal de G sur (HMF) est caractérisé par deux conditions : il appartient au plan, et le vecteur qui le joint à G est normal au plan. Premier test : R(3 ; 14 ; 12) vérifie-t-il l’équation ? 2×3 + 6×(14) + 3×(12) − 9 = 6 + 1,5 + 1,5 − 9 = 0 : oui, R appartient bien au plan (HMF).

  9. Deuxième test : GR = (3 − 3 ; 14 − 1 ; 12 − 1) = (0 ; −34 ; −12). Ce vecteur est-il colinéaire à n(2 ; 6 ; 3) ? Il faudrait un réel k avec 0 = 2k, donc k = 0, ce qui rendrait GR nul, alors qu’il ne l’est pas. GR n’est donc pas normal au plan : le point R n’est pas le projeté orthogonal de G sur (HMF).

  10. Pour information, on peut localiser le vrai projeté H′ : il s’écrit G + s n = (3 + 2s ; 1 + 6s ; 1 + 3s) et appartient au plan lorsque 2(3 + 2s) + 6(1 + 6s) + 3(1 + 3s) − 9 = 49s + 6 = 0, soit s = −649. On obtient H′(13549 ; 1349 ; 3149), qui est bien différent de R.

Énoncé Exercice 3 Suites numériques Moyen

Suite définie par uₙ₊₁ = g(uₙ)

On considère la fonction g définie sur l’intervalle [0 ; 1] par g(x) = 2x − x².

1. Montrer que la fonction g est strictement croissante sur l’intervalle [0 ; 1] et préciser les valeurs de g(0) et de g(1).

On considère la suite (un) définie par

{ u0 = 12

{ uₙ₊₁ = g(un) pour tout entier naturel n.

2. Calculer u1 et u2.

3. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, on a : 0 < un < uₙ₊₁ < 1.

4. En déduire que la suite (un) est convergente.

5. Déterminer la limite ℓ de la suite (un).

On considère la suite (vn) définie pour tout entier naturel n par vn = ln(1 − un).

6. Démontrer que la suite (vn) est une suite géométrique de raison 2 et préciser son premier terme.

7. En déduire une expression de vn en fonction de n.

8. En déduire une expression de un en fonction de n et retrouver la limite déterminée à la question 5.

9. Recopier et compléter le script Python ci-dessous afin que celui-ci renvoie le rang n à partir duquel la suite dépasse 0,95 :

def seuil() :

n = 0

u = 0.5

while u < 0.95 :

n = ...

u = ...

return n

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Corrigé Exercice 3 Suite définie par uₙ₊₁ = g(uₙ) Revoir l'énoncé
  1. Question 1

    g est un polynôme, donc dérivable sur [0 ; 1], et g′(x) = 2 − 2x = 2(1 − x). Pour tout x de [0 ; 1[ on a 1 − x > 0 donc g′(x) > 0, et g′ ne s’annule qu’en x = 1 : une dérivée positive qui ne s’annule qu’en un point isolé donne une fonction strictement croissante sur [0 ; 1]. De plus g(0) = 0 − 0 = 0 et g(1) = 2 − 1 = 1. Ainsi g envoie l’intervalle [0 ; 1] sur lui-même.

  2. Question 2

    u1 = g(u0) = g(12) = 2 × 12 − (12)² = 1 − 14 = 34. Puis u2 = g(u1) = g(34) = 2 × 34 − (34)² = 32916 = 2416916 = 1516, soit 0,937 5.

  3. Question 3

    Récurrence sur la propriété P(n) : « 0 < un < uₙ₊₁ < 1 ». Initialisation : u0 = 12 et u1 = 34, et 0 < 12 < 34 < 1, donc P(0) est vraie.

  4. Hérédité. Soit n ∈ ℕ. Supposons que P(n) soit vraie pour cet entier n, c’est-à-dire 0 < un < uₙ₊₁ < 1. Ces quatre nombres appartiennent à [0 ; 1], où g est strictement croissante ; en appliquant g on conserve l’ordre strict : g(0) < g(un) < g(uₙ₊₁) < g(1). D’après la question 1 cela s’écrit 0 < uₙ₊₁ < uₙ₊₂ < 1, c’est-à-dire P(n + 1) : la propriété est vraie au rang suivant. Conclusion. P(0) est vraie et P se transmet d'un rang au suivant ; d’après le principe de récurrence, P(n) est vraie pour tout n ∈ ℕ.

  5. Question 4

    L’encadrement précédent donne un < uₙ₊₁ pour tout n : la suite (un) est strictement croissante ; il donne aussi un < 1 : elle est majorée par 1. D’après le théorème de la limite monotone, toute suite croissante et majorée converge : (un) converge vers une limite ℓ, avec ℓ ⩽ 1.

  6. Question 5

    La fonction g est continue sur [0 ; 1] (c’est un polynôme). En passant à la limite dans uₙ₊₁ = g(un), la limite ℓ vérifie ℓ = g(ℓ), soit ℓ = 2ℓ − ℓ², donc ℓ² − ℓ = 0 et ℓ(ℓ − 1) = 0 : ℓ = 0 ou ℓ = 1. Or la suite est croissante, donc ℓ ⩾ u0 = 12 > 0, ce qui élimine 0. La limite est ℓ = 1.

  7. Question 6

    D’après la question 3, 0 < un < 1 donc 1 − un > 0 et vn = ln(1 − un) est bien défini. On calcule 1 − uₙ₊₁ = 1 − (2un − un²) = 1 − 2un + un² = (1 − un)², identité remarquable. Donc vₙ₊₁ = ln((1 − un)²) = 2 ln(1 − un) = 2 vn. La suite (vn) est bien géométrique de raison 2, de premier terme v0 = ln(1 − 12) = ln(12) = −ln(2).

  8. Question 7

    Pour une suite géométrique de premier terme v0 et de raison q, vn = v0 × qⁿ. Ici : vn = −ln(2) × 2ⁿ.

  9. Question 8

    De vn = ln(1 − un) on tire 1 − un = evn = e−2ⁿ ln 2 = (eln 2)−2ⁿ = 2−2ⁿ. Donc un = 1 − 2−2ⁿ = 1 − (12)2ⁿ. Contrôle : pour n = 0, 1 − 12 = 12 et pour n = 2, 1 − 116 = 1516, ce qui correspond bien à la question 2. Quand n → +∞, 2ⁿ → +∞ donc −2ⁿ ln(2) → −∞, et par limite de l’exponentielle en −∞, e−2ⁿ ln 2 → 0 : on retrouve lim un = 1.

  10. Question 9

    La boucle doit avancer d’un rang et appliquer uₙ₊₁ = g(un) = 2un − un², donc on complète par n = n + 1 puis u = 2*u - u**2. Déroulé : au départ n = 0 et u = 0.5 ; comme 0.5 < 0.95, on obtient n = 1, u = 0.75 ; comme 0.75 < 0.95, on obtient n = 2, u = 0.9375 ; comme 0.9375 < 0.95, on obtient n = 3, u = 0.99609… La condition u < 0.95 est alors fausse, la boucle s’arrête et seuil() renvoie 3 : c’est à partir du rang n = 3 que la suite dépasse 0,95.

Énoncé Exercice 4 Calcul intégral Difficile

Aire sous a ln(x) et tangente

[Figure : repère orthonormé d’origine O, avec l’axe des abscisses (Ox), l’axe des ordonnées (Oy), la courbe C représentative de la fonction f(x) = a ln(x) et un domaine bleuté situé entre l’axe des abscisses, la courbe C, les droites x = 1 et x = x0, où x0 > 1.]

Soit a un réel strictement positif.

On considère la fonction f définie sur l’intervalle ]0 ; +∞[ par f(x) = a ln(x).

On note C sa courbe représentative dans un repère orthonormé.

Soit x0 un réel strictement supérieur à 1.

1. Déterminer l’abscisse du point d’intersection de la courbe C et de l’axe des abscisses.

2. Vérifier que la fonction F définie par F(x) = a[x ln(x) − x] est une primitive de la fonction f sur l’intervalle ]0 ; +∞[.

3. En déduire l’aire du domaine bleuté en fonction de a et de x0.

On note T la tangente à la courbe C au point M d’abscisse x0.

On appelle A le point d’intersection de la tangente T avec l’axe des ordonnées et B le projeté orthogonal de M sur l’axe des ordonnées.

4. Démontrer que la longueur AB est égale à une constante (c’est-à-dire à un nombre qui ne dépend pas de x0) que l’on déterminera.

Le candidat prendra soin d’expliciter sa démarche.

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Corrigé Exercice 4 Aire sous a ln(x) et tangente Revoir l'énoncé
  1. Question 1

    Un point de C est sur l’axe des abscisses lorsque son ordonnée est nulle : f(x) = 0, soit a ln(x) = 0. Comme a > 0, on peut diviser par a : ln(x) = 0. La fonction ln ne s’annule qu’en 1, donc x = 1. La courbe C coupe l’axe des abscisses au point d’abscisse x = 1 (c’est le point de coordonnées (1 ; 0)).

  2. Question 2

    F(x) = a[x ln(x) − x] est dérivable sur ]0 ; +∞[ comme somme et produit de fonctions dérivables. On dérive le produit x ln(x) avec (uv)′ = u′v + uv′ : (x ln(x))′ = 1 × ln(x) + x × 1x = ln(x) + 1. Donc F′(x) = a[ln(x) + 1 − 1] = a ln(x) = f(x). Comme F′ = f sur ]0 ; +∞[, F est bien une primitive de f sur cet intervalle.

  3. Question 3

    Sur l’intervalle [1 ; x0] (avec x0 > 1) on a x ⩾ 1, donc ln(x) ⩾ 0 par croissance du logarithme, puis f(x) = a ln(x) ⩾ 0 car a > 0. La fonction f étant positive et continue sur [1 ; x0], l’aire du domaine compris entre C, l’axe des abscisses et les droites d’équations x = 1 et x = x0 est égale à l’intégrale de f entre 1 et x0.

  4. On calcule cette intégrale avec la primitive F : ∫ de 1 à x0 de a ln(x) dx = F(x0) − F(1) = a[x0 ln(x0) − x0] − a[1 × ln(1) − 1] = a[x0 ln(x0) − x0] − a × (−1). L’aire du domaine bleuté vaut donc a(x0 ln(x0) − x0 + 1) unités d’aire.

  5. Question 4

    Le point M a pour abscisse x0, donc pour coordonnées (x0 ; a ln(x0)). La fonction f est dérivable sur ]0 ; +∞[ avec f′(x) = a × 1x = ax, donc la tangente T a pour coefficient directeur f′(x0) = ax0.

  6. Équation de la tangente au point d’abscisse x0 : y = f′(x0)(x − x0) + f(x0), soit y = (ax0)(x − x0) + a ln(x0) = (ax0)x − a + a ln(x0).

  7. Le point A est l’intersection de T avec l’axe des ordonnées : on remplace x par 0 dans l’équation de T, ce qui donne yA = −a + a ln(x0) = a(ln(x0) − 1). Donc A(0 ; a ln(x0) − a).

  8. Le point B est le projeté orthogonal de M sur l’axe des ordonnées : il a la même ordonnée que M et une abscisse nulle, donc B(0 ; a ln(x0)) et yB = a ln(x0).

  9. A et B sont tous deux sur l’axe des ordonnées : la longueur AB est donc la distance entre leurs ordonnées, AB = |yB − yA| = |a ln(x0) − (a ln(x0) − a)| = |a| = a car a > 0. Le terme a ln(x0) se simplifie : x0 a disparu. La longueur AB est constante et vaut a, quelle que soit la valeur de x0 > 1.