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Sujet officiel · session 2024

Bac de maths 2024 — Amérique du Nord · 21 mai

Le sujet tel qu'il a été donné, sa transcription, et le corrigé complet de ses 4 exercices.

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Sujet publié par le ministère de l'Éducation nationale — PDF d'origine. Transcription et correction rédigées par MathBooster.

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Énoncé et corrigé, exercice par exercice

L'énoncé transcrit à gauche, notre correction en face. Chaque étape nomme la propriété utilisée ; ces corrections sont rédigées par MathBooster, puis vérifiées calcul par calcul.

Énoncé Exercice 1 Probabilités conditionnelles Moyen

Objet commun ou rare dans un jeu vidéo

Un jeu vidéo récompense par un objet tiré au sort les joueurs ayant remporté un défi.

L’objet tiré peut être « commun » ou « rare ». Deux types d’objets communs ou rares sont disponibles, des épées et des boucliers.

Les concepteurs du jeu vidéo ont prévu que :

— la probabilité de tirer un objet rare est de 7 % ;

— si on tire un objet rare, la probabilité que ce soit une épée est de 80 % ;

— si on tire un objet commun, la probabilité que ce soit une épée est de 40 %.

Les parties A et B sont indépendantes.

Partie A

Un joueur vient de remporter un défi et tire au sort un objet. On note :

• R l’événement « le joueur tire un objet rare » ;

• E l’événement « le joueur tire une épée » ;

• R̄ et Ē les événements contraires de R et E.

1. Dresser un arbre pondéré modélisant la situation, puis calculer P(R ∩ E).

2. Calculer la probabilité de tirer une épée.

3. Le joueur a tiré une épée. Déterminer la probabilité que ce soit un objet rare. Arrondir le résultat au millième.

Partie B

Un joueur remporte 30 défis.

On note X la variable aléatoire correspondant au nombre d’objets rares obtenus après les 30 défis. Les tirages successifs sont considérés comme indépendants.

1. Déterminer, en justifiant, la loi de probabilité suivie par X. Préciser ses paramètres, ainsi que son espérance.

2. Déterminer P(X < 6). Arrondir le résultat au millième.

3. Déterminer la plus grande valeur de k telle que P(X ⩾ k) ⩾ 0,5. Interpréter le résultat.

4. Les développeurs proposent un « ticket d’or » permettant de tirer N objets. La probabilité de tirer un objet rare reste de 7 %. Ils veulent que la probabilité qu’un joueur obtienne au moins un objet rare lors de ces N tirages soit supérieure ou égale à 0,95.

Déterminer le nombre minimum d’objets à tirer. On veillera à détailler la démarche.

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Corrigé Exercice 1 Objet commun ou rare dans un jeu vidéo Revoir l'énoncé
  1. Partie A1.

    Arbre pondéré. Au premier niveau, deux branches : R de probabilité 0,07 et son contraire R̄ de probabilité 1 − 0,07 = 0,93. Au second niveau, à partir de R : E (0,80) et Ē (0,20) ; à partir de R̄ : E (0,40) et Ē (0,60), puisque « commun » est le contraire de « rare ».

  2. L’événement R ∩ E correspond au chemin R puis E. D’après la formule des probabilités composées, P(R ∩ E) = P(R) × PR(E) = 0,07 × 0,80 = 0,056. La probabilité de tirer une épée rare est donc 0,056, soit 5,6 %.

  3. 2.

    Les événements R et R̄ forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales : P(E) = P(R ∩ E) + P(R̄ ∩ E) = 0,07 × 0,80 + 0,93 × 0,40 = 0,056 + 0,372 = 0,428. La probabilité de tirer une épée est 0,428.

  4. 3.

    On sait que l’épée est tirée : on cherche la probabilité conditionnelle PE(R) = P(R ∩ E)P(E) = 0,0560,428 ≈ 0,1308. Sachant que le joueur a tiré une épée, la probabilité que l’objet soit rare vaut environ 0,131 au millième près.

  5. Partie B1.

    On répète 30 fois, de manière identique et indépendante, la même épreuve de Bernoulli dont le succès « obtenir un objet rare » a pour probabilité p = 0,07, et X compte le nombre de succès. Donc X suit la loi binomiale de paramètres n = 30 et p = 0,07, notée B(30 ; 0,07). Son espérance vaut E(X) = n × p = 30 × 0,07 = 2,1 : sur 30 défis, le joueur obtient en moyenne 2,1 objets rares.

  6. 2.

    X ne prend que des valeurs entières, donc l’inégalité stricte X < 6 équivaut à X ⩽ 5. La calculatrice (fonction binomFRép, ou la somme des P(X = k) pour k allant de 0 à 5) donne P(X ⩽ 5) ≈ 0,983 8. Donc P(X < 6) ≈ 0,984 au millième près.

  7. 3.

    On passe par l’événement contraire : P(X ⩾ k) = 1 − P(X ⩽ k − 1). La calculatrice donne P(X ⩾ 2) = 1 − P(X ⩽ 1) ≈ 0,631 ⩾ 0,5, puis P(X ⩾ 3) = 1 − P(X ⩽ 2) ≈ 0,351 < 0,5. Comme k ↦ P(X ⩾ k) est décroissante, la plus grande valeur cherchée est k = 2.

  8. Interprétation : en remportant 30 défis, le joueur a plus d’une chance sur deux (environ 63 %) d’obtenir au moins 2 objets rares.

  9. 4.

    Sur N tirages, le nombre Y d’objets rares suit la loi binomiale B(N ; 0,07). L’événement contraire de « au moins un objet rare » est « aucun objet rare », et P(Y = 0) = (1 − 0,07)N = 0,93N. L’objectif s’écrit donc 1 − 0,93N ⩾ 0,95, c’est-à-dire 0,93N ⩽ 0,05.

  10. La fonction ln étant strictement croissante sur ]0 ; +∞[, l’inégalité équivaut à N ln(0,93) ⩽ ln(0,05). Comme ln(0,93) < 0, diviser par ln(0,93) renverse le sens : N ⩾ ln(0,05)ln(0,93) ≈ 41,28. Vérification : 1 − 0,93⁴¹ ≈ 0,949 < 0,95 alors que 1 − 0,93⁴² ≈ 0,953 ⩾ 0,95. Le ticket d’or doit donc permettre de tirer au minimum 42 objets.

Énoncé Exercice 2 Géométrie dans l'espace Moyen

QCM de géométrie dans l’espace

Cet exercice est un questionnaire à choix multiple. Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte.

Le candidat indiquera sur sa copie le numéro de la question et la réponse choisie. Aucune justification n’est demandée.

Une réponse fausse, une réponse multiple ou l’absence de réponse à une question ne rapporte ni n’enlève de point.

Les quatre questions sont indépendantes.

L’espace est rapporté à un repère orthonormé (O ; i , j , k).

1. On considère les points A(1 ; 0 ; 3) et B(4 ; 1 ; 0). Une représentation paramétrique de la droite (AB) est :

a. { x = 3 + t ; y = 1 ; z = −3 + 3t } avec t ∈ ℝ

b. { x = 1 + 4t ; y = t ; z = 3 } avec t ∈ ℝ

c. { x = 1 + 3t ; y = t ; z = 3 − 3t } avec t ∈ ℝ

d. { x = 4 + t ; y = 1 ; z = 3 − 3t } avec t ∈ ℝ

2. On considère la droite (d) de représentation paramétrique

{ x = 3 + 4t ; y = 6t ; z = 4 − 2t } avec t ∈ ℝ.

Parmi les points suivants, lequel appartient à (d) ?

a. M(7 ; 6 ; 6) b. N(3 ; 6 ; 4) c. P(4 ; 6 ; −2) d. R(−3 ; −9 ; 7)

3. On considère la droite (d′) de représentation paramétrique

{ x = −2 + 3k ; y = −1 − 2k ; z = 1 + k } avec k ∈ ℝ.

Les droites (d) et (d′) sont :

a. sécantes b. non coplanaires c. parallèles d. confondues

4. On considère le plan (P) passant par le point I(2 ; 1 ; 0) et perpendiculaire à la droite (d).

Une équation du plan (P) est :

a. 2x + 3y − z − 7 = 0 b. −x + y − 4z + 1 = 0

c. 4x + 6y − 2z + 9 = 0 d. 2x + y + 1 = 0

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Corrigé Exercice 2 QCM de géométrie dans l’espace Revoir l'énoncé
  1. Question 1

    Réponse c. Un vecteur directeur de (AB) est AB de coordonnées (4 − 1 ; 1 − 0 ; 0 − 3) = (3 ; 1 ; −3). En prenant A(1 ; 0 ; 3) comme point de base, (AB) admet la représentation paramétrique x = 1 + 3t, y = 0 + t, z = 3 − 3t avec t ∈ ℝ : c’est la proposition c. Les propositions a et d donnent y constant égal à 1, incompatible avec A(1 ; 0 ; 3) ; la proposition b a pour vecteur directeur (4 ; 1 ; 0), non colinéaire à AB.

  2. Question 2

    Réponse d. Un point appartient à (d) si et seulement si une seule et même valeur de t redonne ses trois coordonnées. Pour R(−3 ; −9 ; 7) : 3 + 4t = −3 donne t = −1,5, et cette valeur convient aussi pour les deux autres coordonnées, car 6 × (−1,5) = −9 et 4 − 2 × (−1,5) = 7. Les autres points échouent : pour M(7 ; 6 ; 6), x impose t = 1 mais alors z = 4 − 2 = 2 ≠ 6 ; pour N(3 ; 6 ; 4), x impose t = 0 alors que y impose t = 1 ; pour P(4 ; 6 ; −2), x impose t = 0,25 alors que y impose t = 1.

  3. Question 3

    On lit les vecteurs directeurs u(4 ; 6 ; −2) pour (d) et v(3 ; −2 ; 1) pour (d′). S’ils étaient colinéaires, les coordonnées seraient proportionnelles : or 436−2. Ils ne sont donc pas colinéaires, ce qui élimine les réponses c (parallèles) et d (confondues).

  4. Réponse b. Reste à savoir si les droites se coupent. On cherche t et k tels que 3 + 4t = −2 + 3k, 6t = −1 − 2k et 4 − 2t = 1 + k. La troisième équation donne k = 3 − 2t ; en la reportant dans la deuxième : 6t + 2(3 − 2t) = −1, soit 2t = −7 et t = −3,5, puis k = 10. Ce couple ne vérifie pas la première équation, car 3 + 4 × (−3,5) = −11 alors que −2 + 3 × 10 = 28. Le système n’a pas de solution : les droites ne sont pas sécantes. N’étant ni parallèles ni sécantes, elles sont non coplanaires.

  5. Question 4

    Réponse a. Le plan (P) est perpendiculaire à la droite (d), donc un vecteur directeur de (d), n(4 ; 6 ; −2), est un vecteur normal de (P). Un point M(x ; y ; z) appartient à (P) si et seulement si IM · n = 0, soit 4(x − 2) + 6(y − 1) − 2(z − 0) = 0, c’est-à-dire 4x + 6y − 2z − 14 = 0. En divisant par 2 : 2x + 3y − z − 7 = 0. On peut contrôler que I(2 ; 1 ; 0) vérifie bien cette équation : 4 + 3 − 0 − 7 = 0.

Énoncé Exercice 3 Fonction logarithme Difficile

Étude de la fonction x ln(x²) − 1x

[Le graphique du sujet n’est pas reproduit ici : la Partie A se traite avec les seules données du texte, à savoir que (T) est tangente à Cf au point A(1 ; −1) et passe par B(0 ; −4).]

Le but de cet exercice est d’étudier la fonction f définie sur ]0 ; +∞[ par :

f(x) = x ln(x²) − 1x.

Partie A lectures graphiques

On a tracé la courbe représentative Cf de la fonction f, ainsi que la tangente (T), tangente à Cf au point A(1 ; −1). Cette tangente passe également par le point B(0 ; −4).

1. Lire graphiquement f′(1) et donner l’équation réduite de la tangente (T).

2. Donner les intervalles sur lesquels la fonction f semble convexe ou concave. Que semble représenter le point A pour la courbe Cf ?

Partie B étude analytique

1. Déterminer, en justifiant, la limite de f en +∞, puis sa limite en 0.

2. On admet que f est deux fois dérivable sur ]0 ; +∞[.

a. Déterminer f′(x) pour x appartenant à ]0 ; +∞[.

b. Montrer que pour tout x appartenant à ]0 ; +∞[, f″(x) = 2(x + 1)x − 1x³.

3. a. Étudier la convexité de f sur ]0 ; +∞[.

b. Étudier les variations de f′, puis le signe de f′(x) pour x ∈ ]0 ; +∞[. En déduire le sens de variation de f.

4. a. Montrer que l’équation f(x) = 0 admet une unique solution α sur ]0 ; +∞[.

b. Donner la valeur arrondie au centième de α et montrer que α² = exp(1/α²).

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Corrigé Exercice 3 Étude de la fonction x ln(x²) − 1x Revoir l'énoncé
  1. Partie A1.

    Le nombre dérivé f′(1) est le coefficient directeur de la tangente (T) au point d’abscisse 1. Cette tangente passe par A(1 ; −1) et B(0 ; −4), donc son coefficient directeur vaut −1 − (−4)1 − 0 = 31 = 3 : on lit f′(1) = 3. Son ordonnée à l’origine est celle de B, soit −4. L’équation réduite de (T) est donc y = 3x − 4.

  2. 2.

    Avant A, la courbe est située sous ses tangentes (creux vers le bas) et après A au-dessus : f semble concave sur ]0 ; 1[ et convexe sur ]1 ; +∞[. La concavité change en x = 1, donc le point A(1 ; −1) semble être un point d’inflexion de Cf.

  3. Partie B1.

    On simplifie d’abord l’écriture : pour x > 0, ln(x²) = 2 ln(x), donc f(x) = 2x ln(x) − 1x. En +∞ : lim 2x ln(x) = +∞ (produit de deux facteurs tendant vers +∞) et lim (−1x) = 0, donc par somme lim f(x) = +∞ quand x → +∞. En 0 : par croissances comparées lim x ln(x) = 0, donc 2x ln(x) → 0, tandis que 1x → +∞ donc −1x → −∞ ; par somme lim f(x) = −∞ quand x → 0⁺. L’axe des ordonnées est asymptote verticale à Cf.

  4. 2.a.

    On dérive f(x) = 2x ln(x) − x⁻¹. Le premier terme est un produit : (2x ln x)′ = 2 × ln(x) + 2x × 1x = 2 ln(x) + 2. Le second : (−x⁻¹)′ = +x⁻² = 1x². D’où f′(x) = 2 ln(x) + 2 + 1x² pour tout x de ]0 ; +∞[.

  5. 2.b.

    On dérive f′ : (2 ln x)′ = 2x, la constante 2 a une dérivée nulle et (x⁻²)′ = −2x⁻³. Donc f″(x) = 2x2x³. On réduit au même dénominateur x³ : f″(x) = 2x² − 2x³ = 2x² − 1x³, et l’identité remarquable x² − 1 = (x + 1)(x − 1) donne f″(x) = 2(x + 1)x − 1x³.

  6. 3.a.

    Sur ]0 ; +∞[ on a x³ > 0 et x + 1 > 1 > 0 : f″(x) est donc du signe de x − 1. Ainsi f″(x) < 0 sur ]0 ; 1[, où f est concave, et f″(x) > 0 sur ]1 ; +∞[, où f est convexe. La dérivée seconde s’annule en changeant de signe en x = 1 : A(1 ; −1) est bien un point d’inflexion, ce qui confirme la lecture graphique de la Partie A.

  7. 3.b.

    Le signe de f″ donne les variations de f′ : f′ est décroissante sur ]0 ; 1] puis croissante sur [1 ; +∞[. Elle admet donc un minimum en x = 1, qui vaut f′(1) = 2 ln(1) + 2 + 11² = 0 + 2 + 1 = 3 (on retrouve la valeur lue au graphique). Comme 3 est le minimum de f′, on a f′(x) ⩾ 3 > 0 pour tout x > 0 : la dérivée est strictement positive sur tout l’intervalle, donc f est strictement croissante sur ]0 ; +∞[.

  8. 4.a.

    Sur ]0 ; +∞[, f est dérivable donc continue, et strictement croissante, avec lim f(x) = −∞ en 0⁺ et lim f(x) = +∞ en +∞. La valeur 0 est comprise entre ces deux limites : d’après le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires (théorème de la bijection), l’équation f(x) = 0 admet une unique solution α sur ]0 ; +∞[.

  9. 4.b.

    Encadrement à la calculatrice : f(1,32) ≈ −0,025 < 0 et f(1,33) ≈ 0,007 > 0, donc 1,32 < α < 1,33 ; comme f(1,325) ≈ −0,009 < 0, on affine en 1,325 < α < 1,33. L’arrondi au centième est donc α ≈ 1,33.

  10. 4.b (suite). Par définition, f(α) = 0 s’écrit α ln(α²) − 1/α = 0, soit α ln(α²) = 1/α. On multiplie les deux membres par α, qui est strictement positif : α² ln(α²) = 1, d’où ln(α²) = 1/α². En appliquant la fonction exponentielle, réciproque de ln sur ]0 ; +∞[, aux deux membres : α² = exp(1/α²). C’est bien la relation demandée.

Énoncé Exercice 4 Calcul intégral Difficile

Suites d’intégrales

Pour tout entier naturel n, on considère les intégrales :

In = ∫₀π e−n x sin(x) dx et Jn = ∫₀π e−n x cos(x) dx.

1. Calculer I0.

2. a. Justifier que, pour tout entier naturel n, In ⩾ 0.

b. Montrer que, pour tout entier naturel n, Iₙ₊₁ − In ⩽ 0.

c. En déduire que la suite (In) converge.

3. a. Montrer que, pour tout entier naturel n, In ⩽ ∫₀π e−n x dx.

b. Montrer que, pour tout entier naturel n ⩾ 1, ∫₀π e−n x dx = 1 − e−n πn.

c. En déduire la limite de la suite (In).

4. a. En intégrant par parties In de deux façons différentes, établir pour tout entier naturel n ⩾ 1 :

In = 1 + e−n π − n Jn et In = (1n) Jn.

b. En déduire que, pour tout entier naturel n ⩾ 1, In = 1 + e−n πn² + 1.

5. On souhaite obtenir le rang n à partir duquel la suite (In) devient inférieure à 0,1. Recopier et compléter la cinquième ligne du script Python ci-dessous avec la commande appropriée :

from math import *

def seuil() :

n = 0

I = 2

...

n = n + 1

I = 1 + exp(-n * pi)n * n + 1

return n

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Corrigé Exercice 4 Suites d’intégrales Revoir l'énoncé
  1. 1.

    Pour n = 0, la fonction intégrée devient e⁰ × sin(x) = sin(x). Une primitive de sin est −cos, donc I₀ = ∫₀π sin(x) dx = [−cos(x)]₀π = −cos(π) − (−cos(0)) = 1 + 1 = 2. Donc I₀ = 2.

  2. 2.a.

    Pour tout x de [0 ; π], sin(x) ⩾ 0, et une exponentielle est toujours strictement positive, donc e−nx > 0. Le produit e−nx sin(x) est donc positif sur [0 ; π]. Les bornes étant dans l’ordre croissant (0 < π), la positivité de l’intégrale donne In ⩾ 0 pour tout entier naturel n.

  3. 2.b.

    Par linéarité de l’intégrale, Iₙ₊₁ − In = ∫₀π (e−(n+1)x − e−nx) sin(x) dx = ∫₀π e−nx (e−x − 1) sin(x) dx. Sur [0 ; π] : e−nx > 0, sin(x) ⩾ 0, et e−x − 1 ⩽ 0 car −x ⩽ 0 et exp est croissante avec e⁰ = 1. L’intégrande est donc négatif, d’où Iₙ₊₁ − In ⩽ 0. 2.c. Cela signifie que Iₙ₊₁ ⩽ In : la suite (In) est décroissante, et elle est minorée par 0 d’après 2.a. D’après le théorème de la convergence monotone, (In) converge vers une limite ℓ ⩾ 0.

  4. 3.a.

    Sur [0 ; π] on a 0 ⩽ sin(x) ⩽ 1. En multipliant par e−nx, qui est strictement positif, le sens des inégalités est conservé : 0 ⩽ e−nx sin(x) ⩽ e−nx. Par croissance de l’intégrale sur [0 ; π], on obtient In ⩽ ∫₀π e−nx dx.

  5. 3.b.

    Pour n ⩾ 1, une primitive de x ↦ e−nx est x ↦ −(1n) e−nx. Donc ∫₀π e−nx dx = [−(1n) e−nx]₀π = −(1n) e−nπ + (1n) e⁰ = 1 − e−nπn.

  6. 3.c.

    En combinant 2.a, 3.a et 3.b : pour tout n ⩾ 1, 0 ⩽ In1 − e−nπn. Or −nπ → −∞ donc e−nπ → 0, le numérateur tend vers 1 et le dénominateur vers +∞ : le majorant tend vers 0. D’après le théorème des gendarmes, la suite (In) converge vers 0.

  7. 4.a.

    Première intégration par parties, en dérivant l’exponentielle : u(x) = e−nx et u′(x) = −n e−nx ; v′(x) = sin(x) et v(x) = −cos(x). Alors In = [−e−nx cos(x)]₀π − ∫₀π n e−nx cos(x) dx. Le crochet vaut (−e−nπ × (−1)) − (−1 × 1) = e−nπ + 1. D’où In = 1 + e−nπ − n Jn.

  8. 4.a (suite). Deuxième intégration par parties, en dérivant le sinus : u(x) = sin(x) et u′(x) = cos(x) ; v′(x) = e−nx et v(x) = −(1n) e−nx. Alors In = [−(1n) e−nx sin(x)]₀π + (1n) ∫₀π e−nx cos(x) dx. Le crochet est nul car sin(0) = sin(π) = 0. D’où In = (1n) Jn.

  9. 4.b.

    La seconde relation donne Jn = n In. En reportant dans la première : In = 1 + e−nπ − n × (n In) = 1 + e−nπ − n² In. On regroupe les termes en In : (n² + 1) In = 1 + e−nπ, donc In = 1 + e−nπn² + 1 pour tout entier naturel n ⩾ 1.

  10. 5.

    La cinquième ligne porte la condition de la boucle : « while I >= 0.1 : ». Tant que I reste supérieur ou égal à 0,1, on passe au rang suivant et on recalcule I avec la formule du 4.b ; on sort dès que I devient strictement inférieur à 0,1. Attention au cas limite : I₃ = 1 + e−3π10 ≈ 0,100 008 est encore supérieur à 0,1, alors que I₄ = 1 + e−4π17 ≈ 0,058 8 < 0,1. La fonction seuil renvoie donc n = 4.